Samedi 10 novembre : Bourlon : M 26-7
Pour le samedi, on a choisi l’option « grosses feignasses », avec retour à la position verticale vers 13 heures du matin, petit déj’ frites-stécaché, enchaîné à un comatage-discutage avec Fab’ et Yannick Betizfest, pour finalement se traîner mollement jusqu’à l’Eclipse, Mecque de la vie socioculturelle cambraisienne (ex-aequo
avec les 218 troquets) pour récupérer Nico et la sono. Puis on file sur Bourlon. La campagne sous la pluie dans le crépuscule est aussi joyeuse qu’un suicide aux cachetons périmés mais l’arrivée à bon port réchauffe le cœur, le corps et le foie : une place, une église et 2 trocsons. Après le café du stade hier, nous voilà au Café des sports. Ca va être fatiguant, d’autant plus qu’on renoue avec la tradition du patron de bar nordiste à laquelle nous avait habitué les M 26-7 : Vincent (c’est son nom) est super sympa et sert les demis plus vite que son ombre et des doses de whisky à faire vomir un cheval (mais pas Gromil M 26-7 !!!). Il y a une salle à l’étage avec de quoi se remplir la panse dans laquelle on réalisera une auto-interview façon Ardisson-tête de con, disponible sur Pixpunks. La déco est faite d’affiche de concours de belote, drapeau de Che Guevara, calendrier Maximale, Une de l’Equipe avec Zidane et poster de Renaud ! Quant à la bande-son, c’est LSD, Ludwig et Vieilles Salopes. La Classe ! Comme il se doit, ça tazonne pour l’installation du matos et l’avis général est : « on va pas se faire chier à faire une balance ». Les autres M 26-7 arrivent au fur et à mesure, ainsi que les habitués du lieu et quelques punk-rockers : mixité sociale, bière pression et rock n’ roll. Qu’est-ce qu’on est bien ici !!! Les M 26-7 jouent ce soir sans Yannick, leur 2ème guitariste qui a préféré retourner à Caudry (quand je vous dit qu’on voit des trucs bizarres dans le Nord) joué avec son autre groupe, tendance metal lourd. Du coup, Nico n’est pas très bourré et donc pas très à l’aise. Nous, évidemment, ça nous amuse. Par contre, Max le jongleur, bien que fort palichon, est de retour. Le public est peu nombreux et assez calme. La blague de la soirée consiste à réussir à
placer l’expression « comme ta femme » le plus souvent possible et avec le plus mauvais goût possible. Et ça aussi, ça nous amuse énormément ! Le set des M 26-7 est propre et sans (trop de) bavure et on décide de leur piquer un de leur nouveaux tubes : Y’a pas de boulot. Une affaire à suivre. On prend la suite et au bout de quelques morceaux, la salle se vide. On pense qu’on devait peut-être jouer un peu trop fort, mais on ne se baisse pas pour autant. Et puis quoi encore. On tente quand même de rattraper quelques spectateurs jusque devant le bar en allant chanter à la fenêtre et sur le pas de la porte, mais ça ne sert qu’à amuser ceux qui avaient décider de rester … et c’est déjà ça ! Tant pis pour les autres, ils auront raté une fin de concert assez apocalyptique : Un massacre des paroles de Bankrobber, une version à rallonge de Jesus Lizard avec 1 couplet de Marche à l’ombre de Renaud et 3 couplets de c’est un fameux 3 mâts fin comme un oiseau, hissez-haaaauuuuut Santi-a-ano (j’vous raconte pas la gueule de la section rythmique !), Nico chante avec nous, grimpé sur le bar pendant que d’autres copains viennent squatter nos micros (et accessoirement exposer leur anus) sur Julien Lepers, les reprises des Ludwig et de Renaud et que Charles s’acharne à renverser par terre les bières dont nous abreuve le patron (« on ne joue pas avec la nourriture !). Ca se termine sous forme de bœuf plus ou moins réussi de chansons des Bérus, d’OTH, des Cadavres et des Rats et quand ça devient trop pathétique, on pose les instruments et on braille des chansons paillardes et des chansons de Tulaviok. Je suis d’accord avec vous, la différence est assez mince. Après ça, l’alcool a continué à couler à flot dans certains gosiers, Lolux a joué à « Fight Club et Bruce Lee sont dans un bar dans le Nord. Fight Club passe par la fenêtre. Qu’est-ce qui reste ? » avec ses anciens et ses nouveaux copains. Puis il a continué dans le camion. Et encore chez notre Fab’ sweet Fab’, pour finalement raccrocher les gants vers 6 heures du mat’. Bonne nuit les petits, le spectacle est fini.
Dimanche : 13 heures du mat’, on est à nouveau tous dans le Vitolux pour un retour marqué par notre volonté, à Yann et moi, de fêter dignement le 89ème anniversaire de l’armistice de 1918 en offrant à nos co-équipiers une scénographie assez réaliste des attaques au gaz moutarde dans les tranchées. Chargez !!!!
Merci à Fab’, Nico et les autres M 26-7
Play list : Guerilla Poubelle, Leptik Ficus, Turbonegro, Rancid, Toy Dolls
Plus de photos sur Pixpunks

Yann Bop et Fab’ Betizfest

Marketing du Ch’nord 2

Marketing du Ch’nord 3

M 26-7 à Bourlon

Lolux Bop : la coupe n’est pas encore pleine !

Bastos Bop racole à la porte

Gob aussi, mais à la fenêtre

Nico M 26-7 aime venir se prendre en photo avec nous

Bastos : Hep, toi là-bas ! j’t’ai vu !
Gob : Où ça ?

Nico Lepers

On s’mélange : Bop + M 26-7 + public

Lolux aka Le boucher de la Ferté et son nouvreau copain de fenêtre

Lolux Bop, Nico M 26-7 et Vincent Café des Sports d’Bourlon

Gromil M 26-7 après quelques whiskies

La photo de famille

Lolux et Yann 1 : dans le Vito

Lolux et Yann 2 : chez Fab’

Lolux et Yann 3 : chez Fab’

Chaque voyage dans le Grand Ch’Nord chez nos potos des M 26-7 est synonyme d’expériences aussi inédites qu’exceptionnelles. Ce week-end n’a pas dérogé puisqu’on a vu : un patron de bar pas sympa, des nordistes (Nico M 26-7, Fab’ Betizfest …) à jeun après 21 H, des décorations de bars assez surréalistes et des combats de catch façon western. Mais comme disait mon ami Dieu un lundi matin, commençons par le commencement. Si on met de côté, les insupportables poids lourds, les tâcherons du volant et les embouteillages franciliens, le voyage s’est plutôt bien passé et on est carrément arrivé à l’heure et en même temps que les M 26-7 au Baron aka Le café du Stade. Après les retrouvailles viriles mais correctes de rigueur, on boit un coup et on installe le matos tranquillos en matant des clips d’Epitaph du 20ème siècle. La déco du lieu est sympa mais pas le patron qui a l’impression d’être le fils de Mère Thérésa et de Bob Geldof en nous offrant généreusement 4 boissons et un quart de pizza chacun. Nous, on s’en fout, on est habitués à ce genre de traitement, mais pas les copains du Nord. Du coup, on est obligé d’aller pécho des rebis à Intermaché, où Nico échoue lamentablement en essayant de me faire le coup de la panne.
Les M 26-7 ont fait un bon concert, avec quelques nouveaux morceaux aussi tubesques que les anciens. Je suis allé poussé la chansonnette avec eux sur 7 H 23 et les autres Bop ont fait rien qu’à embêter le batteur en lui mettant des trucs sur la tête et en lui enlevant ses lunettes pendant qu’il jouait. Je vous l’avait dit : que de la bonne humeur. Ensuite, on a aussi balancé quelques morceaux. On a eu des problèmes de sono qui se sont arrangés quand on a viré Nico de la console. On a fait une présentation stupide des musiciens et Nico est venu chanter Julien Lepers avec nous pour finir ce concert dans le bon goût … et la bonne humeur. Après ça, le patron nous a fait rapidement et clairement comprendre qu’il ne fallait pas envisager de faire traîner l’after chez lui, donc on a plié, rangé et on s’est arraché Direction Cambrai chez Fab’ Betizfest pour finir la soirée calmement autour d’une bonne bière en écoutant le dernier Ministry.
Une petite virée dans le Berry profond en ce début d’automne, rien de tel pour tester l’adaptabilité du punk rock au monde rural … et vice-versa !
efficaces pour chauffer une salle.
Guinguette de Preuilly is not dead ! Notre précédent visite en cette sympathique Guinguette des bords du Cher (la 3ème en 3 ans) à l’été 2006 devait être la dernière pour cause de fermeture de la boutique. Que nenni ! Le berrichon est tenace et Jean-Luc, le maître des lieux et homme de goût puisqu’il nous a mis en photo sur sa nouvelle carte des menus, a décidé de ne pas ranger le tablier. Conséquence logique, nous revoilà. Comme d’habitude, le public était plutôt clairsemé (doux euphémisme), malgré la présence fort remarquée car remarquable des fabuleux Tazons, the only band that matter in eul’ Berry. A ce stade du récit, il convient de préciser que nous avions programmé une mini-tournée berrichonne de 2 dates avec Les Tazons. Malheureusement, le show du samedi à Saint Amand Montrond (les connaisseurs apprécieront. Pour les autres, le qualificatif de « trou paumé » devrait suffire à résumer l’activité économico-touristico-culturelle locale) a été annulé. Nous nous contenterons donc d’une demi-mini-tournée et de quelques tournées de demis. Mais vous me direz que je parle depuis 20 lignes et que je n’ai toujours pas évoqué le concert … et vous aurez raison ! Il faut dire que sur ce point précis, qui est pourtant le cœur de cible de cette rubrique, mais qui s’apparente aujourd’hui plus à de la prose masturbatoire beigbedienne. Hors donc sur ce point précis, je n’ai pas grand-chose à dire. Les Tazons ont joué en premier juste après l’excellent dîner, ce qui nous a permis de digérer un peu
tranquillement. Le calme du public n’a pas empêché les berruyers poilus de balancer le rock n’ roll provincial qui fleure bon la rage et l’humour potache. Les Tazons, c’est bon et si t’aimes pas … et ben c’est celui qui le dit qui yeah !