Samedi 13 octobre : La Châtre : London’s club
Une petite virée dans le Berry profond en ce début d’automne, rien de tel pour tester l’adaptabilité du punk rock au monde rural … et vice-versa !
Le voyage s’est déroulé sans encombre entre Sologne et Berry, autoroute et traversée du Pays de George Sand (le poète, pas le poisson comme le disait mon ami Charles), Opposite et discussions informatiques. Ces subtils mélanges m’ont porté facilement dans les bras de Morphée, malgré la rudesse toute germanique des sièges arrières du Vitolux. Il faut dire que la veille, on avait enchaîné répétition et concert rockab’ du Heavy Trash de John Spencer. Argument jugé irrecevable pour une grasse mâtinée par ma fille de 2 ans et demi le lendemain matin ! Mais revenons back in eul’ Berry. En arrivant au bar, on retrouve Yann et son frangin Titou, esthète lysergique et humoriste berrichon, on prend le godet de l’amitié avec le sympathique patron du London’s club et on prépare le matos. Le bar est une grande salle de billard moquettée et tamisée. On ne va pas être emmerdé par les larsens. On profite de la balance pour répéter les derniers morceaux qu’on va dépuceler ce soir et on file sur la cafétéria du Super U, ouverte uniquement pour nous. C’est vrai que j’ai oublié de vous livrer un détail important de cette soirée : la première partie est confiée à 15 gaillards taillés comme des paquebots (mais presque), tous de bleu moulant vêtus qui ont pour mission d’emmener une baballe à la rondeur aplatie derrière une ligne blanche en évitant autant que possible les 15 vigiles de Marks and Spencer qui veulent faire pareil, mais de l’autre côté. Non, c’est pas du rollerball, c’est juste la demi-finale France – Angleterre de la Coupe du Monde de Rugby.
On mange donc rapidement car le match a commencé et Gob est stressé comme un cadre sup’ de chez Renault. De retour au rade, avec Charles, on change nos cordes pendant que les autres assistent sur grand écran à la défaite du coq face à la rose. Ca ne va pas nous aider tout ça. J’ai connu des premières parties plus
efficaces pour chauffer une salle.
Enfin, chacun son tour et le nôtre arrive. On a de la place et on en profite. On s’amuse bien, on raconte des conneries et on joue plutôt pas mal. Le public réagit peu malgré de nombreux assauts politico-humoristico-punk rockistes. Il y a quand même une poignée de personnes qui apprécient franchement et les autres ne partent pas. C’est pas si mal, finalement. En tout cas, nous, on s’est bien amusé. On n’avait pas joué depuis 3 mois qui nous ont parus des années et on a replongé dans le bain avec bonheur. On a joué 2 nouveaux morceaux : Le carton et Clémentine Mécanique, qui ont passé leur baptême du feu avec les honneurs. On a un peu malmené la liste prévue, mais le résultat est resté assez cohérent. On a dit du mal de Bernard A Laporte, de Sarkozy (« A l’époque de Marie-George Buffet, les Coupes du monde, on les gagnait ! »), de Rachida Dati et des Rolling Stones. Et on s’est terminé sur des rappels Camarade, medley Ludwig et White riot classiques mais toujours efficaces. Ensuite, on a vendu des badges, des tee-shirts et des disques à des anglais heureux et à des berrichons alcoolisés (et vice-versa). On a discuté avec plein de gens sympas. Et à 2 heures, on a plié le matos et on a rejoint nos terres civilisées ligériennes à travers la nuit et le brouillard, mais en plus rigolo. Lolux a d’ailleurs assuré avec brio l’animation de cette dernière partie en tenant des propos plus ou moins cohérents sur la marche des mondes sportif et du travail et en maravant Gob à moitié endormi. Vitolux Power et see you later, alligator !
Play list : Burning Heads, Les Sheriff (x5)

Guinguette de Preuilly is not dead ! Notre précédent visite en cette sympathique Guinguette des bords du Cher (la 3ème en 3 ans) à l’été 2006 devait être la dernière pour cause de fermeture de la boutique. Que nenni ! Le berrichon est tenace et Jean-Luc, le maître des lieux et homme de goût puisqu’il nous a mis en photo sur sa nouvelle carte des menus, a décidé de ne pas ranger le tablier. Conséquence logique, nous revoilà. Comme d’habitude, le public était plutôt clairsemé (doux euphémisme), malgré la présence fort remarquée car remarquable des fabuleux Tazons, the only band that matter in eul’ Berry. A ce stade du récit, il convient de préciser que nous avions programmé une mini-tournée berrichonne de 2 dates avec Les Tazons. Malheureusement, le show du samedi à Saint Amand Montrond (les connaisseurs apprécieront. Pour les autres, le qualificatif de « trou paumé » devrait suffire à résumer l’activité économico-touristico-culturelle locale) a été annulé. Nous nous contenterons donc d’une demi-mini-tournée et de quelques tournées de demis. Mais vous me direz que je parle depuis 20 lignes et que je n’ai toujours pas évoqué le concert … et vous aurez raison ! Il faut dire que sur ce point précis, qui est pourtant le cœur de cible de cette rubrique, mais qui s’apparente aujourd’hui plus à de la prose masturbatoire beigbedienne. Hors donc sur ce point précis, je n’ai pas grand-chose à dire. Les Tazons ont joué en premier juste après l’excellent dîner, ce qui nous a permis de digérer un peu
tranquillement. Le calme du public n’a pas empêché les berruyers poilus de balancer le rock n’ roll provincial qui fleure bon la rage et l’humour potache. Les Tazons, c’est bon et si t’aimes pas … et ben c’est celui qui le dit qui yeah !
Notre première fête de la musique de l’ère After ze Carreau des Halles, notre bar d’accueil habituel pour cet évènement néo-Jacklangien. Devenu bar à cocktail, le dit-rade a préféré miser sur une ambiance dance floor sucrée. C’est en tout cas ce que m’ont raconté ceux qu ont osé transgresser la nostalgie en passant sur les lieux en ce premier jour de l’été. Et nonobstant leur état d’ébriété et le fait qu’ils mangeaient des saucisses frites à 22 H 56, je les crois.
aux RNCS qui se la donnait juste à côté, de l’autre côté du car de CRS. Ils jouaient lentement et parlaient politique. Je me demande même si c’étaient vraiment les RNCS ?
potes, de vieux rockers locaux, de connaissances personnelles de chaque membres du groupe (famille, collègues de travail, amis, instit’ des enfants) et d’inconnus. Mais tous partagent avec nous ce même moment de bonne humeur, de bruit, de sueur et de déconnade, et je vous assure que de notre place, on peut voir dans les regards de tous qu’il se passe quelque chose. Et qu’est-ce que c’est bon !