Vendredi 4 janvier : Longué-Jumelle (49) : Bar Le Ganesh : avec Les Bras Cassés
Premier week-end de l’année et premiers concerts de l’année ! 2008 commence plutôt bien : 2 soirées très agréables avec plein de bons groupes et des tonnes de gens plus sympathiques les uns que les autres. Vive le rock ! Par contre, un agenda familial chargé cumulée à une fainéantise innée m’on amené à pondre ce compte-rendu 2 semaines après le dit week-end. Et comme j’ai une mémoire de fourmi diabétique, ça risque d’être light. Que celui qui n’a jamais dit : « boaf, je le ferais demain » me jette la première canette. Sur ce, place à la prose.
On a rejoint la plaine angevine sans encombre (je crois que j’ai dormi) et on s’est arrêté quand une bande de zazous agroupés devant un bar nous ont fait signe en reconnaissant le Vitolux (pratique le DVD !). Coup de bol, ce n’était pas une bande de Hell’s pestant contre la nouvelle interdiction de fumer dans les bars, mais bien les sympathiques Bras Cassés. Ce sont eux qui organisent le concert du samedi et qui nous ont trouvé celui du vendredi soir sur la route. Trop forts, comme dirait ma fille. On fait également connaissance avec les patrons du Ganesh, en l’occurrence Carl (également batteur des Vilains Clowns) et sa dame. Hormis les affiches de Motorhead et d’Exploited et la sono qui crache Parabellum et les Ramoneurs de Menhirs, le bar est assez classique. Le fond de la salle est libre, alors on y entasse tranquillement nos amplis et les Bras Cassés font une petite balance. Puis, on recommence à papoter en mangeant des la charcutaille (pâté et riaults locaux, vous demanderez à Yann, ils vont en fera des poèmes !) et des lasagnes. Une petite goutte pour faciliter la digestion et les Bras Cassés vont officier. Du bon punk rock chanté en français, façon Sheriff et aussi Perfusés sur certains morceaux (enfin, je trouve). En plus, ils ont le look qui assure ! Leurs supporters les ont suivis et l’ambiance est vraiment agréable.
Ensuite, on a fait un concert correct, même Charles qui peine à se détacher d’une grosse crève qui lui colle au pif comme un vieux chouine gomme à une Creepers et qui se fait des rails de Doliprane depuis le début de la semaine. On a dû jouer plus d’une heure et demi à cause de Carl qui ne voulait pas qu’on arrête. On a raconté pas mal de conneries. Le pogo, dans le plus pur style Candeloro, a même fait valdinguer une enceinte, mais est toujours resté correct. Bonne accueil, bonne ambiance, bonne humeur et donc forcément bonne soirée. Après la musique, les bras Cassés n’ont pas trop traînés pour rentrer chez eux (1 H 30 de route) car le lendemain, ils doivent gérer l’organisation du concert dès 9 H du mat’. Nous, on continue à papoter jusqu’à 4 heures et quelques et on va finalement se coucher juste au-dessus du bar.

Les Bras Cassés on stage

Lors de notre dernier réunion / voyage retour en Vitolux, on s’était dit qu’on n’avait pas de concert prévu en décembre et que ça serait bien d’essayer de trouver un truc sur Paris. Deux jours plus tard, Géro, jeune squatteur essonnais frappait à notre boîte Gmail pour nous proposer cette soirée en banlieue sud, et avec les Garage Lopez en prime. Que du bonheur ! Seul hic, Charles est bloqué sur Orléans et devra nous rejoindre sur place au dernier moment. C’est donc le cœur léger, le Vito chargé et sans Charles qu’on rejoint la banlieue parisienne. Le temps est gris, les jours sont courts, les marchés de No Hell fleurissent à tous les coin de rue, la banlieue nord sort à peine des flammes et Sarkozy veut nous faire travailler plus pour consommer plus : les conditions idéales pour un bon concert de punk rock dans un squat.
même réussi à résister aux Garage Lopez cherchant à prouver à l’assistance qu’il est possible de rajouter une section cuivre sans cuivre (ça fait paaaa papa pa pa paaaa) sur tous les morceaux du monde ! Et ça marche !!! A noter une reprise d’Heyoka. C’est pas si souvent. A l’instar des autochtones, l’ancienne pizzeria devenue squat commence à se remplir petit à petit quand les Lopez passent du public à la scène, montent le volume des amplis et balance la purée. La dite purée étant constituée d’une couche de speed (en général 3 morceaux enchaînés) et d’une tartine de grand guignol. On a eu droit à des reprises qu’on avait jamais entendues : These boots … de Nancy Sinatra, presque aussi speed que les Meteors, De quel droit des Prouters et Little Sister de je ne sais plus qui mais on s’en fout. A la fin du show, notre Charles n’étant toujours pas arrivé, ils ont balancé des reprises à la con, genre Téléphone, puis ils ont laissé la place aux Bleeding pigs revenus faire quelques morceaux et pour finir, Géro and co, les sympatiques organisateurs nous ont gratifié d’une reprise de Nuit Apache, des défunts BxN … avec Henri Lopez à la batterie ! On aura tout vu !
Finalement Charles arrive. On installe notre matos et vas y que je te pousse. L’ambiance est bon enfant, le pogo n’est pas trop marto mais bien glissant (comme dit le fameux adage punk portugais : carrelage + bière = équilibre précaire) et nous, on a bien envie de s’amuser. 2-3 feintes genre « bonsoir, ce soir vous avez de la chance, on est les Rita Mitsouko » pour montrer qu’on est bien dans l’mouv’. Les nouveaux morceaux passent comme une lettre à la Poste (ou une mini-moto dans une calandre de 306, au choix) et on finit le concert avec Bruno Lopez aux chœurs. Pour la peine, on balance 2 fois Garagiste (notre version d’Ouvrier des Garage Lopez) et 2 fois Camarade B. (à cause de Charles qui avait raté la 1ère parce qu’il changeait une corde cassée). Bref une putain de soirée et un joyeux merdier plein de vie, de sueur, de bonne humeur et de bière en boîte dans cet océan de grisaille hivernale et UMPiste. Et il y en a qui se demandent pourquoi on fait du rock !
On déboule tous à 17 H 30 après le taf pour décharger la matos qui n’a pas eu le temps de quitter le camion. Le concert aura lieu à L’astrolabe, dans la salle du bar (pour un mardi soir, c’est plus raisonnable) qui contient 250 personnes. Le temps de dire bonjour aux zinzézozotres et on attaque la balance avec notre pote Jean-Paul à la sono. On a même le temps de répéter un peu les derniers morceaux pendant que Jean-Paul finasse sur les mediums. Ensuite, direction backstage avec chips, bières fraîches et connexion wifi. On profite de cette débauche de luxe pour modifier la liste des chansons sur ordi et on va l’imprimer dans les bureaux. Ca a quand même du bon les salles de musiques amplifiées payées par l’UMP !


avec les 218 troquets) pour récupérer Nico et la sono. Puis on file sur Bourlon. La campagne sous la pluie dans le crépuscule est aussi joyeuse qu’un suicide aux cachetons périmés mais l’arrivée à bon port réchauffe le cœur, le corps et le foie : une place, une église et 2 trocsons. Après le café du stade hier, nous voilà au Café des sports. Ca va être fatiguant, d’autant plus qu’on renoue avec la tradition du patron de bar nordiste à laquelle nous avait habitué les M 26-7 : Vincent (c’est son nom) est super sympa et sert les demis plus vite que son ombre et des doses de whisky à faire vomir un cheval (mais pas Gromil M 26-7 !!!). Il y a une salle à l’étage avec de quoi se remplir la panse dans laquelle on réalisera une auto-interview façon Ardisson-tête de con, disponible sur Pixpunks. La déco est faite d’affiche de concours de belote, drapeau de Che Guevara, calendrier Maximale, Une de l’Equipe avec Zidane et poster de Renaud ! Quant à la bande-son, c’est LSD, Ludwig et Vieilles Salopes. La Classe ! Comme il se doit, ça tazonne pour l’installation du matos et l’avis général est : « on va pas se faire chier à faire une balance ». Les autres M 26-7 arrivent au fur et à mesure, ainsi que les habitués du lieu et quelques punk-rockers : mixité sociale, bière pression et rock n’ roll. Qu’est-ce qu’on est bien ici !!! Les M 26-7 jouent ce soir sans Yannick, leur 2ème guitariste qui a préféré retourner à Caudry (quand je vous dit qu’on voit des trucs bizarres dans le Nord) joué avec son autre groupe, tendance metal lourd. Du coup, Nico n’est pas très bourré et donc pas très à l’aise. Nous, évidemment, ça nous amuse. Par contre, Max le jongleur, bien que fort palichon, est de retour. Le public est peu nombreux et assez calme. La blague de la soirée consiste à réussir à
placer l’expression « comme ta femme » le plus souvent possible et avec le plus mauvais goût possible. Et ça aussi, ça nous amuse énormément ! Le set des M 26-7 est propre et sans (trop de) bavure et on décide de leur piquer un de leur nouveaux tubes : Y’a pas de boulot. Une affaire à suivre. On prend la suite et au bout de quelques morceaux, la salle se vide. On pense qu’on devait peut-être jouer un peu trop fort, mais on ne se baisse pas pour autant. Et puis quoi encore. On tente quand même de rattraper quelques spectateurs jusque devant le bar en allant chanter à la fenêtre et sur le pas de la porte, mais ça ne sert qu’à amuser ceux qui avaient décider de rester … et c’est déjà ça ! Tant pis pour les autres, ils auront raté une fin de concert assez apocalyptique : Un massacre des paroles de Bankrobber, une version à rallonge de Jesus Lizard avec 1 couplet de Marche à l’ombre de Renaud et 3 couplets de c’est un fameux 3 mâts fin comme un oiseau, hissez-haaaauuuuut Santi-a-ano (j’vous raconte pas la gueule de la section rythmique !), Nico chante avec nous, grimpé sur le bar pendant que d’autres copains viennent squatter nos micros (et accessoirement exposer leur anus) sur Julien Lepers, les reprises des Ludwig et de Renaud et que Charles s’acharne à renverser par terre les bières dont nous abreuve le patron (« on ne joue pas avec la nourriture !). Ca se termine sous forme de bœuf plus ou moins réussi de chansons des Bérus, d’OTH, des Cadavres et des Rats et quand ça devient trop pathétique, on pose les instruments et on braille des chansons paillardes et des chansons de Tulaviok. Je suis d’accord avec vous, la différence est assez mince. Après ça, l’alcool a continué à couler à flot dans certains gosiers, Lolux a joué à « Fight Club et Bruce Lee sont dans un bar dans le Nord. Fight Club passe par la fenêtre. Qu’est-ce qui reste ? » avec ses anciens et ses nouveaux copains. Puis il a continué dans le camion. Et encore chez notre Fab’ sweet Fab’, pour finalement raccrocher les gants vers 6 heures du mat’. Bonne nuit les petits, le spectacle est fini.
















