Mardi 13 novembre : Orléans : l’Astroclub : Les Vulgaires Machins
A peine le temps de remettre les pieds dans la vie normale et civilisée que Hop, on rebranche les amplis. Les assos orléanaises Power Poulpe et Opposite ont chopé les québécois des Vulgaires Machins en pleine tournée. Une soirée avec des québécois après un week-end dans le Ch’nord, c’est le festival de la Francophonie à accent. Un vrai bonheur pour les oreilles !
On déboule tous à 17 H 30 après le taf pour décharger la matos qui n’a pas eu le temps de quitter le camion. Le concert aura lieu à L’astrolabe, dans la salle du bar (pour un mardi soir, c’est plus raisonnable) qui contient 250 personnes. Le temps de dire bonjour aux zinzézozotres et on attaque la balance avec notre pote Jean-Paul à la sono. On a même le temps de répéter un peu les derniers morceaux pendant que Jean-Paul finasse sur les mediums. Ensuite, direction backstage avec chips, bières fraîches et connexion wifi. On profite de cette débauche de luxe pour modifier la liste des chansons sur ordi et on va l’imprimer dans les bureaux. Ca a quand même du bon les salles de musiques amplifiées payées par l’UMP !
Et pour la bouffe aussi : repas chaud et bon et même le petit café qui va bien. On continue encore à papoter et glandouiller un peu et à 21 heures, on monte en scène. Le public est déjà présent (200 personnes) et varié : jeunes, vieux, femmes, enfants, rockers, bikers, instit’, lycéens, j’en passe et des meilleurs. Il faut dire que les colleurs d’affiches du Powre Poulpe ont été d’une redoutable efficacité pour recouvrir les murs de la ville avec notre vieux stock d’affiches. Du coup on a eu nos tronches d’ahuris partout avec quelques autres stars du punk-rock : Deep Purple, Luke, Holiday on ice, Michel Sardou … Mais revenons à la musique. On décide de placer le concert sous le signe de la lutte sociale et on dédie le 1er morceau aux cheminots qui viennent d’entamer leur grève reconductible (Cette semaine aura ta peau) et on envoie la purée classique : punk-rock et bonne humeur. On enchaîne les morceaux comme rarement malgré la chaleur et les remontées de gratin dauphinois. Un putain de concert dont on sort rincés mais heureux, trempés, amis avec le sentiment du travail accompli. Sentiment conforté par les nombreux commentaires reçus ensuite du public (je vous livre le meilleur : « Le son était tellement bon qu’on aurait pas cru que c’était vous ! ») et les fortes ventes au stand merchandising. Il faudrait penser à en faire plus souvent des bons concerts !
Ensuite, on a discutaillé à droite à gauche avec les nombreux potes et potesses présent(e)s. Du coup, je n’ai pas trop vus les Vulgaires Machins mais le public avait l’air ravi … et ils ont vendus plein de disques aussi.
Bref une bonne soirée. Tout le monde était content (public, groupes, orga) … et moi aussi !
Play list Opel Corsa (il pleuvait et il faisait trop froid pour le vélo) : Parabellum, Désert Culturel

- Brigitte Bop – Astroclub Orléans

- Brigitte Bop – Astroclub Orléans

- Vulgaires Machins – Astroclub Orléans

avec les 218 troquets) pour récupérer Nico et la sono. Puis on file sur Bourlon. La campagne sous la pluie dans le crépuscule est aussi joyeuse qu’un suicide aux cachetons périmés mais l’arrivée à bon port réchauffe le cœur, le corps et le foie : une place, une église et 2 trocsons. Après le café du stade hier, nous voilà au Café des sports. Ca va être fatiguant, d’autant plus qu’on renoue avec la tradition du patron de bar nordiste à laquelle nous avait habitué les M 26-7 : Vincent (c’est son nom) est super sympa et sert les demis plus vite que son ombre et des doses de whisky à faire vomir un cheval (mais pas Gromil M 26-7 !!!). Il y a une salle à l’étage avec de quoi se remplir la panse dans laquelle on réalisera une auto-interview façon Ardisson-tête de con, disponible sur Pixpunks. La déco est faite d’affiche de concours de belote, drapeau de Che Guevara, calendrier Maximale, Une de l’Equipe avec Zidane et poster de Renaud ! Quant à la bande-son, c’est LSD, Ludwig et Vieilles Salopes. La Classe ! Comme il se doit, ça tazonne pour l’installation du matos et l’avis général est : « on va pas se faire chier à faire une balance ». Les autres M 26-7 arrivent au fur et à mesure, ainsi que les habitués du lieu et quelques punk-rockers : mixité sociale, bière pression et rock n’ roll. Qu’est-ce qu’on est bien ici !!! Les M 26-7 jouent ce soir sans Yannick, leur 2ème guitariste qui a préféré retourner à Caudry (quand je vous dit qu’on voit des trucs bizarres dans le Nord) joué avec son autre groupe, tendance metal lourd. Du coup, Nico n’est pas très bourré et donc pas très à l’aise. Nous, évidemment, ça nous amuse. Par contre, Max le jongleur, bien que fort palichon, est de retour. Le public est peu nombreux et assez calme. La blague de la soirée consiste à réussir à
placer l’expression « comme ta femme » le plus souvent possible et avec le plus mauvais goût possible. Et ça aussi, ça nous amuse énormément ! Le set des M 26-7 est propre et sans (trop de) bavure et on décide de leur piquer un de leur nouveaux tubes : Y’a pas de boulot. Une affaire à suivre. On prend la suite et au bout de quelques morceaux, la salle se vide. On pense qu’on devait peut-être jouer un peu trop fort, mais on ne se baisse pas pour autant. Et puis quoi encore. On tente quand même de rattraper quelques spectateurs jusque devant le bar en allant chanter à la fenêtre et sur le pas de la porte, mais ça ne sert qu’à amuser ceux qui avaient décider de rester … et c’est déjà ça ! Tant pis pour les autres, ils auront raté une fin de concert assez apocalyptique : Un massacre des paroles de Bankrobber, une version à rallonge de Jesus Lizard avec 1 couplet de Marche à l’ombre de Renaud et 3 couplets de c’est un fameux 3 mâts fin comme un oiseau, hissez-haaaauuuuut Santi-a-ano (j’vous raconte pas la gueule de la section rythmique !), Nico chante avec nous, grimpé sur le bar pendant que d’autres copains viennent squatter nos micros (et accessoirement exposer leur anus) sur Julien Lepers, les reprises des Ludwig et de Renaud et que Charles s’acharne à renverser par terre les bières dont nous abreuve le patron (« on ne joue pas avec la nourriture !). Ca se termine sous forme de bœuf plus ou moins réussi de chansons des Bérus, d’OTH, des Cadavres et des Rats et quand ça devient trop pathétique, on pose les instruments et on braille des chansons paillardes et des chansons de Tulaviok. Je suis d’accord avec vous, la différence est assez mince. Après ça, l’alcool a continué à couler à flot dans certains gosiers, Lolux a joué à « Fight Club et Bruce Lee sont dans un bar dans le Nord. Fight Club passe par la fenêtre. Qu’est-ce qui reste ? » avec ses anciens et ses nouveaux copains. Puis il a continué dans le camion. Et encore chez notre Fab’ sweet Fab’, pour finalement raccrocher les gants vers 6 heures du mat’. Bonne nuit les petits, le spectacle est fini.

















Chaque voyage dans le Grand Ch’Nord chez nos potos des M 26-7 est synonyme d’expériences aussi inédites qu’exceptionnelles. Ce week-end n’a pas dérogé puisqu’on a vu : un patron de bar pas sympa, des nordistes (Nico M 26-7, Fab’ Betizfest …) à jeun après 21 H, des décorations de bars assez surréalistes et des combats de catch façon western. Mais comme disait mon ami Dieu un lundi matin, commençons par le commencement. Si on met de côté, les insupportables poids lourds, les tâcherons du volant et les embouteillages franciliens, le voyage s’est plutôt bien passé et on est carrément arrivé à l’heure et en même temps que les M 26-7 au Baron aka Le café du Stade. Après les retrouvailles viriles mais correctes de rigueur, on boit un coup et on installe le matos tranquillos en matant des clips d’Epitaph du 20ème siècle. La déco du lieu est sympa mais pas le patron qui a l’impression d’être le fils de Mère Thérésa et de Bob Geldof en nous offrant généreusement 4 boissons et un quart de pizza chacun. Nous, on s’en fout, on est habitués à ce genre de traitement, mais pas les copains du Nord. Du coup, on est obligé d’aller pécho des rebis à Intermaché, où Nico échoue lamentablement en essayant de me faire le coup de la panne.
Les M 26-7 ont fait un bon concert, avec quelques nouveaux morceaux aussi tubesques que les anciens. Je suis allé poussé la chansonnette avec eux sur 7 H 23 et les autres Bop ont fait rien qu’à embêter le batteur en lui mettant des trucs sur la tête et en lui enlevant ses lunettes pendant qu’il jouait. Je vous l’avait dit : que de la bonne humeur. Ensuite, on a aussi balancé quelques morceaux. On a eu des problèmes de sono qui se sont arrangés quand on a viré Nico de la console. On a fait une présentation stupide des musiciens et Nico est venu chanter Julien Lepers avec nous pour finir ce concert dans le bon goût … et la bonne humeur. Après ça, le patron nous a fait rapidement et clairement comprendre qu’il ne fallait pas envisager de faire traîner l’after chez lui, donc on a plié, rangé et on s’est arraché Direction Cambrai chez Fab’ Betizfest pour finir la soirée calmement autour d’une bonne bière en écoutant le dernier Ministry.