Allez, c’est reparti pour un 3ème week-end d’affilée ! Du jamais vu dans la famille Bop. Et en plus, on file rejoindre les potos des M26-7 dans le Ch’nord, ce qui est toujours source de découverte inconnue. Bon, je vous l’accorde, c’est un peu pléonastique, mais c’est pas si loin de la réalité.
Tous les matos est encore humide dans le camion, mais on vide tout quand même pour virer la malle de 2 tonnes et mettre les pieds de batterie dans le nouveau sac spécialement prévu à cet effet, façon caddie de golf. La Classe ! Bon, le trajet,comme d’hab’, c’est mega-relou avec périph’ bouché et un milliard de connards sur l’A 1. Au moins, on n’a pas la flotte.
Arrivée à Cambrai vers 19 H, on pose nos sacs à « La coloc’ du Cambraisis », on récupère Anthony, notre guide touristique de la soirée et on file sur le Cateau, bourgade nordiste bien connue des punks à iench pour son fameux festival Zikenstock. Le Saint Matthieu, qui nous accueille, est juste en face du musée Matisse (le peintre, pas la voiture) mais on arrive trop tard pour la visite. Dommage. Tous les copains disent que c’est super … même s’ils n’y ont jamais foutu les pieds.
M26-7 au Cateau
Le crew M26-7 est dans la place. Gros Mil et Nico sont chauds comme la breizh et les autres se marrent (pour le moment). On rentre dans le moule local avec une petite mousse et on papote entre vieux potes car le programme de la soirée est millimétré comme du papier à musique : retransmission du match de foot France-Ukraine, installation du matos à la mi-temps, grosse bouffe charcutaille, frites, fromage et bière brune et concert après la défaite. Programme scrupuleusement
respecté par les zicos et les joueurs.
A défaut de balance, les M26-7 entrent en piste avec une sono asthmatique mal réglée. Et comme Gros Mil est tout bourrave, l’articulation, le souffle et les paroles morflent sévère. Nico essiae de compenser en allant faire le guignol dans le public (et ça fonctionne) et les autres assurent la machinerie punk-rock derrière.
Globalement, la prestation est à peu près du niveau de l’équipe de France de foot qui vient de se prendre 2 pions en 1ère partie. Ce n’est pas très grave car le public local est lui aussi bien chargé et totalement acquis à la cause du M26-7, même diminué.
Avant de prendre la suite, on jette judicieusement un coup d’oeil à la sono, on trouve le bouton magique (le gain de l’ampli) et on arrive à la faire cracher correct.
Lolux Bop à donfCarlos Bop et Nico M26-7
La liste des morceaux est sérieusement malmenée pour rajouter plein de Clash et la nouveauté du jour vient de la pause en plein milieu du set provoquée par le patron du rade qui nous impose une pause de 10 minutes pour offrir une tournée générale pour fêter les 2 ans de son bar. Du jamais vu ! On reprend après que la bière et divers alcools aient coulé à flot et encore après, le taulier rapplique régulièrement dans le pogo pour refiler des demis à ceux qui tiennent à peu près debout. On s’achève avec les 2 choristes poids lourd du M-26-7 sur Camarade et Anarchy in eul’ Berry. Merci bonsoir.
Après rangement du matos et le 18ème verre de l’amitié, on rentre calmement à la coloc’ pour finir la soirée à coup de pastaga, de Queue de Charrue et de best-of des Stray Cats.
Un petit dodo au chaud et même au très chaud, vu qu’on a a bloqué le radiateur en mode toutafond. Heureusement, Yann a tout réparé avant de repartir : démontage du robinet thermostatique, dégrippage, purge, remise en eau, réglages chaudière et formation pédaogique en bonus. Punk rock et tuyauterie : même combat !
On file ensuite chez Mr et Mme Nico M26-7 pour un déjeuner dominical exceptionnellement avancé au samedi midi. Un petit café pour les accros à la caféine, une petite sieste pour les accros au canapé et on repart.
Au revoir le Nord, bonjour la Somme. C’est tout plat et les betteraves roulent à fond sur les départementales. C’est comme la Beauce en plus … non, c’est juste comme la Beauce.
Ze famous belote war
On déboule à Roisel à 18 heures pétantes, en même temps que les vieux potes lillois de Toxic Waste. On ne s’est pas vu depuis pas mal d’années (14 pour être précis), mais de l’avis général des milieux autorisés, on n’a pas changé et eux non plus. Les Toxic investissent la scène pour la balance et nous, on investi le backstage qui ressemble au ventre de Moby Dick pour une belote. L’heure est grave. C’est la belle d’un tournoi épique qui court sur ces 3 week-ends de suite (voir les compte-rendus précédents), mais la conclusion de ce combat des chefs ne sera pas pour ce soir : le concert commence alors qu’on est à une manche partout.
Alors, comme disait Tatayet (ou Leonid Brejnev, je ne sais plus) : Maintenant, place à la musique.
Lisa a peur a déclaré forfait pour raison médicale. Ils sont remplacé par Notepok, du punk hard-core avec un peu d’emo et des gros morceaux de reggae dedans.
Toxic Waste à Roisel
Les M26-7 prennent la suite. Les stigmates de la veille sont toujours visibles sur les tronches des 2 lead vocals. Le concert est correct, mais ça manque de quelques heures de sommeil et surtout de public. En effet, une cinquantaine de locaux ont répondu à l’appel du punk-rock. C’est peu, surtout dans une salle qui pourrait facilement en contenir 300. Du coup, on a pu les filmer pour leur projet de DVD prévu pour 2027.
Toxic Waste a ensuite balancé un bon set qui a visiblement satisfait le public.
Quant à nous, il n’est pas loin d’une heure du mat’ quand on monte sur scène. Il n’y avait déjà pas grand monde avant, mais là, on se retrouve face aux survivants, la crème de l’élite, les forçats du rock n’ roll. Avec la tripotée de concerts qu’on vient de se faire, on est rôdé et du coup, on profite bien de la grande scène. Les clasheries et toy dollseries font leur effet sur les anciens et les anciennes et on a même droit à un vrai rappel. Cool ! Ensuite, on arrive à arracher quelques euros et autres modes de paiement en échange de tee shirts, patchs et 45 tours. Encore quelques papotages et vers 4 H, on descend au bout de la rue pour rejoindre notre gîte : l’ancienne gare retapée en maison de jeunes et gîte d’étape. Ça nous fait un petit appart’ bien cosy auquel on rend hommage en dormant comme des loirs et même en prenant une douche.
B Bop à RoiselZe famous belote war : zi end
Dimanche, après un bon petit déj’, retour au sport avec la finale des finales du tournoi de belote inter-bop. L’heure est grave et la tension est à son comble. Le score est serré comme un string tout le long de la partie et les 2 équipes ne seront départagées que par le dernier pli de la dernière mène. La paire Carlos / Lolux a été à 2 doigts de réitérer le capo extrême de Guéret, mais finalement, la victoire nous revient avec Yann. On évite tout triomphalisme car ça nous a bien chauffer aux miches.
Allez, on range les cartes, les slips et les brosses à dents et on remonte dans le Vito, direction la Gelbique. C’est le fameux Béru du BKF qui nous a proposé de transformer notre virée dans le Chnord en tournée européenne et ce genre de proposition ne se refuse car ça permet de bien se taper la frime au boulot la semaine suivante : «Excuse-moi, Chantal, je suis un peu crevé, j’étais en tournée européenne ce week-end. Tu le veux pour quand ton Power Point ? »
Nous voilà donc dimanche à 18 H à Mons. Il fait nuit. Il fait foird. Mais la bière d’accueil fait oublier tout ça. Masra Tarath, l’autre groupe de la soirée, arrive à peu près en même temps et on décharge tout le matos en mode collaboratif (comme dit mon DGS). Installation, apéro et mangement chaud : un bon chili, mais qui laisse présager le pire pour le voyage du retour. A 20 H pétantes, avec une conscience professionnelle qui frise l’excellence, Masra Tarath va balancer du son, malgré l’absence quasi totale de public, composé uniquement d’un fan qui avait réalisé son propre tee shirt de B Bop à partir de la petit Brigitte de la couv’ d’Highway to punk. La Classe ! Ajoutez un pilier de comptoir, la patronne, Béru et nous. Ça ne fait pas beaucoup, mais le bar est petit, donc ça le remplit pas mal. Par contre, s’il y en a un qui va pisser, ça se voit tout de suite.
Ce concert – répé est quand même une réussite musicalement parlant. A part un grosse plante fêtedelamusiquesque chacun, ça a plutôt bien joué.
Les Masra Tarath font dans l’anarcho metal avec chant mixte et duo de CG in your face, avec reprises extrêmes des Sheriff et du Sois Fainéant de Coluche.
Masra Tarath à Mons
De notre côté, on a balancé un set un petit peu allégé dans le milieu mais rallongé à la fin pour finir à 22 H pile, avec rappel à la carte : Camarade B, medley LV88 (qui nous a fait frémir car on ne l’avait pas jouer depuis une paie) et Moi, demain. J’ai profité du micro HF très exceptionnellement prêté par Domi MT pour aller faire le con derrière le bar et mettre la tête dans le bac à glace (effet garanti).
Ensuite, on a passé une super fin de soirée à papoter avec nos nouveaux copains belges jusqu’à une heure du mat’ et on est allé (beaucoup) rigoler et (un peu) dormir juste au-dessus du bar.
Lundi, on a chargé vite fait le Vito, pris le petit déj’, virer le PV du pare-brise et on est rentré chez nous en 4 heures chrono. Pas mal, non ?
Allez, bisous les choupinous. Nous, on est vacances jusqu’à l’année prochaine !
Les M26-7 aux choeurs et non au tromboneM26-7 backstage à RoiselM26-7 on stage à RoiselB Bop et Gros Mil M26-7 à RoiselCarlos Bop à MonsEn Belgique, il y a des mobs dans les troquets. C'est la Classe !
Vendredi : rencard à 13 H au local de répé pour la récupération du sous-marin,seul véhicule adapté à la météo humido-apocalyptique du week-end. On fonce pourtant plein Sud, mais rien n’y fait : la Sologne et tous les autres paysages automnaux façon fond d’écran Windows 98 sont définitivement bloqués en mode Douche italienne. On chope le 1er Yann dans son Berry et on fonce vers le second. Car, oui, si dans notre enfance, tous les anges du dimanche après-midi s’appelaient Martin, ce week-end, tous nos hôtes s’appellent Yann.
On déboule vers 19 H bien tapée (et bien mouillée) à Puy l’Evêque, au fin fond (et au bord) du Lot. Sur les photos, c’est super joli, mais de nuit, on voit que dalle. Le Yann d’ici n’est pas vraiment d’ici car on l’a connu il y a une paire d’années comme taulier du Rocket Café à Cambrai lors d’une soirée mémorable. Evidemment, on est très heureux de le retrouver, bonheur qui monte encore d’un cran quand après la bière de bienvenue, il nous demande la cuisson de l’entrecôte de l’amitié.
Alors qu’on déguste la bête, on discute avec un couple d’expatriés orléanais qui ont participé aux Fiestas du Carreau de Halles et qui ne sont autres que Tine la Furieuse et Gérard Daufin, bassiste des Civils Radio, excellent combo de rythme n’ blues des 80s. La Classe.
B Bop à Puy l'Evêque
A peine le temps de prendre un café et d’installer le matos, et le public avide de décibels arrive dans le bar, dont une bande de punkouzes locaux qui marquent rapidement leur territoire à coup de bière par terre et de pogo (par terre aussi parfois, à cause de la bière). Adorables avec nous mais pas très zen avec les tauliers, l’ambiance générale est assez moyenne et la soirée sera qualifiée de « bizarre », à l’unanimité. Les habitués restent loin de la scène et les punks vont et viennent. Donc, des fois, il y a un chouette pogo et des fois, il n’y a personne devant nous. Bizarre, je vous dis.
Enfin, on a quand même fait nos 2 sets Bop et Clache, ce dernier ayant fait 3 heureux et c’est le principal.
Fin de soirée avec palabres avec les keupons et les gendarmes pour finalement réussir une after décompression avec Yann, sa soeurette et Christo. On a bien rigolé mais on en dira pas plus.
Samedi : Après une courte nuit, on petit dèje à la boulangerie de Puy l’Evêque à base de thé Earl grey, croissant au beurre et pâté de lapin pour les plus berrichons. Sera-ce suffisant pour annihiler l’effet des 5 H des sommeil ? A peine.
A l’instar du soleil pourtant absent, on fonce plein Ouest. Le timing de départ est bon, mais on fait des pauses car le Vito chauffe comme une merguez au mois d’août. En fait, ça ne chauffe pas, c’est juste l’aiguille qui déconne, mais il faut quand même faire gaffe, demain, on a 8 H de route. Comme ça nous met un peu en retard, on évite l’arrêt de Montcuq (c’est Carilto qui m’a obligé à écrire ça) et on arrive à 14 H 30 à Mont de Marsan en écoutant le live des Clash du Festival punk de 1977 .
La team du Café Music est sur le pied de guerre et on a à peine le temps d’admirer la beauté du lieu qu’on se met tous au déchargement du matos (sous la flotte, pour changer).
Installation et balance rapide et on va profiter de l’après-midi pour essayer de récupérer à coup de pizza, bonbecs et sieste. Ca le fait ! Après avoir à peu près repris forme humaine, on arrive même à sortir un peu pour aller ne pas acheter (rupture de stock) le bouquin qui vient de sortir sur les festivals punks de Mont de Marsan de 76 et 77 et il nous reste même un peu de temps pour prendre notre revanche à la belote. Vivement la semaine prochaine pour la belle.
Ensuite, on profite de l’excellent repas pour tchatcher avec le 3ème Yann, boss de la soirée et du zine Cafzic qui fête ce soir ses 17 ans. Pour l’occas’, il y a une chouette expo des affiches du festival de 77 (celui avec le Clash) réalisées par les dessineux habituels et habitués du fanzine. Et c’est aussi le lancement de la compil Cafzic is (still) burning, avec plein de groupes actuels qui reprennent des vieux morceaux punks. Rien que ça,comme disait Taï-Luc !
Mais, comme disait Pinochet (ou Fidel Castro, je ne sais plus) : maintenant, place à la musique !
Les Boulenvrac attaquent, et le mot est faible. C’est impossible à décrire mais je vais essayer quand même de la faire : 6 zazous en K-way, maquillage un peu VRP et lunettes de ski. 4 zicos qui maîtrisent le punk rock comme André Verchuren la java musette, et 2 chanteurs chtarbés, pour un spectacle de théâtre de rue punkoïde avec scénographie, incrustation de pote rock n’ roller sosie de Raffarin jeune, garde du corps façon Steven Seagall qui aurait pris option échecs au lieu de karaté au collège, attaque du public à coup de barrière de péage, de knackinamite, souris en caoutchouc et billet de banque, séquestration de patron du CAC 40 (Crédit Agricole Coopératif des Landes) et même intervention divine. A ce stade, vous devez vous dire : « Merde, j’ai raté ça ! Il faut que je les vois le plus vite possible ! » et vous avez raison. C’est simplement énorme.
Flying Over
Flying over prend la suite. Si ça avait été pourri, j’aurais pu dire que c’était de la bouillie bordelaise, mais c’était excellent et c’était du garage (bordelais quand même). Bassiste à boots, guitariste à Rickenbacker, chanteuse à tambourin et batteur à temps bourrin (c’est pas vrai, c’est juste pour faire un bon mot). Ca groove, ça twiste, ça secoue. C’est bon et c’est tout.
3ème étape : Les Cannibal Mosquitos. Malgré les 150 ° C sur scène, ils ont balancé un pur set de surf rock dans leurs combinaisons oranges et sous leurs masques de moustiques. Ce qu’ils ont fait ce soir, aucune bête au monde ne l’aurait fait. Au secours ! Des mutants ! Ajoutez des samples stupido-destroy et 2 télés qui diffusent des images de pornos et autres classiques du cinéma français des seventies (Dewaere, Marielle, Brigitte Lahaye) et vous êtes logiquement en train d’attaquer votre 2ème testicule avec les dents, car oui, il y a vraiment de quoi se les prendre et se les mordre d’avoir raté ça.
Les Clache
Pour achever cette fucking soirée, nous revoilà métamorphosé en Micro Jones, Tamère Headon, Paul Mais si mais non et No Strummer : Les Clache are baque in Mont de Marsan pour still burning le Café Music !
Mon affiche préférée, signée Gil
Pour survivre dans les flammes, on installe judicieusement des ventilos sur scène, on branche les grattes et on y va.
Soyons clair, si on fait Les Clache, c’est pour faire plaisir à des gens qui ont vu, connu, grandi ou en tout cas vécu quelque chose avec The Clash. Jusqu’à présent, il y en avait entre 2 et 6 par concert. Ce soir, c’est quasiment toute la salle et c’est que du bonheur. On balance don le set plutôt bien, avec quelques conneries pour ne pas trop se prendre au sérieux non plus et les faciès épanouis des jeunes, des vieux, des gars, des filles, des enfants et des autres nous réchauffent le cœur à la manière d’un feu de bois (comme chantait le vieux Georges) alors qu’on n’en avait pas vraiment besoin, les gros spots le faisaient très bien.
Mais trêve de billevesées et autres galéjades, le concert était bien, le public nombreux et chaleureux, l’orga et l’équipe technique au top, la salle excellente. Je crois qu’on peut dire (et même écrire) qu’on tient là la soirée parfaite. Et je disais déjà ça avant de savoir qu’on allait passer la nuit à l’hotel Richelieu (prononcez Louicheliou, comme les Clache) où la taille de la chambre et de la salle de bain est proportionnelle au standing du nom. Bah oui, ça jette plus que Formioule ouane.
Bon, que dire de plus ? L’after était cool, l’hôtel était chouette, la nuit courte et le voyage du retour long et chiant, mais on a encore vécu un putain de week-end, on a passé la barre des 300 concerts et on rentre avec des souvenirs, des photos, des vidéos, plein de nouveaux copains et une souris en plastoc qui pendouille au rétro. Vive le rock !
Les Cannibal MosquitosLes ClacheLes Boulenvrac feat. Yann CafzicLes ClacheToute la troupe de la soirée au Café MusicLes Clache se la pètent à l'hôtel (juste pour l'envoyer aux potos des RNCS en concert en BZH)