Mercredi 26 avril : Printemps de Bourges : El Bongo avec Les Tazons
Et c’est parti pour un week-end sauvage du mercredi soir ! On n’est plus à ça près. Donc, après l’Automne des Prolos (Vierzon 2005), voici le Printemps de Bourges cuvée 2006 (le PDB pour les intimes et les journaleux de Libé). Comme d’hab’, la prog’ officielle est à iech, c’est donc avec un plaisir non-dissimulé qu’on a accepté de venir jouer au El Bongo, Ze bar rock n’ roll de la capitale berrichonne à la déco 60’s et tiki tiki. Sauf que là, on oublie le calbut fluo et le collier à fleur, parce que ce qui se passe, c’est qu’il pleut comme vache qui pisse. On s’en fout, on ne joue pas dehors, mais on s’est quand même payé une putain d’averse sur la tronche en route pendant que Charles nous faisait découvrir les plus petites routes du Cher. C’est pas le plus rapide, mais c’est garantie 100 % sans bleusaille. Lolux, qui avait préféré faire cavalier seul sur l’autoroute n’a pas eu cette chance. Il a eu droit à la « Gendarmerie nationale, z’avezlespapiersduvéhiculesilvousplait » avec foutage de gueule sur sa photo de permis de conduire (il faut dire qu’il est plutôt bonne sur son permis !). Ce qui nous a valu une séance de « Et toi, vas-y, fais voir ta gueule sur ton permis ! Whoua la tronche, regarde, j’ai la même ! ».
Finalement, on est tous arrivé, on a fait une balance, on a pris l’apéro, on a papoté, on a mangé (ouch ! et on a même super bien mangé ! Au moins 2 étoiles au Guide Michebop) et on va voir les Tazons pour digérer. C’est bien les Tazons. Pas forcément pour digérer, mais plutôt pour danser. C’est du bon rock avec du punk, de la sueur, de la bière et du sourire dedans. Que du bonheur quoi. A noter une reprise d’I wanna be your chien (les punks adorent ce morceaux, normal !) et un morceau à la mémoire de Joe Strummer (« Joe, c’est ton cœur pas ton âme qui a claqué, c’est ton corps pas la flamme qu’on a enterré ») J’en chialerais ! La bonne humeur et l’alcoolémie du chanteur sont communicatives et l’ambiance est bon enfant. Il y a un peu de monde mais ça reste supportable. Ca pogote plutôt pas mal pour un mercredi soir.
Le temps d’écouter un album des Cramps en réinstallant le matos et on prend la suite. C’était pas le concert du siècle mais l’ensemble était plutôt correct. A part
Lolux qui a fait plein de trucs bizarres, à tel point qu’on se demandait parfois s’il jouait vraiment la même chose que nous. On a dépucelé le petit dernier (non, je ne parle plus de Lolux) : un morceau avec plein de poésie dedans qui s’intitule « Putain de chanson ». Il est bien passé et je suis content parce que je l’aime bien. En guise de rappel, on a fait un petit set des Clache pour faire plaisir au patron (Mister Mike Turner, bien connu des noctambules orléanais pour ses animations DJesques lors des Fiestas Boogaloo) : 8 morceaux. Bonne prestation. Le public a visiblement apprécié et nous aussi, surtout qu’on n’avait répété ça que 2 jours auparavant. On a terminé comme d’hab’ sur White riot avec Olive Tazons, venu achevé ses cordes vocales avec nous. A noter qu’on avait amené Arnaud de l’asso Ange 13 qui nous a filmé sur scène, à table, dehors, dedans, en balance, en train de boire de la bière et qui a aussi interviewé plein de gens dans la rue à 2 heures du mat’.
Après ça, on s’est rafraîchi, on a causé sur le trottoir, on a rangé le matos et on a traversé la nuit berricho-solognote pour rentrer chez nous roupiller un peu. Pour ma part, je crois même que j’ai commencé en chemin. On a laissé Yann sur place avec Titou (le traître !) et Pièt (un subtil croisement entre Achille Zavatta et Maître Kanter) et j’ai bien peur qu’ils soient encore tous en train de descendre des demis à l’heure qu’il est. Ils sont forts ces berrichons !
Play list Carlito’s car : Wampas, Prouters, Wunderbach, Edouard Nenez.

– Mes souliers sont rouges.
– Les miens aussi.

Bonne nouvelle : les Tazons ne font pas que boire : ils mangent aussi !

Mister Mike T

Mister Arnaud R.

Un Tazon glabre et lunetté

2 tazons poilus

De droite à gauche :
– Regarde là haut
– Où ça, j’vois rien
– Ho oui !

Il y avait longtemps qu’on avait pas fait la traditionnelle photo d’adieu :
Bop + Judas + Mike T + Arnaud R.

Un festival rural au mois d’avril, on gardait un souvenir humide de nos expériences berrichonnes en la matière, mais l’organisation nivernaise s’est révélée d’une efficacité redoutable. Grand chapiteau, backstage en forme de salle des fêtes et contest de sk8 (NDT : concours de planche à roulettes) dans l’après-midi. On est arrivé sur le site à peu près à l’heure. Le temps de se poser, de prendre un petit café (voilà une information intéressante. D’ailleurs, pour les aficionados culinairistes, sachez que Charles, que le café rend nerveux, a préféré manger de la salade composée et une tranche de rôti), de se faire une petit balance et hop, on se trouve un coin peinard pour relancer le
bouffe ? Oui, bah, là aussi on s’est fait técla. Bon, on ne va pas passer tout le compte-rendu là-dessus. On est quand même là pour parler musique, non ?!?
Musicalement, ça été plutôt correct malgré l’heure tardive et les problèmes techniques : pas de retour pour Lolux, panne d’ampli pour Yann, panne de voix pour Gob et panne de jack pour moi. En bon démagos, on a pesté contre le CPE et on a traité de Villepin, de Robien et de la Villardière de jolis noms d’oiseau (je sais, Bernard de la Villardière n’y est pour rien dans le CPE, mais ça m’a fait rire). Rien de plus à déclarer. De toute façon, ça fait une semaine, je ne me souviens plus de rien.













Et encore un petit week-end à la cool avec plein de gens sympas. On peut même dire qu’à 2 exceptions près, c’était un week-end top cool ! Je vous passe les détails du voyage, mais je signale quand même qu’on est arrivé à l’heure au Chaudron (ne pas confondre avec la Marmite à Preuilly !), une grange bien aménagée mais aussi bien planquée au fin fonds de la campagne auboise. Il y a des champs à perte de vue, une légère brume et même des moutons. Je connais un trio essonnien (que je ne citerais pas) que cette vision bucolique aurait fait fuir, mais nous on aime bien ! La sono est déjà montée et Fred, le destructeur de tympan local chevelu mais néanmoins sympathique nous attend de pied ferme. C’est de circonstance (la ferme, pas le pied … encore que … on en reparlera). On a à peine le temps de se rafraîchir que les Skalopes arrivent. On pécho leur batterie et on se fait la balance fissa, car on a rencard sur Troyes pour une interview à radio Campus. Le temps de prendre un pack de bière et de se faire flasher par les bleus à 71 km/h en agglomération et nous voilà la tronche dans les micros, prêts à raconter moult conneries et répondre aux très intéressantes questions de Sabrine. Mr Popoche from Trauma social est là aussi pour nous surveiller et dire des gros mots dans le poste quand on est trop sage. Et c’est ce que nous faisons pendant une bonne heure et ça nous a bien fait rire. Et oui, on est comme ça, on dit des bêtises et on rigole à nos bêtises. C’est une sorte d’autarcie humoristique qui est très utile, surtout quand on joue régulièrement avec des groupes de banlieue. Je me comprend …
en même temps que 5-6 pogoteurs qui avaient fui lors de notre combat inégal contre EDF. Pour la peine (et la mienne surtout) et pour les fatiguer un peu, on leur balance Camarade B. en bonus track. Bin on n’aurait pas parce que ça m’a fait faire des petits bonds et que pour mon dernier petit bond, je suis retombé sur une sorte de brique qui maintenait la grosse caisse. Clic-clac ! Et une entorse pour Bastos ! Ca tombe bien, on a un concert mardi prochain ! On finit quand même le concert avec un petit Ludwig en rappel. De toute façon, l’entorse quand c’est chaud, ça va encore.









