Concerts 2007

Vendredi 9 novembre : Caudry : M 26-7 et The Big Knockover

M 26 7 à CaudryChaque voyage dans le Grand Ch’Nord chez nos potos des M 26-7 est synonyme d’expériences aussi inédites qu’exceptionnelles. Ce week-end n’a pas dérogé puisqu’on a vu : un patron de bar pas sympa, des nordistes (Nico M 26-7, Fab’ Betizfest …) à jeun après 21 H, des décorations de bars assez surréalistes et des combats de catch façon western. Mais comme disait mon ami Dieu un lundi matin, commençons par le commencement. Si on met de côté, les insupportables poids lourds, les tâcherons du volant et les embouteillages franciliens, le voyage s’est plutôt bien passé et on est carrément arrivé à l’heure et en même temps que les M 26-7 au Baron aka Le café du Stade. Après les retrouvailles viriles mais correctes de rigueur, on boit un coup et on installe le matos tranquillos en matant des clips d’Epitaph du 20ème siècle. La déco du lieu est sympa mais pas le patron qui a l’impression d’être le fils de Mère Thérésa et de Bob Geldof en nous offrant généreusement 4 boissons et un quart de pizza chacun. Nous, on s’en fout, on est habitués à ce genre de traitement, mais pas les copains du Nord. Du coup, on est obligé d’aller pécho des rebis à Intermaché, où Nico échoue lamentablement en essayant de me faire le coup de la panne.
Le concert commence vers 20 heures car il faut arrêter la musique à 23 H 30 maxi, ce qui nous convient parfaitement pour un vendredi boulot/Vito/bistrot. Ca commence avec un groupe du coin qui fait son premier concert. Ils font des reprises de groupes ricains que je ne connais pas, sauf un truc de Rancid. Ca ressemble plus à une répé qu’à un concert, mais il y a de la bonne humeur. La bonne humeur continue avec les M 26-7, le meilleur groupe de punk-rock cambraisien du monde. Leur jongleur est absent, mais ce n’est pas très grave car le plafond est bas (cette phrase n’est vraiment pas très intéressante, mais je la laisse car elle comporte quand même 2 informations primordiales). annonce concertLes M 26-7 ont fait un bon concert, avec quelques nouveaux morceaux aussi tubesques que les anciens. Je suis allé poussé la chansonnette avec eux sur 7 H 23 et les autres Bop ont fait rien qu’à embêter le batteur en lui mettant des trucs sur la tête et en lui enlevant ses lunettes pendant qu’il jouait. Je vous l’avait dit : que de la bonne humeur. Ensuite, on a aussi balancé quelques morceaux. On a eu des problèmes de sono qui se sont arrangés quand on a viré Nico de la console. On a fait une présentation stupide des musiciens et Nico est venu chanter Julien Lepers avec nous pour finir ce concert dans le bon goût … et la bonne humeur. Après ça, le patron nous a fait rapidement et clairement comprendre qu’il ne fallait pas envisager de faire traîner l’after chez lui, donc on a plié, rangé et on s’est arraché Direction Cambrai chez Fab’ Betizfest pour finir la soirée calmement autour d’une bonne bière en écoutant le dernier Ministry.

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Samedi 13 octobre : La Châtre : London’s club

Brigitte Bop sur scèneUne petite virée dans le Berry profond en ce début d’automne, rien de tel pour tester l’adaptabilité du punk rock au monde rural … et vice-versa !
Le voyage s’est déroulé sans encombre entre Sologne et Berry, autoroute et traversée du Pays de George Sand (le poète, pas le poisson comme le disait mon ami Charles), Opposite et discussions informatiques. Ces subtils mélanges m’ont porté facilement dans les bras de Morphée, malgré la rudesse toute germanique des sièges arrières du Vitolux. Il faut dire que la veille, on avait enchaîné répétition et concert rockab’ du Heavy Trash de John Spencer. Argument jugé irrecevable pour une grasse mâtinée par ma fille de 2 ans et demi le lendemain matin ! Mais revenons back in eul’ Berry. En arrivant au bar, on retrouve Yann et son frangin Titou, esthète lysergique et humoriste berrichon, on prend le godet de l’amitié avec le sympathique patron du London’s club et on prépare le matos. Le bar est une grande salle de billard moquettée et tamisée. On ne va pas être emmerdé par les larsens. On profite de la balance pour répéter les derniers morceaux qu’on va dépuceler ce soir et on file sur la cafétéria du Super U, ouverte uniquement pour nous. C’est vrai que j’ai oublié de vous livrer un détail important de cette soirée : la première partie est confiée à 15 gaillards taillés comme des paquebots (mais presque), tous de bleu moulant vêtus qui ont pour mission d’emmener une baballe à la rondeur aplatie derrière une ligne blanche en évitant autant que possible les 15 vigiles de Marks and Spencer qui veulent faire pareil, mais de l’autre côté. Non, c’est pas du rollerball, c’est juste la demi-finale France – Angleterre de la Coupe du Monde de Rugby.
On mange donc rapidement car le match a commencé et Gob est stressé comme un cadre sup’ de chez Renault. De retour au rade, avec Charles, on change nos cordes pendant que les autres assistent sur grand écran à la défaite du coq face à la rose. Ca ne va pas nous aider tout ça. J’ai connu des premières parties plus B Bop et Titou Scalp 18efficaces pour chauffer une salle.
Enfin, chacun son tour et le nôtre arrive. On a de la place et on en profite. On s’amuse bien, on raconte des conneries et on joue plutôt pas mal. Le public réagit peu malgré de nombreux assauts politico-humoristico-punk rockistes. Il y a quand même une poignée de personnes qui apprécient franchement et les autres ne partent pas. C’est pas si mal, finalement. En tout cas, nous, on s’est bien amusé. On n’avait pas joué depuis 3 mois qui nous ont parus des années et on a replongé dans le bain avec bonheur. On a joué 2 nouveaux morceaux : Le carton et Clémentine Mécanique, qui ont passé leur baptême du feu avec les honneurs. On a un peu malmené la liste prévue, mais le résultat est resté assez cohérent. On a dit du mal de Bernard A Laporte, de Sarkozy (« A l’époque de Marie-George Buffet, les Coupes du monde, on les gagnait ! »), de Rachida Dati et des Rolling Stones. Et on s’est terminé sur des rappels Camarade, medley Ludwig et White riot classiques mais toujours efficaces. Ensuite, on a vendu des badges, des tee-shirts et des disques à des anglais heureux et à des berrichons alcoolisés (et vice-versa). On a discuté avec plein de gens sympas. Et à 2 heures, on a plié le matos et on a rejoint nos terres civilisées ligériennes à travers la nuit et le brouillard, mais en plus rigolo. Lolux a d’ailleurs assuré avec brio l’animation de cette dernière partie en tenant des propos plus ou moins cohérents sur la marche des mondes sportif et du travail et en maravant Gob à moitié endormi. Vitolux Power et see you later, alligator !
Play list : Burning Heads, Les Sheriff (x5)

Concerts 2007

Vendredi 29 juin : Preuilly : Guinguette de la Plage : avec Les Tazons

Photo ClasseGuinguette de Preuilly is not dead ! Notre précédent visite en cette sympathique Guinguette des bords du Cher (la 3ème en 3 ans) à l’été 2006 devait être la dernière pour cause de fermeture de la boutique. Que nenni ! Le berrichon est tenace et Jean-Luc, le maître des lieux et homme de goût puisqu’il nous a mis en photo sur sa nouvelle carte des menus, a décidé de ne pas ranger le tablier. Conséquence logique, nous revoilà. Comme d’habitude, le public était plutôt clairsemé (doux euphémisme), malgré la présence fort remarquée car remarquable des fabuleux Tazons, the only band that matter in eul’ Berry. A ce stade du récit, il convient de préciser que nous avions programmé une mini-tournée berrichonne de 2 dates avec Les Tazons. Malheureusement, le show du samedi à Saint Amand Montrond (les connaisseurs apprécieront. Pour les autres, le qualificatif de « trou paumé » devrait suffire à résumer l’activité économico-touristico-culturelle locale) a été annulé. Nous nous contenterons donc d’une demi-mini-tournée et de quelques tournées de demis. Mais vous me direz que je parle depuis 20 lignes et que je n’ai toujours pas évoqué le concert … et vous aurez raison ! Il faut dire que sur ce point précis, qui est pourtant le cœur de cible de cette rubrique, mais qui s’apparente aujourd’hui plus à de la prose masturbatoire beigbedienne. Hors donc sur ce point précis, je n’ai pas grand-chose à dire. Les Tazons ont joué en premier juste après l’excellent dîner, ce qui nous a permis de digérer un peu Les Tazons on stagetranquillement. Le calme du public n’a pas empêché les berruyers poilus de balancer le rock n’ roll provincial qui fleure bon la rage et l’humour potache. Les Tazons, c’est bon et si t’aimes pas … et ben c’est celui qui le dit qui yeah !
Le public n’était pas plus nombreux et à peine plus excité quand on a joué, sauf sur la fin où on a eu droit à un pogo acrobatique façon mêlée France-Angleterre. Pour le reste, je ne suis même pas capable de vous dire si on a bien ou ma l joué. Je ne suis même pas sûr qu’on ait joué. Ha si, j’ai des photos ! Enfin, le plus important, c’est que une fois de plus, on a passé une bonne soirée avec Titou et Igor et Les Tazons.
Play list du Vitolux : Les Prouters, Les Prouters, Les Prouters, tribute aux Ludwig

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