Samedi 14 avril : Sail sous Couzan : avec Bender, Space Links, Stoneway
C’est au terme d’un voyage un peu long mais sans encombre sous la douce chaleur estival de ce mois d’avril et sur la bucolique et rectiligne A71 que nous avons atteint Sail sous Couzan, petite bourgade de la Loire (42 pour les chiffrophiles) connues par les vieux punks comme un bastion du rock alternatif (période 1986-89) et par les sportifs du dimanche (période janvier 1998 – juillet 1998) comme le village d’Aimé Jacquet. Le temps de dire bonjour, de se dégourdir les guiboles et de se désaltérer à coup de bière en boite et on s’engage dans une balance plus longue que prévue. Du coup, on n’a même pas le temps d’aller touristé sur les hauteurs de Sail et on se dirige directement sur un couscous fort bien venu.
Ensuite, pendant que Joe, Jack et Averell sont partis faire un débat participatif avec le patron du PMU local sur le thème « Football : grandeur et décadence », on monte du stand marchandaïsing, très fiers de pouvoir exposer pour la première fois notre nouvel album fraîchement livré 2 jours auparavant. Et on a bien fait car on a réussi à en vendre … un !!! Pendant ce temps, Bender, combo metal local agitait cheveux longs et guitares pointues sur scène, avec une certaine réussite. A noter une reprise du toujours d’actualité Fist Fuck Playa Club des Ludwig von 88. Ensuite, on a eu droit à 2 gars avec ordi, clavier et batterie qui faisait du drum and bass. Je n’en dirais pas plus car je me suis lamentablement endormi sur la table de merch’ (ouais, quand on est super branché comme moi, on dit « merch' » pour merchandaïsing, même quand on pionce dessus).
Le temps d’émerger et hop, direction la scène. Il est minuit, on place les amplis, on se branche, on y va et déjà la jeunesse locale investit la salle. Ca pogote, ça sautille, ça frémit, ça sourit, ça tombe, ça se ramasse, ça slamme, ça s’amuse, ça gueule, bref, ça vit et comme toujours dans ces cas-là, ça nous emmène. Résultat, un bon concert, bien enchaîné, pas mal joué, avec un Lolux qui finit tous les morceaux debout. Le public investit régulièrement la scène pour chanter avec nous et parfois sans nous (on s’est fait piquer les micros pour une Internationale de toute beauté !), faire des chorégraphies, nous abreuver ou juste pour être là ! Bref, une ambiance du tonnerre malgré l’heure (et l’état de certains participants) avancés.
La soirée a continué avec un DJ qui balançait du sacré bon son (et ouais, je vous avais dit que j’était super branché). Mais on a quand même décidé de plier les gaules et de rentrer pioncer in eul’ Berry : 3 heures d’autoroute by night les oigts dans le zen, des souvenirs plein la tête et aucune photo dans l’appareil qui est resté dans le sac !
Play-list du Vitolux : Highway to punk, The Stooges, The Cramps, Parabellum, The Clash, Brian Setzer 68 Come back Special, Molodoï, Stray Cats

On savait à l’avance que cette première virée à la désormais fameuse K’fet d’Orsay serait une bonne soirée, puisqu’on y retrouvait nos garagistes préférés, mais on ne pouvait imaginer que ça se transformerait en La soirée punk rock de l’année, reformation de Michel Polnareff incluse !
reprises de Wunderbach, des Prouters et des Pistols dans un mélange détonant de peur, de joie et d’excitation. Quand je pense qu’à leur âge, j’essayais désespérément de jouer Fist Fuck Playa Club dans ma chambre !
Pour ne pas passer pour les Poulydor du rock derrière ça et aussi pour assurer notre premier show k’fetien, on a décidé de frapper fort dès le début. Un peu trop peut-être car Charles à attaquer les pétages de cordes ! Je profite de cette pause pour dire qu’il y avait pas mal de monde ce soir-là, dont évidemment pas mal de tronches connues et néanmoins amicales. Ca y est, Charles est accordé, je peux repartir. A part ces petits inconvénients, on a fait un concert plutôt correct. On a dépoussiéré quelques vieilleries : Non, Que Vive le rock Libre, Punkahontas et Les Maudits du rock. On a aussi fait un nouveau morceau qui pourra nous re-servir dans les grandes occasions : joyeux anniversaire. Un grand moment d’émotion pour la poignée de pogoteurs en dessous de 4 grammes.












Est-ce par esprit de contradiction ou juste pour faire les malins, toujours est-il qu’en début d’année, quand tout le monde présente ses vœux, nous on préfère fêter les anniversaires. L’année dernière, on avait fait les 3 ans de Propagande. Cette année, ce sont les 11 ans de Trauma Social. Et on a déjà un rencard pour 2010 pour les 15 ans et demi de Luconzeweb ! Mais revenons à nos mouflons. Pour l’occasion, Zéric, le MC de Trauma avait fait le choix osé de réunir 3 groupes très différents, autant musicalement que géographiquement mais tous estampillés 100 % Trauma Social. L’exercice est toujours risqué, mais ça a marché puisqu’une centaine d’Ile de Franciens ont rappliqué dans un Fahrenheit flambant neuf. Pour les non-isséens, les petits cons de mois de 30 ans et les estrangers qui habitent au Sud d’Etampes, sachez que le Fahrenheit, haut lieu du mouvement alternatif, a été complètement détruit puis reconstruit, qu’il vient de rouvrir et qu’il ressemble désormais à une clinique privée avec interdiction de fumer à tous les étages. D’un autre côté, vu l’âge de certains ce soir-là, ce n’est peut-être pas un mal de les habituer petit à petit à leur futur habitat. Hé, hé ! Mais trêve de méchanceté gratuite, ce qui a été perdu en esthétique a été gagné en qualité de son et en fonctionnalité (vive le monte-charge !) et on est bien content d’être là. C’est pour ça qu’on est arrivé presque à l’heure, qu’on a bien déchargé notre matos, qu’on a été sage pendant la balance et qu’on n’a pas fait pipi sur le bord de la cuvette ! On a aussi profité de l’occasion pour causer un peu de notre prochain disque et mater un peu le DVD qui l’accompagnera. Le temps d’écouter le
quand même avec tous les parigots qu’on retrouve avec plaisir à chaque visite (il ne manquait qu’Ab Fab et Vérole mais Limo Life était là en famille et les forumeux wampassiens fort bien représentés, quantitativement et qualitativement parlant) et Escape a commencé avec son hard-core mélodique bien foutu. (Ca c’est d la phrase !). Ensuite, j’ai raté Arrach pour cause de réunion « Stratégie marketing » avec Marsu, mais ça devait être bien car les punks étaient bien chauds quand on a pris la place. Le temps était compté, donc on n’a pas perdu de temps en fioriture. On a fait un concert correct avec un bon équilibre entre présentations pas trop longues, vieux morceaux et nouvelles compos. Malgré la demande générale d’au moins 3 personnes, on n’a pu faire qu’un seul rappel. Le temps de papoter encore à droite à gauche, et à minuit et demi, il n’y a plus personne. A une heure le matos est chargé et on décolle. A une heure et quart, je m’endors en écoutant Lolux et Charles discuter informatique. A deux heures et demi on décharge le matos. A trois heures je suis dans mon lit et c’est bon !!!