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Vendredi 6 mars : Cambrai : Le Garage Café avec M26-7 – Samedi 7 mars : Lille : El Diablo avec Conmecontent, Rappel à l’ordre, Les vilains clowns

// mars 26th, 2015 // Pas de commentaires » // Actualités, Concerts 2015

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La mascotte M26-7

C’est reparti pour une petit virée dans le Chnord. Rien de tel pour se décrasser le médiator et tester les nouveaux morceaux  sous houblon.
Rencard vendredi à l’heure de la cantine. Répé salutaire pour essayer de faire tous les pains de la journée dans la boulangerie / local de répé de Vienne en Val plutôt qu’au Garage Café cambraisien. Voyage tranquillou, si on met de côté les 8 heures 45 nécessaires à la traversée de Paname, rendues supportables par un assemblage alimentaire osé à base de camembert, crêpes bretonnes et faux Nutella bio.
Arrivée au Garage pile pour l’apéro (putain, j’ai l’impression d’avoir déjà écrit cette phrase une dizaine de fois). Big bisous, petite binouze et décarcage poussif. Une pizza viande hachée et champignons (« comme ta femme » a dû dire Gromil), un café et un baby-foot intra-bop et c’est parti pour les M26-7. Un bon petit concert avec quelques nouveaux morceaux nickels comme d’hab’, dont un sur le tuning. Décidément, avec notre nouveau morceau Garage Rochard, la mécanique automobile est à l’honneur en ce moment dans le peunqueroque.

M26-7 in action

M26-7 in action

Soirée estampillée Betizfest oblige, le bar est rempli et à part Le Lensois, je crois qu’on a revu tous les potos du coin et ils commencent à être nombreux. Il y avait même quelques nouveaux, dont les sosies de merde officiels de Dodo la Saumure et Bézu.
Comme je vous le disais presque juste au-dessus, c’est une soirée Ecoute Betizfest, donc, entre les groupes, c’était un amalgame intense de metal pour reposer les esgourdes. Parfait.
Ensuite, on a balancé un petit set mitonné aux petits oignons : Anarchy chez les chtimis en intro après une « Bonsoir, on s’appelle Starshooter » pas du tout de circonstance (pas plus que le « Le Front national ne vous aime pas » de fin de concert, qui n’a déclenché qu’un silence qui fait froid dans le dos dans ces terres visiblement déjà passées du Côté obscur). Ensuite, on a mixé les vieux morceaux efficaces et un paquet de nouveautés, dont 3 dépucelages : Montauban, La 1ère gorgée de bière, Garage Rochard. Tout est passé presque correctement, suffisamment pour faire onduler les corps des 2 cougars du 1er rang et c’est peut-être l’essentiel … ou pas.

Lolux Bop

Lolux Bop

Une bonne ambiance pour un vendredi soir (il suffit juste de ne pas parler de politique) prolongée par le tirage au sort de la tombola pour faire gagner des cadeaux Betizfest (disques et pass), qui a duré presque aussi longtemps que les 2 concerts réunis, avec en prime Lolux aux roulements de tambour.
Après, certains ont bu des bières, d’autres ont joué au baby-foot et il y en a même qui ont fait les 2, mais ça n’a pas été une grande réussite.
A une heure déjà bien avancée, le patron a réussi à virer les derniers soiffards, on a rechargé le matos et on a sifflé le verre de l’amitié en causant pet flamme et droit à l’image. Finalement, on a rejoint notre nouveau point de chute, la future maison de Nico M26-7 (quand il aura fini la cuisine, le carrelage, la salle de bains, les papiers peints et mis des nains dans le jardin) et on s’est rassasié à coups de pâté, crêpes chocolat, gaufres belges, Pim’s, bière blonde et grosse rigolade jusqu’à 5 plombes du mat’.

Gooooaaaaaallll !

Gooooaaaaaallll !

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Les Vilains pas Clowns

Les Vilains pas Clowns

Samedi. Réveil post-apocalyptique difficile : Aspégic et café noir pour retrouver la force de raconter des conneries. Passage à la Friterie pour reprendre définitivement visage humain, ou au moins quelque chose qui s’en approche. Après-midi coma, récup’, bla-bla et grat-grat. Un petit tour à Carrefour Market pour faire le plein de pâté, crêpes chocolat, gaufres belges, Pim’s en vue de l’after nocturne et on s’envole pour Lille par les petites routes, c’est tellement joli : Raillencourt, Douai, son usine Renault, ses champs (Renault ses champs. Ho, ho, ho !), Lesquin, Henin-Beaumont.
Arrivée à 18 h pile prévue au El Diablo. Ha oui, je ne vous ai pas dit, mais on a appris Jeudi que le concert prévu au Biplan était annulé pour une sombre histoire de Licence 4 (le label administrativo-picolo-légal, pas l’orchestre fanfarolo des 80’s). Mais qu’à cela ne tienne ! Tel le Colonel Parker du NPDC, Nico M26-7 a réussi à nous incruster dans l’autre soirée punk-rock de ce samedi soir lillois, avec les potos de Vilains Clowns en tête d’affiche. Finalement, de l’avis général, ce fût une bonne chose, car nombre de personnes présentes auraient de leur aveu-même eu du mal à choisir entre les 2 concerts. Mais ne mettons pas les vieilles charrues avant l’hébreu.

Conmecontent

Conmecontent

Arrivée donc à Lille à 18 h. El Diablo n’est pas encore ouvert. La section rythmique va faire un flipper au rade d’à côté et on les rejoint rapidement dès l’arrivée des Clowns et de Mikee O’Carott, le boss de la soirée. Papotage, ricardage, déchargeage des camions, papotage, bon mangeage en famille avec les Clowns et retour au El diablo. Le 1er groupe vient de commencer. Les Conmecontent font de la oi pure et dure avec humour de mauvais goût et chœurs de hooligans, comme je l’aime. Les sets sont courts pour faire tenir les 4 groupes et ce n’est pas plus mal : 40 minutes chacun, tout à fond, à l’américaine, ouane, tou, crie fort. Ho yeah. Motherfucker.
On fonce donc dans le tas avec un set resserré à la cheville. Les nouveaux passent mieux que la veille, à part Montauban, abattu en plein vol dès la fin du 1er couplet. Après 5 heures de réunion dans le camion du retour, on a toujours pas pu tomber d’accord sur les responsabilités. Enfin, le reste était cool et on s’est bien éclaté. Quelques têtes belges et chtis connues et une poignée d’autres aussi sympathiques et tout le monde avait l’air content d’être là (« comme ta femme » aurait dit Gromil s’il avait été là).
Rappel à l’ordre, le 3ème groupe, a pris la suite avec un punk-rock dans ta face, entre Chépa, Toxic Waste et Les Sales Majestés. Apparemment, ils avaient arrêté de jouer depuis un bout de temps, mais ça ne s’entendait pas. Carré et foutrement efficace.

Les vilains clowns

Les vilains clowns

Enfin, les stars incontestées de la soirée ont achevé tout le monde. Les vilains clowns font du roc comme d’autres de l’épaulé-jeté : fort, dur, sans concession, ni respiration … le maquillage de clown en plus/ Le pogo tant attendu est enfin au rendez-vous et les morceaux du nouvel album passent bien (un album à acheter de toute urgence, comme dirait Patrick Pelloux).
Ensuite, Nico M26-7 a continué à vendre les 3/4 du merchandising, on a papoté, rangé le matos, bu le verre de l’amitié offert de bon cœur par un barman jovial, frôler l’incident diplomatique infra-bassiste et on est retourné sur Cambrai Beach. L’animation du Vitolux était confié à un trio de comiques improvisés et bruyant qui a parfaitement rempli sa mission. Un dernier ravitaillement façon gavage d’oie et au lit tout le monde.
Dimanche matin, l’empereur, sa femme et le petit prince sont sûrement au bistrot et nous, on s’imbibe de café noir et de pain frais pour nous donner le courage de nous enfermer dans le camion pour ce 1er jour de beau temps de l’année. Pour la peine, on s’est même tapé des putains de bouchons parisiens pendant que le reste de la population française barbecuait et terrassait peinardos. Je suis sûr que c’est en pensant à ce genre de situation que Bono a écrit Sunday bloody Sunday.
Enfin, ça a quand même été une fois de plus un pur week-end de plaisir dans le Chnord, organisé et rattraper de main de maître par Nico Chuch’ power M 26-7. Vivement l’année prochaine qu’on revienne pour tenter le retour par la Francilienne.

Nico M26-7 et B Bop

Nico M26-7 et B Bop

Je mélange : retrouvez-les

Je mélange : retrouvez-les

Vendredi 12 décembre : Epinal avec Diego Pallavas, Half Dead Pigs, Justin(e)

// décembre 22nd, 2014 // Pas de commentaires » // Actualités, Concerts 2014

Half Dead Pigs

« Viens voir dans les Vosges comme on est bien. Et en plus, c’est notre anniversaire ». Comment aurait-on pu refuser cette proposition alléchante et aguicheuse (et vice-versa) du sieur Diego Pallavas (mais presque) ? Surtout en plein mois de décembre. Les Vosges, c’est tellement plus sympa en décembre, comme disait le célèbre philosophe Claude Vanony.
Et puisqu’on parle de philosophe, sachez que c’est le fameux Zéric Popoche, notre producteur, qui a gagné le tirage au sort de « Qui c’est qui prendra la 5ème place dans le camion pour ce dernier voyage de l’année ? » pour la plus grande de joie de … mais on en reparlera plus tard.
Nous partîmes donc à 5 par ce prompt renfort et nous vîmes 5 aussi en arrivant en terre spinalienne vers 18 heures et quelques. Et plus précisément à La Souris Verte, la nouvelle SMAC locale, comme dirait Jack Lang, autre vosgien célèbre (oui, j’écris mes compte-rendus avec Wikipédia. Il y en a que ça dérange ?). Le concert aura lieu dans la petite salle, même si la grande aurait largement pu accueillir cette soirée anniversaire des 10 ans du Don Diego du coin, mais l’administration a ses raison que la Raison ignore. Il faut dire que c’est sold-out depuis plusieurs jours. Tant pis pour les retardataires et les non-abonnés à Facebouc. Mais revenons à nos moutons (c’est une image, évidemment !). Des grosses bises aux héros de la fête, qu’on sent tendus comme des strings brésiliens, because c’est eux qui gèrent la fiesta, qui se déroule en plus sur 2 jours et qu’en plus, anniversaire oblige, le concert sera exceptionnel avec plein de surprises. On papote aussi avec Les Half Dead Pigs et Justin(e), d’autant plus que, contre toute attente, c’est la 1ère fois que nos routes se croisent (non, ce n’est pas une contrepèterie). On apérote et on se restaure copieusement d’un repas qui restera dans les annales (je me comprends) : choux en entrée et choucroute en plat de résistance. A peine le temps d’un petit café et de décharger le matos que les demi cochons morts (ou les cochons à moitié morts, je ne sais pas trop) ouvrent le bal avec un punk-rock qui bazoute bien et qui chauffe comme il se doit une salle qui ne demande que ça.

Bat Bat et Bastos

On prend la suite pour continuer le boulot et on sent tout de suite que le public n’est pas là par hasard et que tout le monde a vraiment envie de s’amuser, de gueuler et de suer. Bref de s’éclater. Alors on y va ! Du gros son et quelques vannes foireuses. Bat Bat au chant pour une reprise des Rats : Mon cafard et moi. Du coup, il repart avec un magnifique cadeau d’anniv’ estampillé Promo d’Intermarché de Vienne en Val : L’intégrale Vogue de Djonny Ali-day. Comme toujours dans les grands moments où qu’on n’a pas trop de temps à perdre, Carlito nous gratifie d’une panne de micro dans la pièce du fond (cette fois-ci, c’est une contrepèterie) et se fait secourir par 2 bassistes réactifs et bien sympas. Mais bon, pour un guitar-hero lambda, c’est la honte sur 8 générations. 2 boogie-woogie par là-dessus et quelques la-la-la et on finit pile-poil dans le timing.
Ca monte encore d’un cran avec Justin(e). Ils sont en terrain conquis car il bénéficie du label officiel « meilleurs copains de Diego » à force de tournées communes et split 45 tours, mais à l’instar des jaunes et verts de la grande époque, pas question de se reposer sur ses lauriers. Nouveaux morceaux, vieux tubes, chœurs gros comme ça, Bat Bat en guest et reprise des Zab’ en bonus. Secouez fort et buvez vite. Ca fait du bien par où ça passe.

Justin(e) et le public

Diego 1ère mouture

Mais n’oublions pas que toutes ces vedettes américaines n’avaient qu’un but : préparer la salle pour le clou du spectacle. Les fils prodiges du cru. Que la Vosgian Force soit avec eux. Les Diego Pallavas fêtent ce soir (et demain aussi, mais on sera déjà reparti) leur 10ème anniversaire. Et ça commence avec une séquence émotion pour tous les fans de la 1ère heure réunis ce soir et ils sont nombreux. Car c’est ni plus ni moins que la formation originelle (Maxi Baltringue et Tympan Destructor) qui vire les membres actuels et assure le début du concert. Evidemment, on tape dans les vieux morceaux, dont certains pas entendus sur scène depuis une paie. Que du bonheur. Même si (et peut-être parce que) ça sent la peur et l’approximation. Diego sur le fil du rasoir, bien à sa place. Pour la suite, Mitch et Arno reprennent la place qui est désormais la leur et la litanie des tubes continue. Fiesta oblige, Justin(e) vient chanter et faire les chœurs et, autre gloire locale, le gratteux des Flying Donuts vient aussi balancer du riff, hi, hi.
Après une heure de pur bonheur et une version d’anthologie du Poney Mort avec les anciens Diego en apprenti-artificiers, ils ont cru pouvoir partir sans jouer Vosgian Force (prévue pour le lendemain). C’était sans compter sur la gouaille du public qui l’a scandé haut les chœurs et qu’ils ont bien été obligés de rattraper et de balancer, la quasi-larme à l’œil (on ne voit rien avec leurs lunettes à la con) et les poils au garde à vous. C’était beau. C’était bon. Un grand moment de communion punk-rock et d’émotion de midinettes.
Ensuite, on a papoté avec plein de gens sympas, dont nos copains belges de Masra Tarath et le régisseur de La Souris Verte qui nous a fait signer des tonnes de paperasses pour nous filer des fiches de paie et de des chèques libellés Communauté d’agglo, histoire de passer pour un Artiste, un vrai. Et surtout de payer des impôts pour ces 45 minutes de punk-rock. Malheureusement c’est ce moment qu’a choisi Zéric pour son happening. Du coup on a raté, mais on nous a tout raconté. En gros, les stands de merch’ étaient installés dans le hall / bar de la salle, juste devant une œuvre contemporaine devant servir de support, le lendemain, à un mapping (faites pas chier les incultes, faites comme moi, allez sur Wikipédia). Le genre de truc calé au millimètre. Et bah, notre Zéric, il a perdu l’équilibre et il s’est effondré (sûrement comme une merde, mais je ne peux pas dire, je n’y étais pas) sur l’œuvre. Il prétend même avoir été applaudi sur l’instant. Mais sur son attitude au moment de l’impact, les avis divergent (et divergent, c’est beaucoup) : certains affirment qu’il a hurlé « Honte à la classe dominante mondiale » alors que d’autres m’ont confié hors antenne qu’il avait bafouillé « Je chie sur la FIAC ».

Diego & ses potos

Après avoir lu tout ça, vous devez être suffisamment dégouté d’avoir raté cette formidable soirée. Je ne vais donc pas en rajouter en vous disant qu’on a continué la soirée en buvant des coups à droite à gauche. Pour ma part, c’était avec une poignée de locaux sympas chez Anaïs. Bonne humeur, bière fraîche et vinyls des V8 Wankers et Turbonegro. Plus Classe tu meurs.
Petite nuit. Gros petit dèj’. Retour trop long en croisant des noms de bleds gustativement peu palpitants : Vittel, Dijon, Contrexéville. La monotonie du voyage fût à peine brisée par une rencontre fortuite dans une station-service avec d’autres « Artistes » à fiche de paie : Jean Schulteis, Jean-Luc Lahaye, Emile et Images et tous les autres ex-vendeurs de disques des années 8-0 (comme dirait Taï-Luc). Et bah ils ne nous ont même pas demandé un autographe !

Leçon de merchandising : si tu veux vendre des disques, ne fais pas ces têtes-là