Samedi 26 avril : Orléans : Bar le Metallic avec Vodkat Mitch et Alkatraz Bakounine
Concert exceptionnel ce samedi à Orléans et pas seulement à cause du retour tant attendu du soleil et de la chaleur, ni parce que c’était notre 1er concert au Metallic, dernier bastion local du rock bruyant, ni même parce qu’on partage l’affiche avec 2 groupes 100 % berrichon canal 36. Non, l’évènement est interne au groupe puisqu’il s’agit du dernier concert de Gob pour cause de retraite, les 41 … pardon 14 annuités étant atteintes. Pour la peine, on a révisé quelques vieilleries, mais n’allons pas plus vite que la musique (ça nous arrive suffisamment souvent sur scène) et reprenons les hcoses où nous les avions laissées, c’est-à-dire juste avant le début ! On déboule les uns après les autres comme prévu au rade entre 18 H 30 et 19 H. Les Vodka Mitch et Alkatraz Bakounine sont là depuis peu et ont préféré nous attendre pour décharger le matos et surtout l’emmener dans la cave, accessible périlleusement après environ 14 kilomètres de couloirs, escaliers et autres pièges médiévaux. Notre réputation de sportifs de haut niveau nous a précédé alors on s’y colle, en pensant avec désespoir qu’après le concert, il faudra tout refaire dans l’autre sens ! Motivés, motivés, comme disent les toulousaings. Quand tout est en bas, on laisse les berrichons s’installer et balancer et on va papoter avec les copains qui passent ou qui s’arrêtent. C’est ça que j’aime bien quand on joue à la maison, je peux venir au concert en vélo et on retrouve plein de potes et potesses, dont la fine fleur de l’intelligentsia punk rock du Loiret (Alard H, TNT Punk, Rem sans ses Courbarians, K’rol la Kaliboutcho queen, P’tit Luc …) et quelques exilés (les Pogomarto, venus négocier avec not’ beau Zéric la sortie de leur futur album chez Trauma social (je n’ai pas tout suivi de la discussion, mais je pense que c’est en bonne voie. Ca lui permettra de renflouer le déficit de notre 45 tours. Bien joué Grand Z !). Ab Fab du bonheur et Titou et Madame ont aussi fait le voyage). Malheureusement, ce samedi à l’Astro, il y a aussi la fameuse soirée Bougaloo organisée par les filles de l’Agence Snake Bike, ce qui fait que pas mal de veilles connaissances ont plutôt choisi d’aller twister alors que les conjoints des Snakeuses faisaient baby sitting. On a quand même réussi à rameuter une soixantaine de vauriens de tous âges, ce qui correspond plus ou moins à la contenance de la cave du Metallic.
Bon, où est-ce que j’en étais ? Je ne sais plus. Alors parlons musique. Alkatraz Bakounine a commencé. Ce sont 2 jeunes punks, chant et guitare, qui font du punk à
boite à rythme. Ca fleure bon le Banlieue Rouge du début. C’est simple, bien joué, engagé, bien punk, un peu rock n’ roll, bref, c’est que du bonheur. Le genre de groupe qui te redonne presque espoir dans la jeunesse ! Un peu moins jeune mais tout aussi vigoureux, Vodka Mitch a balancé son rock énervé. Et c’est vraiment ça Vodka Mitch, du rock énervé avec du bon esprit, de la bonne humeur, de la sueur, de la gentillesse … mais énervé quand même. Un set carré et efficace et une reprise de Tokyo Yaki des Wampas en rappel. Finalement, notre tour arrive. L’absence de fumée et un ventilateur salvateur rendent l’atmosphère vivable et c’est tant mieux. On arrive tant bien que mal à tous trouver une place sur la petite scène et on attaque ce dernier pogo à Orléans sur une reprise de Rien n’a changé de la Souris Déglinguée (sorte de cigarette du condamné de Gob). La suite est assez classique, avec quand même les 4 morceaux du 45 tours à venir, dont un massacre en règle de « Ton survet’ ment ». Pour sa dernière, Gob se paie la plupart des présentations de morceaux, dont un moment d’anthologie sur Clémentine Mécanique avec une parabole rhétorique (je crois que ce concept n’existe pas mais je trouve que ça sonne bien) entre Rachida Dati et Stanley Kubrick. Le public est chaud comme la braise et déboule régulièrement de façon aussi approximative qu’imprévue sur scène. C’est chaud pour nos chicos et ça mérite une attention de tous les instants. On arrive quand même à enchaîner, Gob fait son discours d’adieu sur 2 heures moins quart et on a droit à un vrai rappel (« Allez, jouez, bande d’enculés ! ») ce qui nous permet de jouer Julien Lepers (ce qui n’a pas du rajeunir not’ Zéric car il fut un temps où il montrait son fondement à chaque fois qu’on jouait ce morceau dont le refrain scande avec beaucoup de finesse « Allez Julien montre-nous tes fesses, allez Julien montre-nous ton cul !) et les Maudits du rock. Merci bonsoir.
Ensuite ? Et bien, comme d’hab’, on a papoté, rangé et papoté. J’ai laissé Gob aux bons soins de Lolux et du patron du Metallic derrière le rideau de fer vers 3 heures du mat’ et les seules nouvelles que j’ai eu depuis, c’est un mel de Lolux pour demander qu’on aille chercher son siège de batterie au Metallic. J’espère que ce n’était pas une sorte de code bizarre.
Et voilà. Une page de notre petit livre d’histoire vient de se tourner sur un chouette concert de Brigitte Bop, avec de la sueur et de la bière, des pains et des grands moments, de la bonne humeur et des coups de gueule, du pogo et des cris, des blagues à 2 balles et des guitares saturées, des petits sauts et des courbatures, des potes et des inconnus, du punk et du wack n’ woll, des bons et des mauvais souvenirs mais heureusement avec le temps, il ne restera que les bons. Tchao Gob, et comme disait mon ami Bill Haley : See you later Alligator.

Ca y est, c’est fait ! On n’est plus le seul groupe punk français à n’avoir jamais jouer avec Guerilla Poubelle ! Et grâce à eux en plus car ils ont eu la gentillesse de nous inviter à la 4ème édition de leur festival. Merci à eux, d’autant plus que ce festival avait 2 objectifs clairs : s’amuser entre gens de bonne compagnie et prouver qu’il est possible d’organiser un concert dans une vraie salle de concert à Paris avec 4 groupes électriques + 3 interventions acoustiques + un CD offert à l’entrée, et tout ça pour 10 euros ! Les 2 objectifs ont été atteints pour la plus grande joie du public qui a répondu présent, puisque le concert était sold out, comme on ne dit plus au CBGB. Pour la peine, de notre côté, on est arrivé à l’heure, malgré les sempiternelles frasques automobiles de Charles (l’Ami 8 est encore en rade dans mon jardin) et le plantage du GPS à l’arrivée sur le périph’ (crash.txt toi-même, Bill Gates de mes 2) alors qu’il avait parfaitement fonctionné tant qu’il suffisait de nous dire de prendre l’autoroute et rouler tout droit pendant 70 Km !
commencé à hurler. Et quand on a commencé à joué, ils ont pogoté et chanté et se sont arrêtés à la fin du set de Guerilla Poubelle, près de 5 heures plus tard. Il est de bon ton dans certains milieux auto-autorisés de dénigrer le public ado de Guerilla Poubelle. Pour ma part, à part quelques tee shirts d’Iron Maiden que je trouvais déjà ridicules quand j’avais leur âge, je n’ai rien à leur reprocher, au contraire. Ils étaient souriants, enthousiastes, contents d’être là. Ca bouge, ça vit, ça crie, ça chante et ça nous colle plus la niaque que les quadras blasés et bedonnants qu’on avait eu quand on avait fait la 1ère partie des Nashville Pussy. Donc, portés par cette folie juvénile et le faciès tout aussi accueillant de quelques potos qui avaient aussi faits le déplacement de leur banlieue jusqu’au devant de la scène (un gros paquet de forumeux wampassiens, Bruno Lopez, Florent Trauma, Luconzeweb …), on a plutôt fait un bon concert. Un peu de bla-bla mais pas trop, quelques bons enchaînements, un peu de bière, un peu de politique et beaucoup de sueur, pas trop de pains. On n’a fait que 2 nouveaux morceaux (Le Carton et Clémentine mécanique) et on aurait eu le temps de faire un rappel, mais la sono crew de la Maroq’ en a décidé autrement et quand on a essayé de revenir sur scène, ils avaient déjà coupé les micros. C’est pas grave, il y a encore de quoi faire derrière. On remballe donc directement le matos dans le camion et chacun peut vaquer à ses occupations, c’est-à-dire boire des bières et papoter avec de vieux ou de nouveaux copains, tout en écoutant les blagues de Bruno Lopez. En m’adonnant à corps (et surtout esprit) perdu à cette dernière activité, j’ai raté PO Box et une bonne partie de Dirty Fonzy. N’étant pas un adepte effréné des pouet-pouet et du punk américain, je ne regrette pas trop car on a bien rigolé.
J’ai pu voir Guerilla Poubelle pour la première fois et ça le fait bien. Leur façon de parler et de chercher à faire réagir le public est parfois un peu abrupte mais les morceaux sont redoutables d’efficacité et il est toujours impressionnant de voir une salle entière chanter toutes les paroles de plusieurs morceaux et réussir à couvrir le chanteur. Quand je pense que je suis déjà tout émoustillé quand j’aperçois quelqu’un dans le public qui remue ses lèvres vaguement comme moi ! A noter que c’était Chester et Cha qui assuraient les dessins sur scène, mais que Jokoko tout bourré est quand même venu hurler sur quelques titres à la fin du set. Il parait enfin que Bruno Lopez a slammé, mais je l’ai raté !
faut de retard. Après une heure et demi de route humide dont je n’ai absolument aucun souvenir, on arrive à la salle. On retrouve avec plaisir les Bras Cassés, quelques tronches fatiguées croisées la veille et les J’aurais voulu qu’on avait pas revus depuis une paie. On vide le camion et on se lance dans la découverte d’un nouveau jeu : le palet vendéen. C’est un peu comme la pétanque mais les boules sont plates et vachement moins lourdes et on peut jouer à l’intérieur, ce qui se révèle parfait car le temps est à la pluie et nos métabolismes proches de l’état d’huître anémique, sauf que nous, on n’aime l’eau que dans le Pastis. Après quelques parties et une balance / répét’, on a droit à l’apéro et encore une bonne bouffe en compagnie des Yvette Murder, avec qui on accroche immédiatement. Il faut dire que le chanteur Mathurin est une espèce de Bruno Lopez, donc on s’en paie une bonne tranche. On retrouve également avec plaisir Mr et Mme Zéric, Vincent Mass Prod et quelques dignes représentants de nos désormais vieux potos skins n’ punx d’Angers. Côté musique, ça commence avec Zantaf, du punk rock mélodique chanté en français, entre Elmer Food Beat et les Ramones. Une bonne entrée en matière. Les Yvette Murder and the Fanatics, eux, c’est simple, il ne font que des reprises des Ramones. Un tribute band, mais avec un nom garage. Et ils le font bien. La batteuse joue très bien et fait les mêmes grimaces que le vrai. Le bassiste n’a pas un tour de taille de punk rocker new-yorkais héroïnomane mais ça ne l’empêche pas de grimper sur les enceintes. Et le guitariste chanteur assure bien au niveau de la voix et nous rappelle que Joey Ramone n’était pas qu’un grand branleur myope et chevelu mais aussi un foutu chanteur. Mais attention, amis mélomanes, n’oubliez quand même pas que cette musique rend stupide !
Quand notre tour est arrivé, le public commençait à bien remplir la salle. On avait décidé d’enchaîner et je crois que c’est ce qu’on a fait. L’ambiance était une fois de plus plutôt bonne, à part 2-3 relous casse-couilles bien connus des services de renseignements et que le SO psycho à tronche de tueur a finalement réussi à calmer avant l’inéluctable pugilat. Un concert correct, même si on a parfois un peu trop privilégié le visuel. Ca arrive. Souvent. D’ailleurs, on a eu un coup de main (si je puis dire) pour le visuel par l’intrusion d’un camarade tout nu et tout tatoué sur je ne sais plus quel morceau. J’aurais voulu a fini la soirée de fort bel manière avec leur punk rock avec pas mal de street punk dedans. A noter une chouette reprise de Renaud : La bande à Lucien. Après moult bavardages, discutages et racontages, on a plié le matos et on a rejoint le lieu de l’after : le local de répét’ des Bras Cassés. En fait, c’est un immense bâtiment qui servait à l’élevage des lapins, découpé en 2 grandes pièces : le local de répét’, transformé en immense dortoir pour l’occasion et le salon / salle à boire et manger / salle de palet. Arrivés les premiers, on s’est évidemment entraîné au palet en écoutant les Bérus, ce qui fut fort utile mais pas suffisant pour la suite de la nuit, notamment pour Yann et Lolux qui ont su prouver leur bravoure et leur fierté sologo-berrichonne en se faisant tailler en pièces à ce sport une bonne partie de la nuit. Il faut dire que quand le reste de la troupe des organisateurs (au moins 30 garçons et filles tous plus sympas les uns que les autres) nous a rejoint, ils ont tout de suite provoqués les champions locaux. Bien joué. On a donc passé une bonne 2ème partie de soirée au milieu de nos charmants hôtes. On est allé se coucher les uns après les autres entre 4 et 7 heures du mat’.








On a rejoint la plaine angevine sans encombre (je crois que j’ai dormi) et on s’est arrêté quand une bande de zazous agroupés devant un bar nous ont fait signe en reconnaissant le Vitolux (pratique le DVD !). Coup de bol, ce n’était pas une bande de Hell’s pestant contre la nouvelle interdiction de fumer dans les bars, mais bien les sympathiques Bras Cassés. Ce sont eux qui organisent le concert du samedi et qui nous ont trouvé celui du vendredi soir sur la route. Trop forts, comme dirait ma fille. On fait également connaissance avec les patrons du Ganesh, en l’occurrence Carl (également batteur des Vilains Clowns) et sa dame. Hormis les affiches de Motorhead et d’Exploited et la sono qui crache Parabellum et les Ramoneurs de Menhirs, le bar est assez classique. Le fond de la salle est libre, alors on y entasse tranquillement nos amplis et les Bras Cassés font une petite balance. Puis, on recommence à papoter en mangeant des la charcutaille (pâté et riaults locaux, vous demanderez à Yann, ils vont en fera des poèmes !) et des lasagnes. Une petite goutte pour faciliter la digestion et les Bras Cassés vont officier. Du bon punk rock chanté en français, façon Sheriff et aussi Perfusés sur certains morceaux (enfin, je trouve). En plus, ils ont le look qui assure ! Leurs supporters les ont suivis et l’ambiance est vraiment agréable.