Concerts 2007

Samedi 13 octobre : La Châtre : London’s club

Brigitte Bop sur scèneUne petite virée dans le Berry profond en ce début d’automne, rien de tel pour tester l’adaptabilité du punk rock au monde rural … et vice-versa !
Le voyage s’est déroulé sans encombre entre Sologne et Berry, autoroute et traversée du Pays de George Sand (le poète, pas le poisson comme le disait mon ami Charles), Opposite et discussions informatiques. Ces subtils mélanges m’ont porté facilement dans les bras de Morphée, malgré la rudesse toute germanique des sièges arrières du Vitolux. Il faut dire que la veille, on avait enchaîné répétition et concert rockab’ du Heavy Trash de John Spencer. Argument jugé irrecevable pour une grasse mâtinée par ma fille de 2 ans et demi le lendemain matin ! Mais revenons back in eul’ Berry. En arrivant au bar, on retrouve Yann et son frangin Titou, esthète lysergique et humoriste berrichon, on prend le godet de l’amitié avec le sympathique patron du London’s club et on prépare le matos. Le bar est une grande salle de billard moquettée et tamisée. On ne va pas être emmerdé par les larsens. On profite de la balance pour répéter les derniers morceaux qu’on va dépuceler ce soir et on file sur la cafétéria du Super U, ouverte uniquement pour nous. C’est vrai que j’ai oublié de vous livrer un détail important de cette soirée : la première partie est confiée à 15 gaillards taillés comme des paquebots (mais presque), tous de bleu moulant vêtus qui ont pour mission d’emmener une baballe à la rondeur aplatie derrière une ligne blanche en évitant autant que possible les 15 vigiles de Marks and Spencer qui veulent faire pareil, mais de l’autre côté. Non, c’est pas du rollerball, c’est juste la demi-finale France – Angleterre de la Coupe du Monde de Rugby.
On mange donc rapidement car le match a commencé et Gob est stressé comme un cadre sup’ de chez Renault. De retour au rade, avec Charles, on change nos cordes pendant que les autres assistent sur grand écran à la défaite du coq face à la rose. Ca ne va pas nous aider tout ça. J’ai connu des premières parties plus B Bop et Titou Scalp 18efficaces pour chauffer une salle.
Enfin, chacun son tour et le nôtre arrive. On a de la place et on en profite. On s’amuse bien, on raconte des conneries et on joue plutôt pas mal. Le public réagit peu malgré de nombreux assauts politico-humoristico-punk rockistes. Il y a quand même une poignée de personnes qui apprécient franchement et les autres ne partent pas. C’est pas si mal, finalement. En tout cas, nous, on s’est bien amusé. On n’avait pas joué depuis 3 mois qui nous ont parus des années et on a replongé dans le bain avec bonheur. On a joué 2 nouveaux morceaux : Le carton et Clémentine Mécanique, qui ont passé leur baptême du feu avec les honneurs. On a un peu malmené la liste prévue, mais le résultat est resté assez cohérent. On a dit du mal de Bernard A Laporte, de Sarkozy (« A l’époque de Marie-George Buffet, les Coupes du monde, on les gagnait ! »), de Rachida Dati et des Rolling Stones. Et on s’est terminé sur des rappels Camarade, medley Ludwig et White riot classiques mais toujours efficaces. Ensuite, on a vendu des badges, des tee-shirts et des disques à des anglais heureux et à des berrichons alcoolisés (et vice-versa). On a discuté avec plein de gens sympas. Et à 2 heures, on a plié le matos et on a rejoint nos terres civilisées ligériennes à travers la nuit et le brouillard, mais en plus rigolo. Lolux a d’ailleurs assuré avec brio l’animation de cette dernière partie en tenant des propos plus ou moins cohérents sur la marche des mondes sportif et du travail et en maravant Gob à moitié endormi. Vitolux Power et see you later, alligator !
Play list : Burning Heads, Les Sheriff (x5)

Concerts 2007

Vendredi 29 juin : Preuilly : Guinguette de la Plage : avec Les Tazons

Photo ClasseGuinguette de Preuilly is not dead ! Notre précédent visite en cette sympathique Guinguette des bords du Cher (la 3ème en 3 ans) à l’été 2006 devait être la dernière pour cause de fermeture de la boutique. Que nenni ! Le berrichon est tenace et Jean-Luc, le maître des lieux et homme de goût puisqu’il nous a mis en photo sur sa nouvelle carte des menus, a décidé de ne pas ranger le tablier. Conséquence logique, nous revoilà. Comme d’habitude, le public était plutôt clairsemé (doux euphémisme), malgré la présence fort remarquée car remarquable des fabuleux Tazons, the only band that matter in eul’ Berry. A ce stade du récit, il convient de préciser que nous avions programmé une mini-tournée berrichonne de 2 dates avec Les Tazons. Malheureusement, le show du samedi à Saint Amand Montrond (les connaisseurs apprécieront. Pour les autres, le qualificatif de « trou paumé » devrait suffire à résumer l’activité économico-touristico-culturelle locale) a été annulé. Nous nous contenterons donc d’une demi-mini-tournée et de quelques tournées de demis. Mais vous me direz que je parle depuis 20 lignes et que je n’ai toujours pas évoqué le concert … et vous aurez raison ! Il faut dire que sur ce point précis, qui est pourtant le cœur de cible de cette rubrique, mais qui s’apparente aujourd’hui plus à de la prose masturbatoire beigbedienne. Hors donc sur ce point précis, je n’ai pas grand-chose à dire. Les Tazons ont joué en premier juste après l’excellent dîner, ce qui nous a permis de digérer un peu Les Tazons on stagetranquillement. Le calme du public n’a pas empêché les berruyers poilus de balancer le rock n’ roll provincial qui fleure bon la rage et l’humour potache. Les Tazons, c’est bon et si t’aimes pas … et ben c’est celui qui le dit qui yeah !
Le public n’était pas plus nombreux et à peine plus excité quand on a joué, sauf sur la fin où on a eu droit à un pogo acrobatique façon mêlée France-Angleterre. Pour le reste, je ne suis même pas capable de vous dire si on a bien ou ma l joué. Je ne suis même pas sûr qu’on ait joué. Ha si, j’ai des photos ! Enfin, le plus important, c’est que une fois de plus, on a passé une bonne soirée avec Titou et Igor et Les Tazons.
Play list du Vitolux : Les Prouters, Les Prouters, Les Prouters, tribute aux Ludwig

Concerts 2007

Jeudi 21 juin : Orléans : fête de la musique : Bar le Vieux Marché

RNCS à OrléansNotre première fête de la musique de l’ère After ze Carreau des Halles, notre bar d’accueil habituel pour cet évènement néo-Jacklangien. Devenu bar à cocktail, le dit-rade a préféré miser sur une ambiance dance floor sucrée. C’est en tout cas ce que m’ont raconté ceux qu ont osé transgresser la nostalgie en passant sur les lieux en ce premier jour de l’été. Et nonobstant leur état d’ébriété et le fait qu’ils mangeaient des saucisses frites à 22 H 56, je les crois.
C’est donc fort logiquement, les connaisseurs en géographie orléanaise houblonnée vous le confirmeront, que nous nous sommes retrouvés au Vieux Marché, qui a toujours aussi été une terre d’accueil pour les rockers de tous poils. Les 2 différences avec la Carreau, c’est que Le Vieux Mar’ est également un bar de motards et que ça se situe à l’autre bout du Centre ville d’Orléans. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup. Ca veut surtout dire que c’est plus loin de chez moi et que je dois traverser la ville. Et traverser Orléans en vélo (oui, la fête de la musique, c’est le seul concert où je peux aller en vélo, alors, j’en profite) un 21 juin au soir, ça oblige à quelques détours. Hola, je vous entend déjà maugréer : « Ca y est, il est encore en train d’essayer de justifier son retard ! » Et bien non, car malgré ça, j’ai réussi à arriver non seulement à l’heure, mais en plus avant Yann !
Mais revenons à l’essentiel, c’est-à-dire la musique et sa fête. J’ai eu le temps de voir un bout d’un bon groupe de rock n’ roll avec Gui des RNCS à la basse. Je ne me souviens plus de leur nom, mais c’est vraiment bien et c’est quand même ça le plus important. Ensuite pour échapper au duo hispanico-acoustique guitare mandoline, sympathique au demeurant mais à petite dose et si possible pas à 23 H juste entre un groupe de rock n’ roll et nous, on est allé jeter un œil avec Lolux B Bop à Orléansaux RNCS qui se la donnait juste à côté, de l’autre côté du car de CRS. Ils jouaient lentement et parlaient politique. Je me demande même si c’étaient vraiment les RNCS ?
A notre retour, les trad-folkeux terminaient, au grand dam des nombreux danseurs. Le temps d’installer rapidement le matos et badaboum, on envoie la purée car il est déjà minuit et la fatigue se fait sentir chez tout le monde. On a commencé de façon habituelle : guitares en l’air, enchaînements efficaces et calage de son, et puis, comme d’habitude dans cette environnement si particulier et si sympathique de la fête de la musique à Orléans, ça a dégénéré en racontage de blague et non-respect de la liste sui te au putsch de Yann qui a décidé démocratiquement seul que c’était lui qui choisissait les morceaux à jouer. C’est étrange, mais je dois avouer qu’il se passe toujours quelque chose de particulier lors de ces concerts du 21 juin. Je pense que c’est peut-être lié au fait qu’on joue devant un public hétéroclite (je ne suis pas sûr de la signification exacte de ce mot, mais je pense qu’il a sa place dans cette phrase) composé de bons potes, de vieux rockers locaux, de connaissances personnelles de chaque membres du groupe (famille, collègues de travail, amis, instit’ des enfants) et d’inconnus. Mais tous partagent avec nous ce même moment de bonne humeur, de bruit, de sueur et de déconnade, et je vous assure que de notre place, on peut voir dans les regards de tous qu’il se passe quelque chose. Et qu’est-ce que c’est bon !
A part ça, Charles a passé tout le concert grimper sur un bout de la scène de la batterie à boire des bières, Lolux a bien assuré, Yann est sourd après avoir fait tout le concert devant mon ampli et les enceintes de la sono, Gob a braillé comme un Yann … heu, comme un sourd et même que des fois, ça ne servait à rien parce qu’on ne l’entendait pas, et moi, j’ai plutôt mal joué de la guitare (à tel point que j’ai cassé une corde) mais je me suis bien amusé et j’ai vraiment passé un bon moment, mais je pense que vous l’aviez déjà compris.
Ensuite, j’ai réussi, bien involontairement, à éviter le rangement du matos en écoutant quelques mythes locaux toujours verts raconter plein de bonnes choses sur nous et je suis rentré chez moi en vélo à 2 H du mat’ en zigzagant entre les groupes de mecs bourrés et hurlants, les groupes de CRS et les groupes de policiers municipaux. Je ne sais pas qui a gagné la partie, mais je pense que comme la semaine dernière, ce sont le bleus !
Merci à Moon de nous avoir permis de vivre ça une fois de plus.

Retour en haut