C’est reparti pour une petit virée dans le Chnord. Rien de tel pour se décrasser le médiator et tester les nouveaux morceaux sous houblon.
Rencard vendredi à l’heure de la cantine. Répé salutaire pour essayer de faire tous les pains de la journée dans la boulangerie / local de répé de Vienne en Val plutôt qu’au Garage Café cambraisien. Voyage tranquillou, si on met de côté les 8 heures 45 nécessaires à la traversée de Paname, rendues supportables par un assemblage alimentaire osé à base de camembert, crêpes bretonnes et faux Nutella bio.
Arrivée au Garage pile pour l’apéro (putain, j’ai l’impression d’avoir déjà écrit cette phrase une dizaine de fois). Big bisous, petite binouze et décarcage poussif. Une pizza viande hachée et champignons (« comme ta femme » a dû dire Gromil), un café et un baby-foot intra-bop et c’est parti pour les M26-7. Un bon petit concert avec quelques nouveaux morceaux nickels comme d’hab’, dont un sur le tuning. Décidément, avec notre nouveau morceau Garage Rochard, la mécanique automobile est à l’honneur en ce moment dans le peunqueroque.
M26-7 in action
Soirée estampillée Betizfest oblige, le bar est rempli et à part Le Lensois, je crois qu’on a revu tous les potos du coin et ils commencent à être nombreux. Il y avait même quelques nouveaux, dont les sosies de merde officiels de Dodo la Saumure et Bézu.
Comme je vous le disais presque juste au-dessus, c’est une soirée Ecoute Betizfest, donc, entre les groupes, c’était un amalgame intense de metal pour reposer les esgourdes. Parfait.
Ensuite, on a balancé un petit set mitonné aux petits oignons : Anarchy chez les chtimis en intro après une « Bonsoir, on s’appelle Starshooter » pas du tout de circonstance (pas plus que le « Le Front national ne vous aime pas » de fin de concert, qui n’a déclenché qu’un silence qui fait froid dans le dos dans ces terres visiblement déjà passées du Côté obscur). Ensuite, on a mixé les vieux morceaux efficaces et un paquet de nouveautés, dont 3 dépucelages : Montauban, La 1ère gorgée de bière, Garage Rochard. Tout est passé presque correctement, suffisamment pour faire onduler les corps des 2 cougars du 1er rang et c’est peut-être l’essentiel … ou pas.
Lolux Bop
Une bonne ambiance pour un vendredi soir (il suffit juste de ne pas parler de politique) prolongée par le tirage au sort de la tombola pour faire gagner des cadeaux Betizfest (disques et pass), qui a duré presque aussi longtemps que les 2 concerts réunis, avec en prime Lolux aux roulements de tambour.
Après, certains ont bu des bières, d’autres ont joué au baby-foot et il y en a même qui ont fait les 2, mais ça n’a pas été une grande réussite.
A une heure déjà bien avancée, le patron a réussi à virer les derniers soiffards, on a rechargé le matos et on a sifflé le verre de l’amitié en causant pet flamme et droit à l’image. Finalement, on a rejoint notre nouveau point de chute, la future maison de Nico M26-7 (quand il aura fini la cuisine, le carrelage, la salle de bains, les papiers peints et mis des nains dans le jardin) et on s’est rassasié à coups de pâté, crêpes chocolat, gaufres belges, Pim’s, bière blonde et grosse rigolade jusqu’à 5 plombes du mat’.
Gooooaaaaaallll !
Les Vilains pas Clowns
Samedi. Réveil post-apocalyptique difficile : Aspégic et café noir pour retrouver la force de raconter des conneries. Passage à la Friterie pour reprendre définitivement visage humain, ou au moins quelque chose qui s’en approche. Après-midi coma, récup’, bla-bla et grat-grat. Un petit tour à Carrefour Market pour faire le plein de pâté, crêpes chocolat, gaufres belges, Pim’s en vue de l’after nocturne et on s’envole pour Lille par les petites routes, c’est tellement joli : Raillencourt, Douai, son usine Renault, ses champs (Renault ses champs. Ho, ho, ho !), Lesquin, Henin-Beaumont.
Arrivée à 18 h pile prévue au El Diablo. Ha oui, je ne vous ai pas dit, mais on a appris Jeudi que le concert prévu au Biplan était annulé pour une sombre histoire de Licence 4 (le label administrativo-picolo-légal, pas l’orchestre fanfarolo des 80’s). Mais qu’à cela ne tienne ! Tel le Colonel Parker du NPDC, Nico M26-7 a réussi à nous incruster dans l’autre soirée punk-rock de ce samedi soir lillois, avec les potos de Vilains Clowns en tête d’affiche. Finalement, de l’avis général, ce fût une bonne chose, car nombre de personnes présentes auraient de leur aveu-même eu du mal à choisir entre les 2 concerts. Mais ne mettons pas les vieilles charrues avant l’hébreu.
Conmecontent
Arrivée donc à Lille à 18 h. El Diablo n’est pas encore ouvert. La section rythmique va faire un flipper au rade d’à côté et on les rejoint rapidement dès l’arrivée des Clowns et de Mikee O’Carott, le boss de la soirée. Papotage, ricardage, déchargeage des camions, papotage, bon mangeage en famille avec les Clowns et retour au El diablo. Le 1er groupe vient de commencer. Les Conmecontent font de la oi pure et dure avec humour de mauvais goût et chœurs de hooligans, comme je l’aime. Les sets sont courts pour faire tenir les 4 groupes et ce n’est pas plus mal : 40 minutes chacun, tout à fond, à l’américaine, ouane, tou, crie fort. Ho yeah. Motherfucker.
On fonce donc dans le tas avec un set resserré à la cheville. Les nouveaux passent mieux que la veille, à part Montauban, abattu en plein vol dès la fin du 1er couplet. Après 5 heures de réunion dans le camion du retour, on a toujours pas pu tomber d’accord sur les responsabilités. Enfin, le reste était cool et on s’est bien éclaté. Quelques têtes belges et chtis connues et une poignée d’autres aussi sympathiques et tout le monde avait l’air content d’être là (« comme ta femme » aurait dit Gromil s’il avait été là).
Rappel à l’ordre, le 3ème groupe, a pris la suite avec un punk-rock dans ta face, entre Chépa, Toxic Waste et Les Sales Majestés. Apparemment, ils avaient arrêté de jouer depuis un bout de temps, mais ça ne s’entendait pas. Carré et foutrement efficace.
Les vilains clowns
Enfin, les stars incontestées de la soirée ont achevé tout le monde. Les vilains clowns font du roc comme d’autres de l’épaulé-jeté : fort, dur, sans concession, ni respiration … le maquillage de clown en plus/ Le pogo tant attendu est enfin au rendez-vous et les morceaux du nouvel album passent bien (un album à acheter de toute urgence, comme dirait Patrick Pelloux).
Ensuite, Nico M26-7 a continué à vendre les 3/4 du merchandising, on a papoté, rangé le matos, bu le verre de l’amitié offert de bon cœur par un barman jovial, frôler l’incident diplomatique infra-bassiste et on est retourné sur Cambrai Beach. L’animation du Vitolux était confié à un trio de comiques improvisés et bruyant qui a parfaitement rempli sa mission. Un dernier ravitaillement façon gavage d’oie et au lit tout le monde.
Dimanche matin, l’empereur, sa femme et le petit prince sont sûrement au bistrot et nous, on s’imbibe de café noir et de pain frais pour nous donner le courage de nous enfermer dans le camion pour ce 1er jour de beau temps de l’année. Pour la peine, on s’est même tapé des putains de bouchons parisiens pendant que le reste de la population française barbecuait et terrassait peinardos. Je suis sûr que c’est en pensant à ce genre de situation que Bono a écrit Sunday bloody Sunday.
Enfin, ça a quand même été une fois de plus un pur week-end de plaisir dans le Chnord, organisé et rattraper de main de maître par Nico Chuch’ power M 26-7. Vivement l’année prochaine qu’on revienne pour tenter le retour par la Francilienne.
Allez, c’est reparti pour un 3ème week-end d’affilée ! Du jamais vu dans la famille Bop. Et en plus, on file rejoindre les potos des M26-7 dans le Ch’nord, ce qui est toujours source de découverte inconnue. Bon, je vous l’accorde, c’est un peu pléonastique, mais c’est pas si loin de la réalité.
Tous les matos est encore humide dans le camion, mais on vide tout quand même pour virer la malle de 2 tonnes et mettre les pieds de batterie dans le nouveau sac spécialement prévu à cet effet, façon caddie de golf. La Classe ! Bon, le trajet,comme d’hab’, c’est mega-relou avec périph’ bouché et un milliard de connards sur l’A 1. Au moins, on n’a pas la flotte.
Arrivée à Cambrai vers 19 H, on pose nos sacs à « La coloc’ du Cambraisis », on récupère Anthony, notre guide touristique de la soirée et on file sur le Cateau, bourgade nordiste bien connue des punks à iench pour son fameux festival Zikenstock. Le Saint Matthieu, qui nous accueille, est juste en face du musée Matisse (le peintre, pas la voiture) mais on arrive trop tard pour la visite. Dommage. Tous les copains disent que c’est super … même s’ils n’y ont jamais foutu les pieds.
M26-7 au Cateau
Le crew M26-7 est dans la place. Gros Mil et Nico sont chauds comme la breizh et les autres se marrent (pour le moment). On rentre dans le moule local avec une petite mousse et on papote entre vieux potes car le programme de la soirée est millimétré comme du papier à musique : retransmission du match de foot France-Ukraine, installation du matos à la mi-temps, grosse bouffe charcutaille, frites, fromage et bière brune et concert après la défaite. Programme scrupuleusement
respecté par les zicos et les joueurs.
A défaut de balance, les M26-7 entrent en piste avec une sono asthmatique mal réglée. Et comme Gros Mil est tout bourrave, l’articulation, le souffle et les paroles morflent sévère. Nico essiae de compenser en allant faire le guignol dans le public (et ça fonctionne) et les autres assurent la machinerie punk-rock derrière.
Globalement, la prestation est à peu près du niveau de l’équipe de France de foot qui vient de se prendre 2 pions en 1ère partie. Ce n’est pas très grave car le public local est lui aussi bien chargé et totalement acquis à la cause du M26-7, même diminué.
Avant de prendre la suite, on jette judicieusement un coup d’oeil à la sono, on trouve le bouton magique (le gain de l’ampli) et on arrive à la faire cracher correct.
Lolux Bop à donfCarlos Bop et Nico M26-7
La liste des morceaux est sérieusement malmenée pour rajouter plein de Clash et la nouveauté du jour vient de la pause en plein milieu du set provoquée par le patron du rade qui nous impose une pause de 10 minutes pour offrir une tournée générale pour fêter les 2 ans de son bar. Du jamais vu ! On reprend après que la bière et divers alcools aient coulé à flot et encore après, le taulier rapplique régulièrement dans le pogo pour refiler des demis à ceux qui tiennent à peu près debout. On s’achève avec les 2 choristes poids lourd du M-26-7 sur Camarade et Anarchy in eul’ Berry. Merci bonsoir.
Après rangement du matos et le 18ème verre de l’amitié, on rentre calmement à la coloc’ pour finir la soirée à coup de pastaga, de Queue de Charrue et de best-of des Stray Cats.
Un petit dodo au chaud et même au très chaud, vu qu’on a a bloqué le radiateur en mode toutafond. Heureusement, Yann a tout réparé avant de repartir : démontage du robinet thermostatique, dégrippage, purge, remise en eau, réglages chaudière et formation pédaogique en bonus. Punk rock et tuyauterie : même combat !
On file ensuite chez Mr et Mme Nico M26-7 pour un déjeuner dominical exceptionnellement avancé au samedi midi. Un petit café pour les accros à la caféine, une petite sieste pour les accros au canapé et on repart.
Au revoir le Nord, bonjour la Somme. C’est tout plat et les betteraves roulent à fond sur les départementales. C’est comme la Beauce en plus … non, c’est juste comme la Beauce.
Ze famous belote war
On déboule à Roisel à 18 heures pétantes, en même temps que les vieux potes lillois de Toxic Waste. On ne s’est pas vu depuis pas mal d’années (14 pour être précis), mais de l’avis général des milieux autorisés, on n’a pas changé et eux non plus. Les Toxic investissent la scène pour la balance et nous, on investi le backstage qui ressemble au ventre de Moby Dick pour une belote. L’heure est grave. C’est la belle d’un tournoi épique qui court sur ces 3 week-ends de suite (voir les compte-rendus précédents), mais la conclusion de ce combat des chefs ne sera pas pour ce soir : le concert commence alors qu’on est à une manche partout.
Alors, comme disait Tatayet (ou Leonid Brejnev, je ne sais plus) : Maintenant, place à la musique.
Lisa a peur a déclaré forfait pour raison médicale. Ils sont remplacé par Notepok, du punk hard-core avec un peu d’emo et des gros morceaux de reggae dedans.
Toxic Waste à Roisel
Les M26-7 prennent la suite. Les stigmates de la veille sont toujours visibles sur les tronches des 2 lead vocals. Le concert est correct, mais ça manque de quelques heures de sommeil et surtout de public. En effet, une cinquantaine de locaux ont répondu à l’appel du punk-rock. C’est peu, surtout dans une salle qui pourrait facilement en contenir 300. Du coup, on a pu les filmer pour leur projet de DVD prévu pour 2027.
Toxic Waste a ensuite balancé un bon set qui a visiblement satisfait le public.
Quant à nous, il n’est pas loin d’une heure du mat’ quand on monte sur scène. Il n’y avait déjà pas grand monde avant, mais là, on se retrouve face aux survivants, la crème de l’élite, les forçats du rock n’ roll. Avec la tripotée de concerts qu’on vient de se faire, on est rôdé et du coup, on profite bien de la grande scène. Les clasheries et toy dollseries font leur effet sur les anciens et les anciennes et on a même droit à un vrai rappel. Cool ! Ensuite, on arrive à arracher quelques euros et autres modes de paiement en échange de tee shirts, patchs et 45 tours. Encore quelques papotages et vers 4 H, on descend au bout de la rue pour rejoindre notre gîte : l’ancienne gare retapée en maison de jeunes et gîte d’étape. Ça nous fait un petit appart’ bien cosy auquel on rend hommage en dormant comme des loirs et même en prenant une douche.
B Bop à RoiselZe famous belote war : zi end
Dimanche, après un bon petit déj’, retour au sport avec la finale des finales du tournoi de belote inter-bop. L’heure est grave et la tension est à son comble. Le score est serré comme un string tout le long de la partie et les 2 équipes ne seront départagées que par le dernier pli de la dernière mène. La paire Carlos / Lolux a été à 2 doigts de réitérer le capo extrême de Guéret, mais finalement, la victoire nous revient avec Yann. On évite tout triomphalisme car ça nous a bien chauffer aux miches.
Allez, on range les cartes, les slips et les brosses à dents et on remonte dans le Vito, direction la Gelbique. C’est le fameux Béru du BKF qui nous a proposé de transformer notre virée dans le Chnord en tournée européenne et ce genre de proposition ne se refuse car ça permet de bien se taper la frime au boulot la semaine suivante : «Excuse-moi, Chantal, je suis un peu crevé, j’étais en tournée européenne ce week-end. Tu le veux pour quand ton Power Point ? »
Nous voilà donc dimanche à 18 H à Mons. Il fait nuit. Il fait foird. Mais la bière d’accueil fait oublier tout ça. Masra Tarath, l’autre groupe de la soirée, arrive à peu près en même temps et on décharge tout le matos en mode collaboratif (comme dit mon DGS). Installation, apéro et mangement chaud : un bon chili, mais qui laisse présager le pire pour le voyage du retour. A 20 H pétantes, avec une conscience professionnelle qui frise l’excellence, Masra Tarath va balancer du son, malgré l’absence quasi totale de public, composé uniquement d’un fan qui avait réalisé son propre tee shirt de B Bop à partir de la petit Brigitte de la couv’ d’Highway to punk. La Classe ! Ajoutez un pilier de comptoir, la patronne, Béru et nous. Ça ne fait pas beaucoup, mais le bar est petit, donc ça le remplit pas mal. Par contre, s’il y en a un qui va pisser, ça se voit tout de suite.
Ce concert – répé est quand même une réussite musicalement parlant. A part un grosse plante fêtedelamusiquesque chacun, ça a plutôt bien joué.
Les Masra Tarath font dans l’anarcho metal avec chant mixte et duo de CG in your face, avec reprises extrêmes des Sheriff et du Sois Fainéant de Coluche.
Masra Tarath à Mons
De notre côté, on a balancé un set un petit peu allégé dans le milieu mais rallongé à la fin pour finir à 22 H pile, avec rappel à la carte : Camarade B, medley LV88 (qui nous a fait frémir car on ne l’avait pas jouer depuis une paie) et Moi, demain. J’ai profité du micro HF très exceptionnellement prêté par Domi MT pour aller faire le con derrière le bar et mettre la tête dans le bac à glace (effet garanti).
Ensuite, on a passé une super fin de soirée à papoter avec nos nouveaux copains belges jusqu’à une heure du mat’ et on est allé (beaucoup) rigoler et (un peu) dormir juste au-dessus du bar.
Lundi, on a chargé vite fait le Vito, pris le petit déj’, virer le PV du pare-brise et on est rentré chez nous en 4 heures chrono. Pas mal, non ?
Allez, bisous les choupinous. Nous, on est vacances jusqu’à l’année prochaine !
Les M26-7 aux choeurs et non au tromboneM26-7 backstage à RoiselM26-7 on stage à RoiselB Bop et Gros Mil M26-7 à RoiselCarlos Bop à MonsEn Belgique, il y a des mobs dans les troquets. C'est la Classe !