Vendredi 29 juin : Preuilly : Guinguette de la Plage : avec Les Tazons
Guinguette de Preuilly is not dead ! Notre précédent visite en cette sympathique Guinguette des bords du Cher (la 3ème en 3 ans) à l’été 2006 devait être la dernière pour cause de fermeture de la boutique. Que nenni ! Le berrichon est tenace et Jean-Luc, le maître des lieux et homme de goût puisqu’il nous a mis en photo sur sa nouvelle carte des menus, a décidé de ne pas ranger le tablier. Conséquence logique, nous revoilà. Comme d’habitude, le public était plutôt clairsemé (doux euphémisme), malgré la présence fort remarquée car remarquable des fabuleux Tazons, the only band that matter in eul’ Berry. A ce stade du récit, il convient de préciser que nous avions programmé une mini-tournée berrichonne de 2 dates avec Les Tazons. Malheureusement, le show du samedi à Saint Amand Montrond (les connaisseurs apprécieront. Pour les autres, le qualificatif de « trou paumé » devrait suffire à résumer l’activité économico-touristico-culturelle locale) a été annulé. Nous nous contenterons donc d’une demi-mini-tournée et de quelques tournées de demis. Mais vous me direz que je parle depuis 20 lignes et que je n’ai toujours pas évoqué le concert … et vous aurez raison ! Il faut dire que sur ce point précis, qui est pourtant le cœur de cible de cette rubrique, mais qui s’apparente aujourd’hui plus à de la prose masturbatoire beigbedienne. Hors donc sur ce point précis, je n’ai pas grand-chose à dire. Les Tazons ont joué en premier juste après l’excellent dîner, ce qui nous a permis de digérer un peu
tranquillement. Le calme du public n’a pas empêché les berruyers poilus de balancer le rock n’ roll provincial qui fleure bon la rage et l’humour potache. Les Tazons, c’est bon et si t’aimes pas … et ben c’est celui qui le dit qui yeah !
Le public n’était pas plus nombreux et à peine plus excité quand on a joué, sauf sur la fin où on a eu droit à un pogo acrobatique façon mêlée France-Angleterre. Pour le reste, je ne suis même pas capable de vous dire si on a bien ou ma l joué. Je ne suis même pas sûr qu’on ait joué. Ha si, j’ai des photos ! Enfin, le plus important, c’est que une fois de plus, on a passé une bonne soirée avec Titou et Igor et Les Tazons.
Play list du Vitolux : Les Prouters, Les Prouters, Les Prouters, tribute aux Ludwig

Notre première fête de la musique de l’ère After ze Carreau des Halles, notre bar d’accueil habituel pour cet évènement néo-Jacklangien. Devenu bar à cocktail, le dit-rade a préféré miser sur une ambiance dance floor sucrée. C’est en tout cas ce que m’ont raconté ceux qu ont osé transgresser la nostalgie en passant sur les lieux en ce premier jour de l’été. Et nonobstant leur état d’ébriété et le fait qu’ils mangeaient des saucisses frites à 22 H 56, je les crois.
aux RNCS qui se la donnait juste à côté, de l’autre côté du car de CRS. Ils jouaient lentement et parlaient politique. Je me demande même si c’étaient vraiment les RNCS ?
potes, de vieux rockers locaux, de connaissances personnelles de chaque membres du groupe (famille, collègues de travail, amis, instit’ des enfants) et d’inconnus. Mais tous partagent avec nous ce même moment de bonne humeur, de bruit, de sueur et de déconnade, et je vous assure que de notre place, on peut voir dans les regards de tous qu’il se passe quelque chose. Et qu’est-ce que c’est bon !
Et bien, pour un premier concert de l’ère Sarkozy, c’était pas si mal. Bon, je vais vous la faire court, car c’était il y a plus d’une semaine (et oui, comme disait ma grand-mère, il y a du mou dans l’update) et j’ai toujours eu une mémoire d’escargot. A propos d’escargot, je dois avouer qu’on a un peu flippé vers 16 heures, quand un orage façon Apocalypse selon Saint Grêlon sur ta gueule a ravagé notre belle campagne UMPiste, surtout qu’on avait rencard à 17 heures pour la balance. Mais heureusement, à l’heure dite, le calme était revenu. Mais je vous entends déjà ricaner : « Ha ça, les punks de province, l’eau, quand elle est pas dans le Pastis, ça leur fait peur ! » et je vous arrête tout de suite et je précise : le concert était en extérieur. « Ha d’accord, on s’excuse »; Bon ça va pour cette fois, mais que je ne vous y reprenne plus et revenons à nos escargots. Le calme est donc revenu, on a pu balancer et ensuite discuter avec les potes et les potesses qui sont arrivé(e)s au fur et à mesure. Cette météo néo-fasciste n’a pas empêchée le public de venir fêter dignement l’ouverture de cette 13ème édition du festival de Cannes … et de Défi, pardon et c’est une fois de plus en levée de rideau (pour ne pas dire en vedette américaine) que nous avons sévi, c’est à dire aux alentours de 19 H 30, heure délicieusement apéritive où l’eau vient troubler le Pastis (que vous évoquiez tout à l’heures, tas de mécréants) et nos guitares
troubler le silence rurbain (celui-là, pour une fois, ce n’est pas moi qui l’ai inventé) !

Ca sonne faux ? Vous n’y croyez pas ? Ben vous avez raison. La vérité, c’est qu’après le 21 avril, il y a eu le 22 avril, c’est-à-dire, pour les adeptes d’Alzheimer, le 1er tour des Présidentielles. Et qu’à 20 heures, le quarté donnait dans l’ordre (si j’osais, je dirais même dans l’ordre juste, mais je n’ai pas le cœur à la gaudriole), la droite dure, la gauche molle, le centre mou et les nazis. Autant vous dire qu’après ça, je n’avais pas la tête à compte-renduer cette pourtant fort sympathique soirée berrichonne. Le temps de digérer ces résultats, d’admettre définitivement qu’on vit vraiment dans un pays de cons et de me faire à l’idée qu’à 35 ans révolus, j’allais devoir voter soic … sicia … socio … socialiste (putain, j’ai même du mal à l’écrire) pour la première fois et hop, nous revoilà à nouveau sur les planches berruyères. Ajouter à ça mon ADSL qui déconne, mon ordi chez le docteur et une semaine de vacances et vous aurez plus ou moins les véritables raisons de regroupement de compte-rendu.
petits (ha, non pardon … pas les petits) ,les fachos, les centristes, la Turquie et plus généralement tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, tout cela va disparaître et on pourra enfin vivre heureux dans un pays beau, propre et lisse comme un présentateur de TF1.











