Vendredi 9 novembre : Caudry : M 26-7 et The Big Knockover
Chaque voyage dans le Grand Ch’Nord chez nos potos des M 26-7 est synonyme d’expériences aussi inédites qu’exceptionnelles. Ce week-end n’a pas dérogé puisqu’on a vu : un patron de bar pas sympa, des nordistes (Nico M 26-7, Fab’ Betizfest …) à jeun après 21 H, des décorations de bars assez surréalistes et des combats de catch façon western. Mais comme disait mon ami Dieu un lundi matin, commençons par le commencement. Si on met de côté, les insupportables poids lourds, les tâcherons du volant et les embouteillages franciliens, le voyage s’est plutôt bien passé et on est carrément arrivé à l’heure et en même temps que les M 26-7 au Baron aka Le café du Stade. Après les retrouvailles viriles mais correctes de rigueur, on boit un coup et on installe le matos tranquillos en matant des clips d’Epitaph du 20ème siècle. La déco du lieu est sympa mais pas le patron qui a l’impression d’être le fils de Mère Thérésa et de Bob Geldof en nous offrant généreusement 4 boissons et un quart de pizza chacun. Nous, on s’en fout, on est habitués à ce genre de traitement, mais pas les copains du Nord. Du coup, on est obligé d’aller pécho des rebis à Intermaché, où Nico échoue lamentablement en essayant de me faire le coup de la panne.
Le concert commence vers 20 heures car il faut arrêter la musique à 23 H 30 maxi, ce qui nous convient parfaitement pour un vendredi boulot/Vito/bistrot. Ca commence avec un groupe du coin qui fait son premier concert. Ils font des reprises de groupes ricains que je ne connais pas, sauf un truc de Rancid. Ca ressemble plus à une répé qu’à un concert, mais il y a de la bonne humeur. La bonne humeur continue avec les M 26-7, le meilleur groupe de punk-rock cambraisien du monde. Leur jongleur est absent, mais ce n’est pas très grave car le plafond est bas (cette phrase n’est vraiment pas très intéressante, mais je la laisse car elle comporte quand même 2 informations primordiales).
Les M 26-7 ont fait un bon concert, avec quelques nouveaux morceaux aussi tubesques que les anciens. Je suis allé poussé la chansonnette avec eux sur 7 H 23 et les autres Bop ont fait rien qu’à embêter le batteur en lui mettant des trucs sur la tête et en lui enlevant ses lunettes pendant qu’il jouait. Je vous l’avait dit : que de la bonne humeur. Ensuite, on a aussi balancé quelques morceaux. On a eu des problèmes de sono qui se sont arrangés quand on a viré Nico de la console. On a fait une présentation stupide des musiciens et Nico est venu chanter Julien Lepers avec nous pour finir ce concert dans le bon goût … et la bonne humeur. Après ça, le patron nous a fait rapidement et clairement comprendre qu’il ne fallait pas envisager de faire traîner l’after chez lui, donc on a plié, rangé et on s’est arraché Direction Cambrai chez Fab’ Betizfest pour finir la soirée calmement autour d’une bonne bière en écoutant le dernier Ministry.

Samedi midi : on se réveille doucement, un petit café et on file à la fameuse Salle des Fêtes de Fontaine Notre Dame (mise en chanson dans un de nos nouveaux morceaux : Highway to punk). On retrouve les fiers M 26-7 en famille. Ils ont déjà installé la salle, fait les courses et monter la sono. On appelle nos moitiés, on apérote et on mange un bout tranquillement. Il fait beau, on a juste le temps d’infliger une correction à nos collègues à la pétanque pendant que les M 26-7 font leur balance. On s’en fait aussi une petite, histoire de dire qu’on n’est pas venu aussi tôt pour rien et chacun comate à droite à gauche. Mais l’esprit sportif et joueur qui nous anime à chaque instant (et Yann qui nous casse les burnes avec ses « allez, on se fait une petite partie ») nous motive suffisamment pour nous déléthargiser (allo, Mr Larousse, j’ai un nouveau mot pour vous) et reprendre les boules à bras le corps (ce qui, il faut bien l’avouer, demande une certaine souplesse). Bien mal nous en a pris, car à l’instar des piles salines classiques, on a tendance à ne pas tenir sur la longueur. Et comme dans le même temps, Lolux commençait à dessaouler de la veille, et bien ce qui ne devrait jamais arriver arriva :
punk hard core façon Tagada Jones. Brutal et efficace. Mention spéciale au batteur, que si j’étais une batterie, je ne resterais pas trop près de lui. Notre tour arrive ensuite. La salle est pleine et il commence à faire vraiment chaud. Contrairement à la veille, la scène est immense et on en profite bien et comme la veille, le public est réceptif et agréable. Vu la chaleur et notre état de fatigue, on fait plutôt un bon concert. Fidèle à lui-même, Nico M 26-7 est venu faire le con avec nous, histoire de se chauffer un peu avant son tour … qui arrive enfin. Il parait évident que le public leur est entièrement acquis. La salle entière chante toutes les paroles des principaux tubes, ce qui arrange bien Nico qui n’a plus de voix. Max peut jongler avec des trucs en flamme. Leur mascotte vole de la salle à la scène et au fur et à mesure, le public envahit la scène. Les potes viennent faire les chœurs. Je monopolise aussi le micro pour la reprise des Cadavres : 7 H 23. Et à la fin, il y a tellement de monde sur scène qu’on se croirait à un concert des Wampas. Un vrai joyeux merdier et ça tombe bien, ils terminent avec une reprise des BxN : « Mineurs en danger » particulièrement de circonstance pour une bonne partie du public.












Papotage Autour d’une Bonne Bière. Donc, un petit coup de PABB et on enchaîne sur un repas accueillant, mais peut-être un poil nourrissant : charcutaille, choucroute et gros gâteau. C’est surtout dur pour les M 26-7 qui doivent monter sur scène juste après. Nico, big boss du groupe, même s’il en fait de moins en moins le salopard, en a sué sa race pendant tout le concert. Ca ne les a pas empêché d’envoyer un bon show. Le public est arrivé au fur et à mesure de leur set et s’est laissé porter par l’enchaînement de tubes et l’humour potache. Pas de jonglage pour Max aujourd’hui pour cause de cave bas de plafond, mais il se rattrape sur les chœurs. C’est aussi la première fois qu’on les voit avec Yannick leur nouveau guitariste. Ca grossit bien le son. On découvre aussi leurs 2 nouveaux morceaux, dont « Y pas d’boulot », tube punk rock de toute beauté ! Le public est heureux, ça suinte la bière et la bonne humeur ce soir à Lille et on est content d’être là. D’ailleurs, on va le prouver sur scène avec un bon petit concert. Il faut dire que dans ces cas-là, on n’a qu’à se laisser porter par le public. C’est que du bonheur. Ha, je sue mais j’aime ça ! Nos nouveaux morceaux sont toujours en rodage pour l’enregistrement à venir. Ils passent plutôt bien et on se défoule avec le dernier truc qui nous fait rire : jouer Camarade B. et Wack n’ woll à fond la caisse. Pour finir, Nico M 26-7 nous a forcé à jouer Julien Lepers avec lui. Et ben on ne s’en est pas si mal sorti que ça ! Après ça, c’est reparti pour le PABB avec des vieilles connaissances : Gob est tombé amoureux d’un pote d’enfance à Lolux, Charles avait racolé des relations de boulot, Yann a chanté en chti et on a aussi retrouvé les gens de La société elle a mauvaise haleine, qui nous avait fait joué il y a un sacré bout de temps. On a fini par décoller pour aller pieuter sur Cambrai (une heure de route, et à cette heure-là, c’est moi qui m’y colle) chez Fabien, hôte sympathique et grand amateur de Duvel (bière blonde à 8,6 °) ce qui a retardé encore un peu l’heure du coucher, car on ne refuse pas une Duvel à Fab’. On s’est écroulé les uns après les autres. Personnellement, quand je me suis endormi, Lolux te Fab’ causaient encore Linux et plug-in Firefox en écoutant Ministry.








