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Samedi 29 novembre : Agen : Le Parc Aquitaine avec Redska, Resaka Sonora, Minima Social Club – Jeudi 4 décembre : Orléans : La Scène Bourgogne avec Ponctuation

// décembre 10th, 2014 // Pas de commentaire » // Actualités, Concerts 2014

A l’instar des Compagnons de la chanson, il semble que nous soyons bien parti pour faire une tournée d’adieu des Clache tous les ans.  D’un autre côté, je ne vois pas bien comment on aurait pu refuser de participer au 1er Strummer Fest organisé en France. On a donc ressorti nos reprises du Clash (qui n‘étaient pas rangées bien loin, il faut l’avouer), fourré nos amplis dans le cul duVitolux et nous voilà à nouveau sur l’A20, direction le Sud, le temps dure longtemps (bah oui, Agen, c’est pas la porte à côté), avec récupération de Paul Mais si mais non dans son Berry natal.

Strummer fest - Agen

On arrive trop tard pour aller voir l’expo consacrée à Strummer et au Clash en centre-ville, alors on reste à boire des bières, grignoter de la charcutaille et papoter tranquillos au Parc Aquitaine, un bar-brasserie qui accueille d’habitude les fans de rugby et de belles bêtes. Il faut dire qu’il jouxte l’immense marché aux bestiaux.
Le lieu (le bar, pas le marché aux bestiaux) est déjà bien rempli quand Resaka Sonora ouvre cette 3ème et dernière soirée du Festival Strummerien, avec son street-punk cuivré et chanté en basque. Hymnes à brailler en chœurs et drapeau basque / antifa. A noter une bonne reprise de A bout portant de Molodoï.Pas de doute, ça aurait plu à Joe.
Pareil pour Minima Social Club qui balance un rock façon Los Carayos qui valse entre le rockab’ et la chanson réaliste. De la contrebasse, de la gouaille, de la sueur  et de l’harmo, moi, en tout cas, il ne m’en faut pas plus.
Au suivant. Redska. Tout est dans le nom : du ska punk engagé comme les italiens savent si bien le faire et le public est aux anges. Tee shirt du Clash et reprise de White Riot pour montrer qu’eux non plus, ils ne sont pas là par hasard.
Avec tout ça, il est minuit bien tapée quand on prend la place. Le public commence à se clairsemer et certains survivants subissent de plein fouet la Loi de la gravité universelle. C’est pas bien grave, car il reste du fan du Clash au mètre carré et ça tombe bien, on est venu pour eux.
Le set passe plutôt bien, on enchaîne correctement et les derniers pogoteurs peuvent s’en donner à chœur joie (non, ce n’est pas une faute d’orthographe, c’est un effet de style littéraire). Quentin, le gentil organisateur de ce festival a accepté de venir chanter Bankrobber avec nous, mais la fatigue accumulée et la bière ingurgitée ne lui permettent que de brailler le refrain. Merci à lui quand même pour cette chouette soirée.

Ray Gange and LES CLACHE

Après une courte nuit à l’hôtel, on retrouve justement Quentin pour un petit dèj’ en terrasse au soleil (un 30 novembre, c’est plutôt agréable) en compagnie de Ray Gange, qui a participé au Strummer Fest en tant que DJ. Moment plus que privilégié pour nous car Ray Gange, c’est le héros du film Rude Boy qui montre The Clash en action et en coulisses. Bref, c’est la Classe ultime et on ne se sent plus péter (enfin, c’est une façon de parler car en réalité, sur le retour, on s’est encore vachement senti …).
Sur le retour, justement, on en a encore profité pour se filmer en train de faire les cons pour de nouveaux trailers Monty Pythonnesques pour l’annonce du concert anniversaire de Diego Pallavas. Sinon, le reste du  temps, on a roulé et on s’est bien fait chier ! Mais, si on vous le demande, dites juste qu’on a fait du rock et qu’on a rencontré Ray Gange.

LES CLACHE sont (forcément) des poseurs

A peine le temps de récupérer et on remet ça. Caro Josstone Traffic nous a proposé de refaire un bout de Clache jeudi soir à Orlins à la Scène Bourgogne, en 1ère partie du combo québécois de garage : Ponctuation. Comme ce n’est pas trop loin, qu’on ne sait pas dire non à Caro ni à Josstone, qu’on a jamais joué dans ce nouveau café-concert  et qu’on est toujours ravis de rencontrer des québécois parce qu’ils sont toujours sympas, ça fait 4 bonnes raisons d’accepter.
Je rejoins péniblement mes copains vers 20 H 30. Ils ont eu le temps de manger, de sympatiser avec les québécois et surtout de descendre tout le matos dans la cave. Une petite balance rapide et on envoie la purée.
Je suis en verve, alors le public doit subir mes présentations stupides et mes jeux de mots aléatoires dans la langue du cheik et du spire. On joue plutôt pas mal et la quinzaine de personnes présentes à l’air d’apprécier, malgré l’éclairage portugo-douteux vert et rouge qui nous donne mauvaise mine.
Ponctuation prend la suite. C’est un duo guitare – batterie qui ondule entre garage, noise et pop. Bien agréable pour un jeudi soir et au moins, eux, ils chantent en français !
Un peu de papotage, une binouze et une franche accolade par là-dessus et on rentre au bercail. Pour une fois qu’on passe plus de temps sur scène que sur la route !
Allez, on range les Clache pour cette année et on se remet au boulot si on veut sortir un album en 2015. Et n’oubliez pas : Let fury have the hour. Angry can be power. You know that you can use it !

Poctuation à Orléans

Samedi12 avril : Cambrai : Mononc Serge, Andréas et Nicolas, Burning Lady, Los Tres Puntos, Lofofora, Scottland

// avril 14th, 2014 // Pas de commentaire » // Actualités, Concerts 2014

Bon, d’accord, on n’avait dit qu’après Mont de Marsan, on arrêtait Les Clache. Mais quand Yannck, le boss du Betizfest, nous a proposé de revenir pousser la chansonnette en english dans son festival cambraisien, on n’a pas pu refuser. On a donc continué à maintenir le set clashien à flot, tout en bossant des nouveaux morceaux pour un nouvel album, ce qui reste notre objectif de l’année.
Pour l’occasion, on a même fait une petite répét’ la veille, histoire d’être fin prêt. Bon, après la répèt’, la section rythmique a décidé de poursuivre l’entraînement pour l’after de cette soirée nordiste à grands coups de Pastis aux plantes. Leur programme avait l’air un peu présomptueux, vue la tronche de Yann le lendemain midi.
On s’était filé rencard chez Jean-Paul, notre sonoman de l’extrême, option Hall de gare, car on avait constaté l’année dernière que pour réussir à faire sonner du punk-rock dans le Palais des Grottes, il fallait du costaud.
Andréas, Nicolas et petit singeComme de bien entendu, la traversée de Paris, sans valise de marché noir mais avec un périph’ bouchonné comme un vieux Bordeaux, fût relou à souhait. Malgré plein de bonne volonté et une impatience de pucelle en armure (Jeanne d’Arc, si tu nous lis, on te salue), on n’a pas réussi à arriver à Cambrai avant le début des concerts. On a donc juste le temps d’embrasser les copains et de filer voir la fin du set de Mononc’ Serge, tout seul avec sa gouaille québécoise, sa gratte sèche, quelques samples et des bières. Excellent.
Andréas et Nicolas prennent la suite sur la grande scène. Je ne m’étendrais pas sur le sujet car j’aurais peur d’égratigner ma légendaire objectivité compte-renduesque. J’étais déjà fan du groupe avant de les voir, maintenant c’est encore pire. C’est drôle, c’est con, c’est drôlement con et connement drôle. That’s my fuckin’ cup of tea, comme aurait dit Joe Strummer. Ça tient autant du théâtre que du concert. Les nouveaux morceaux du futur album à venir sont aussi bons que les anciens : Super salope, Putain, putain, j’en passe et des meilleurs (ça, c’est une expression toute faite, pas un titre de chanson). C’est énorme et j’adore.
Burning Lady a enchaîné sur la petite scène. Ça bouge, ça vit, ça gueule. Efficace pour ce que j’en ai vu, car on a dû s’occuper de décharger et préparer le matos pendant leur set et ensuite tout installer et balancer pendant que Los Tres Puntos faisait danser les foules nordistes.
A peine le temps de retrouver avec un plaisir non-dissimulé Paul Péchenard et Till GxP et de papoter un peu, qu’il faut y aller. Quelques têtes connues, une poignée de tee shirts de circonstance, 2-3 blagues de bon goût et on balance nos clasheries qui passent plutôt pas mal. En tout cas, nous, on est content d’être là et apparemment, on n’est pas les seuls.

Guerilla Poubelle

La Palais des grottes est bien rempli (environ 1 000 personnes) pour Lofofora qui envoie du lourd. Pendant ce temps, nous aussi on s’envoie du lourd : lasagnes ou hachis parmentier, fromage à pâte dure et farandole de desserts. De quoi prendre des forces pour le set de Guerilla Poubelle. C’est la première date de la tournée, donc ils sont en pleine forme et ça déboite. Le public est amassé devant la petite scène et il aime ça. Les morceaux du nouvel album fraîchement sorti sont redoutablement efficaces, surtout quand ça suinte Les Cadavres (Carcassonne) et évidemment, ça explose à la fin avec les tubes imparables. Le nouveau bassiste assure bien et Paul déchire tout à la batterie, comme il se doit. Un putain de groupe de punk-rock. Maximum respect et gros bisous.
Pour finir la soirée, point de set electro comme l’année dernière, mais Scottland, un tribute band d’ACDC avec des locaux qui tripotent bien le manche. Le chanteur assure bien. C’est bien fait et surtout dans un bon esprit. Pas de déguisement d’écolier, ni de veste en jean sans manche (bon, on n’évoquera pas la faute de goût des baskets blanches à scratch) mais de la bonne humeur à revendre. Un bon groupe du Nord, quoi. Ils ont même appelé tous les groupes et organisateurs à les rejoindre sur scène pour un Highway to hell final de toute beauté.
Après ça, on a poursuivi la belle vie des rockers en festival en papotant avec des tonnes de gens sympas en backstage, tout en se baffrant d’éclairs au café, de Pils fraîche et de Jack Daniels, pour les moins conducteurs. Vers 4 du mat’, on est allé faire la même chose au gîte et une fois de plus, on a placé un joueur dans tiercé gagnant. Cette année, c’est Lolux, ex-aequo avec le chanteur des Puntos (ou des Punti, on ne sait toujours pas).
Le lendemain midi, petit dèj’ à base de café, tronches plus en moins en vrac, brioche-confiture, jus d’ananas, discussions rigolotes, Doliprane et bêtises de Cambrai avec les team Puntos et Andreas et Nicolas. On arrive quand même à s’arracher pour retourner s’enfermer pendant une paire d’heures dans la chaleur nauséabonde du camion tout en réfléchissant à ce qu’on pourrait bien inventer pour revenir au Betizfest l’année prochaine, tout en écoutant 14 fois de suite l’excellent album des Dicemen : A thing called rock n’ roll. De circonstance.

Mauvaise sortie d'autoroute, sauvés par un GPS libertin

Les Clache se chauffent (pas facile à dire, ça)

Guerilla Poubelle au loin

Highway to hell, vu de la scène

Till, GxP, c'est le seul mec au réveil qui a les yeux nets et le reste flou. Les autres, c'est le contraire.

 

Vendredi 8 et samedi 9 novembre : Puy l’Evêque et Mont de Marsan

// novembre 13th, 2013 // 2 Commentaires » // Actualités, Concerts 2013

Vendredi : rencard à 13 H au local de répé pour la récupération du sous-marin,seul véhicule adapté à la météo humido-apocalyptique du week-end. On fonce pourtant plein Sud, mais rien n’y fait : la Sologne et tous les autres paysages automnaux façon fond d’écran Windows 98 sont définitivement bloqués en mode Douche italienne. On chope le 1er Yann dans son Berry et on fonce vers le second. Car, oui, si dans notre enfance, tous les anges du dimanche après-midi s’appelaient Martin, ce week-end, tous nos hôtes s’appellent Yann.
On déboule vers 19 H bien tapée (et bien mouillée) à Puy l’Evêque, au fin fond (et au bord) du Lot. Sur les photos, c’est super joli, mais de nuit, on voit que dalle. Le Yann d’ici n’est pas vraiment d’ici car on l’a connu il y a une paire d’années comme taulier du Rocket Café à Cambrai lors d’une soirée mémorable. Evidemment, on est très heureux de le retrouver, bonheur qui monte encore d’un cran quand après la bière de bienvenue, il nous demande la cuisson de l’entrecôte de l’amitié.
Alors qu’on déguste la bête, on discute avec un couple d’expatriés orléanais qui ont participé aux Fiestas du Carreau de Halles et qui ne sont autres que Tine la Furieuse et Gérard Daufin, bassiste des Civils Radio, excellent combo de rythme n’ blues des 80s. La Classe.

B Bop à Puy l'Evêque

A peine le temps de prendre un café et d’installer le matos, et le public avide de décibels arrive dans le bar, dont une bande de punkouzes locaux qui marquent rapidement leur territoire à coup de bière par terre et de pogo (par terre aussi parfois, à cause de la  bière). Adorables avec nous mais pas très zen avec les tauliers, l’ambiance générale est assez moyenne et la soirée sera qualifiée de « bizarre », à l’unanimité. Les habitués restent loin de la scène et les punks vont et viennent. Donc, des fois, il y a un chouette pogo et des fois, il n’y a personne devant nous. Bizarre, je vous dis.
Enfin, on a quand même fait nos 2 sets Bop et Clache, ce dernier ayant fait 3 heureux et c’est le principal.
Fin de soirée avec palabres avec les keupons et les gendarmes pour finalement réussir une after décompression avec Yann, sa soeurette et Christo. On a bien rigolé mais on en dira pas plus.

Samedi : Après une courte nuit, on petit dèje à la boulangerie de Puy l’Evêque à base de thé Earl grey, croissant au beurre et pâté de lapin pour les plus berrichons. Sera-ce suffisant pour annihiler l’effet des 5 H des sommeil ? A peine.

A l’instar du soleil pourtant absent, on fonce plein Ouest. Le timing de départ est bon, mais on fait des pauses car le Vito chauffe comme une merguez au mois d’août. En fait, ça ne chauffe pas, c’est juste l’aiguille qui déconne, mais il faut quand même faire gaffe, demain, on a 8 H de route. Comme ça nous met un peu en retard, on évite l’arrêt de Montcuq (c’est Carilto qui m’a obligé à écrire ça) et on arrive à 14 H 30 à Mont de Marsan en écoutant le live des Clash du Festival punk de 1977 .
La team du Café Music est sur le pied de guerre et on a à peine le temps d’admirer la beauté du lieu qu’on se met tous au déchargement du matos (sous la flotte, pour changer).
Installation et balance rapide et on va profiter de l’après-midi pour essayer de récupérer à coup de pizza, bonbecs et sieste. Ca le fait !
Après avoir à peu près repris forme humaine, on arrive même à sortir un peu pour aller ne pas acheter (rupture de stock) le bouquin qui vient de sortir sur les festivals punks de Mont de Marsan de 76 et 77 et il nous reste même un peu de temps pour prendre notre revanche à la belote. Vivement la semaine prochaine pour la belle.
Ensuite, on profite de l’excellent repas pour tchatcher avec le 3ème Yann, boss de la soirée et du zine Cafzic qui fête ce soir ses 17 ans. Pour l’occas’, il y a une chouette expo des affiches du festival de 77 (celui avec le Clash) réalisées par les dessineux habituels et habitués du fanzine. Et c’est aussi le lancement de la compil Cafzic is (still) burning, avec plein de groupes actuels qui reprennent des vieux morceaux punks. Rien que ça,comme disait Taï-Luc !
Mais, comme disait Pinochet (ou Fidel Castro, je ne sais plus) : maintenant, place à la musique !
Les Boulenvrac attaquent, et le mot est faible. C’est impossible à décrire mais je vais essayer quand même de la faire : 6 zazous en K-way, maquillage un peu VRP et lunettes de ski. 4 zicos qui maîtrisent le punk rock comme André Verchuren la java musette, et 2 chanteurs chtarbés, pour un spectacle de théâtre de rue punkoïde avec scénographie, incrustation de pote rock n’ roller sosie de Raffarin jeune, garde du corps façon Steven Seagall qui aurait pris option échecs au lieu de karaté au collège, attaque du public à coup de barrière de péage, de knackinamite, souris en caoutchouc et billet de banque, séquestration de patron du CAC 40 (Crédit Agricole Coopératif des Landes) et même intervention divine. A ce stade, vous devez vous dire : « Merde, j’ai raté ça ! Il faut que je les vois le plus vite possible ! » et vous avez raison. C’est simplement énorme.

Flying Over

Flying over prend la suite. Si ça avait été pourri, j’aurais pu dire que c’était de la bouillie bordelaise, mais c’était excellent et c’était du garage (bordelais quand même). Bassiste à boots, guitariste à Rickenbacker, chanteuse à tambourin et batteur à temps bourrin (c’est pas vrai, c’est juste pour faire un bon mot). Ca groove, ça twiste, ça secoue. C’est bon et c’est tout.
3ème étape : Les Cannibal Mosquitos. Malgré les 150 ° C sur scène, ils ont balancé un pur set de surf rock dans leurs combinaisons oranges et sous leurs masques de moustiques. Ce qu’ils ont fait ce soir, aucune bête au monde ne l’aurait fait. Au secours ! Des mutants ! Ajoutez des samples stupido-destroy et 2 télés qui diffusent des images de pornos et autres classiques du cinéma français des seventies (Dewaere, Marielle, Brigitte Lahaye) et vous êtes logiquement en train d’attaquer votre 2ème testicule avec les dents, car oui, il y a vraiment de quoi se les prendre et se les mordre d’avoir raté ça.

Les Clache

Pour achever cette fucking soirée, nous revoilà métamorphosé en Micro Jones, Tamère Headon, Paul Mais si mais non et No Strummer : Les Clache are baque in Mont de Marsan pour still burning le Café Music !

Mon affiche préférée, signée Gil

Pour survivre dans les flammes, on installe judicieusement des ventilos sur scène, on branche les grattes et on y va.
Soyons clair, si on fait Les Clache, c’est pour faire plaisir à des gens qui ont vu, connu, grandi ou en tout cas vécu quelque chose avec The Clash. Jusqu’à présent, il y en avait entre 2 et 6 par concert. Ce soir, c’est quasiment toute la salle et c’est que du bonheur. On balance don le set plutôt bien, avec quelques conneries pour ne pas trop se prendre au sérieux non plus et les faciès épanouis des jeunes, des vieux, des gars, des filles, des enfants et des autres nous réchauffent le cœur à la manière d’un feu de bois (comme chantait le vieux Georges) alors qu’on n’en avait pas vraiment besoin, les gros spots le faisaient très bien.
Mais trêve de billevesées et autres galéjades, le concert était bien, le public nombreux et chaleureux, l’orga et l’équipe technique au top, la salle excellente. Je crois qu’on peut dire (et même écrire) qu’on tient là la soirée parfaite. Et je disais déjà ça avant de savoir qu’on allait passer la nuit à l’hotel Richelieu (prononcez Louicheliou, comme les Clache) où la taille de la chambre et de la salle de bain est proportionnelle au standing du nom. Bah oui, ça jette plus que Formioule ouane.
Bon, que dire de plus ? L’after était cool, l’hôtel était chouette, la nuit courte et le voyage du retour long et chiant, mais on a encore vécu un putain de week-end, on a passé la barre des 300 concerts et on rentre avec des souvenirs, des photos, des vidéos, plein de nouveaux copains et une souris en plastoc qui pendouille au rétro. Vive le rock !

Les Cannibal Mosquitos

Les Clache

Les Boulenvrac feat. Yann Cafzic

Les Clache

Toute la troupe de la soirée au Café Music

Les Clache se la pètent à l'hôtel (juste pour l'envoyer aux potos des RNCS en concert en BZH)

Jeudi 31 octobre, vendredi 1er novembre, samedi 2 novembre : Saint Aubin de Baubigné, Bourges, Guéret

// novembre 6th, 2013 // 1 Commentaire » // Actualités, Concerts 2013

Pour une fois, l’histoire commence le mercredi, avec une dernière répé bien utile pour les Clasheries et quelques vieilleries bopiennes, histoire de ne pas jouer tous les soirs les mêmes morceaux.
Jeudi : départ à midi pour récupérer le matos puis Yann dans son Berry et hop, direction la Vendée, pays de la mogette et des Chouans, mais aussi des Graillouteurs. Une belle brochette d’activistes de la cause punk et ska. Ils nous avaient déjà invités pour leur festival en 2009 et pour un concert à Bressuire en 2004 (merci à toi, mon fidèle tableau Excel) et nous voilà de retour à Saint Aubin pour le 15ème Grail Fest. Mais cette fois-ci, on fait la soirée d’ouverture avec LES CLACHE, notre tribute band au Clash.
C’est la 1ère fois qu’on va faire le set complet (17 morceaux) et qu’on se déplace juste pour ça. Evidemment, ça nous fait un peu bizarre d’entendre des trucs comme « C’est vous les Clache ? » ou « Les Clache, ils ont oublié leur sac à la salle », mais on arrive quand même à ne pas répondre en anglais … pour le moment.

Belote antifa

Donc, après 4 heures de route, on déboule à Saint Aubin de Baubigné, pour apprendre qu’il n’y aura pas de balance (il y a juste une sono voix) et qu’on jouera encore plus tard que l’horaire prévu, qui était déjà au-delà du raisonnable pour nos vieux os (ben oui, les Clache, c’est 1976, n’oubliez pas). Tant pis. Et de toute façon, la gentillesse et les sourires des organisateurs font oublier tout ça bien rapidement. Du coup, on décharge le matos et on va s’apéroter en cuisine, dans une ambiance toute marseillaise : pastaga, belote et humour potache avec la troupe des Graillouteurs. Un petit coup de mogettes / rôti après les bretzels, encore un peu de papotage et le membre manquant des Viktims arrive. Le concert peut commencer et c’est tant mieux, car il est déjà 22 H.
En ce jeudi soir, pour la 1ère soirée du Grail Fest, c’est la (grande) scène qui fait office de (petite) salle. NDR : il est conseillé de relire plusieurs fois la phrase précédente pour bien assimiler le concept. De fait, la grande salle est notre backstage, ce qui fait qu’on a sûrement le plus grand backstage d’Europe et une salle de concert adaptée, puisque bien remplie par la grosse centaine de motivés présents.

Vikims au Grail Fest

Les Viktims ouvrent la marche façon rouleau compresseur excité et excitant, avec leur petit chanteur qui harangue  copieusement la foule. Ca arrache et c’est bon.
Pour la suite, ce sont les 3 groupes phares du Saint Aub’ crew qui envoient la sauce chacun leur tour. Je n’ai pas tout vu car il y a avait beaucoup de monde et j’ai papoté avec mes potos vendeurs de son et de badges : Abracadaboum, Fabien Rusty knife, Thierry General Strike et not’ Zéric à nous. En tout cas, globalement, ça assurait grave. Yuka dans le genre punk-rock au chant mixte, avec la chanteuse en cloque jusqu’aux oreilles. Skorsoners en mode reformation dans le ska punk, avec un magnifique morceau à la gloire du Clash et de Paul Simonon et une reprise  efficace du Carnivore des Garçons bouchers. HVB, dans un registre plus street punk in your face. Tout ça dépote et le public est ravi.

Skorsoners au loin

Finalement, vers une heure du mat’ bien tapée, on monte sur scène. Avec Yann, on vient de participer à une discussion politico-houleuse en cuisine avec des autochtones, qui nous a bien remonté et on est chaud comme des british. Lolux a un peu plus de mal à se remettre dans le bain et Charles s’est battu pendant tout le concert avec la caméra qu’on avait emmené pour garder un souvenir : victoire de la caméra 1 à 0. Quant aux Clache, ça l’a plutôt bien fait, malgré la fatigue, une sono précaire et les attaques du pogo. Tous les morceaux sont bien passés et ont eu l’impact escompté sur une poignée d’aficionados du last gang in town, même à la campagne.
Après le concert, on a repris l’activité papotage et houblonnage et, vers 4 H, on s’arrache chez Ludo et Camille. Re-papotage et on a filé au lit dès qu’il y en a un qui est tombé (non, non, pas de nom … mais c’est dans notre équipe).

Harpo Bop

Vendredi. Lever 14 H. Petit déj’, papotage, photos avec la harpe de Camile pour envoyer à Christophe Saunière et on arrive péniblement à décoller. Passage par la salle pour saluer les Graillouteurs à nouveau sur le pied de guerre (le festival dure 3 jours) et les Sales Maj’ en balance (« salut camarades »). Enfin, en vérité, c’est surtout pour récupérer le sac évoqué dans le 3ème paragraphe.
Retour pluvieux, plus long et plus chiant que l’aller, avec, comme souvent sur ce trajet Vendée-Berry, visionnage des rushs de la veille.
Après avoir récupérer rapidement la sono chez Yann, on déboule au Saint Bonnet vers 19 H. Seb (le patron) nous accueille avec le sourire et on file direct recharger les accus (ne cherchez pas, ce n’est pas une contrepèterie) et tenter de prendre notre revanche à la belote dans l’arrière salle du Kebab du coin. Ca a un petit côté Tchao Pantin, c’est excellent.
L’estomac plein et les yeux ouverts, on retourne au St Bonnet pour prendre un café et accessoirement décarquer le matos, puis on reprend l’activité papotage avec les nombreux potes plus ou moins berrichons : des ex-Tazons, Eric le fidèle, Titou and family, Pit et Lucie, Mr et Mme Caveman … Ajoutez une poignée d’habitués cosmopolites (pour être honnêtes) (NDR : au départ, j’avais écrit cosmopolites de rouge. C’était plus proche de la réalité, mais moins rigolo) et il y a suffisamment de people pour envoyer la sauce.

B Bop au St Bonnet à Bourges

Un premier set Bop avec quelques vieilleries et originalités, et je ne parle pas que des chorégraphies de Carlos Bop. Le rythme est plutôt pépère et ça déconne pas mal des 2 côtés des micros. Une petite pause pour reprendre des forces / notre souffle (rayez la mention inutile, si il y en a une) et on y retourne pour un set Clash. Pas trop enchaîné mais désormais bien maîtrisé, tous les morceaux passent bien et, une fois de plus, ça fait quelques heureux, et c’est tant mieux, parce que c’est le but.
Ensuite, après encore moult papotages qui se terminent assez logiquement vers 2 H du mat’ quand tout le monde est parti, on remballe le matos, on boit le verre de l’amitié avec les tauliers et on rentre dans notre bercail berrichon en mode expédition punitive antifa, option arrachage d’affiches sur transfo. Après 10 heures de pluie non-stop, ça s’arrache tout seul, c’est un vrai plaisir ! On est presque déçu quand on voit que certaines ont déjà été arrachées avant notre passage. Un dernier godet et un bout de fromage de chieuvre pour arroser ça et au dodo.

Comme souvent, la section rythmique gonfle ... les pneus

Samedi. On émerge doucement et péniblement vers midi et la majeure partie de la journée est consacré à la récupération : manger, comater, glandouiller, se laver, se balader, manger. Vers 16 H, back in ze Vito, direction Guéret, avec pause gasoil + gonflage des pneus. Pour éviter que le trajet le plus court de ce périple automnal ne soit trop agréable, la pluie revient jouer les prolongations.
Du coup, on déboule vers 19 H au Guet-Apens. La triplette du Guéret GANG nous accueille avec le sourire et Coco la patronne offre sa tournée, tout en détaillant le menu du diner. Manque plus que les patins et c’est comme à la maison. Une fois la bière salvatrice ingurgitée, on installe le matos et on fait une balance pour tenter de vaincre le petit larsen vicieux. Rassurez-vous, personne n’a été blessé pendant l’opération et le larsen a gagné la bataille. Ensuite, on rend hommage au bon repas à base de tarte de Coco, salade de Coco et digestif de Coco et on reprend la partie de belote de la veille. Injustice ! Je cris ton nom ! La paire Carlito / Lolux nous a gaufré un capo alors qu’on était à 990 et remporte une 2ème victoire, hors de toute logique technico-sportive ! Aaargh !
Mais c’est pas tout, ça. Comme disait Roger Lanzac (et les Ludwig) : Maintenant, place à la musique !
C’est l’affluence des grands soirs au Guet-Apens et même si le public maintient les distances de sécurité, on sent qu’il n’est pas là par hasard. Le 1er set Bop avec pas mal de Gad Elmaleh dedans passe plutôt bien, avec tout de même un petit côté « round d’observation ».

Y a pas la montagne à Orléans. Mais à Guéret, oui.

La petite pause qui va bien et on y retourne. Public toujours nombreux mais un peu plus chaud et un peu plus fan des Clash, et nous, pour la 3ème fois d’affilée, on commence à vraiment maîtriser la bête. Le résultat de cette belle alchimie ne se fait pas attendre ! C’est bon, c’est chaud, ça gueule, ça danse ! Evidemment à ce stade, pas question de s’arrêter à la fin des 45 minutes réglementaires. On a donc rajouté une bonne demi-heure de Clash n’ Bop avant que la faune locale ne nous autorise enfin à raccrocher les gants (c’est une image. Z’avez déjà vu un guitariste avec des gants de boxe ?) pour reprendre l’activité papotage, qui fait visiblement aussi partie des coutumes du lieu.
Finalement, à une heure tardive et largement illégale, on décolle du bar pour une after qui restera dans les limites du raisonnable (ou pas) chez Fred alias Mister Président of the GANG.
Dodo, Vito et back home. Comme dit mon copain Charles qui a le sens de la formule mais qui oublie parfois de faire les chœurs : Il nous manque 22 H de sommeil, mais ça va.

Pause stupide sur aire d’autoroute :