Actualités, Concerts 2012

vendredi 4 mai à Paris : Tribute to Joe Strummer

7 ans après fait LES CLACHE, notre propre tribute au Clash devant le regretté Carreau des Halles, Larsen Rock nous propose de remettre le couvert à l’occasion des « 10 ans sans Joe », sur idée originale du guitariste des Fab Mods et grâce au soutien d’Edouard Nenez qui a fort justement pensé qu’un tribute au Clash sans Brigitte Bop, ça ne serait pas vraiment un tribute au Clash. Que tous les Dieux le bénissent et à la prochaine répé, on fera 3 Ave, 2 Pater et 5 Gloire à Edouard.

C’est comme ça qu’on s’est retrouvé une fois de plus un vendredi soir, embouteillés mais excités comme des puces sur un chien à punk, sous une pluie fine et parisienne, dans l’ambiance haineuse et fascisante de la campagne du 2nd tour des élections présidentielles.

Face à un périph’ complètement bouché, on opte à la majorité absolue pour une traversée de Paris sous la pluie. Gabin et Vérole, priez pour nous. Ca nous permet de faire un peu de tourisme religio-culturo-historico-politico-cinéphilo-lysergique : Notre Dame, Boul’ Mich’, Place du Colonel Fabien, Hôtel du Nord, Jaurés – Stalingrad (avec le dernier meeting de Méluch’. Dommage, on est en retard, on n’a pas le temps de s’arrêter).

Vu qu’avec tout ça, on a une bonne heure de retard, on décharge rapidos, on branche le matos, on fait une petite balance et on profite de l’occasion pour offrir un cadeau d’anniv’ à Luconzeweb. Et oui, on a joué du Ludwig à un tribute au Clash ! Les Lopez avaient fait du Clash sur le tribute aux Ludwig !

Le temps d’une petit binouze et il est déjà 21 H. On est chargé d’ouvrir le bal, alors au boulot. IL fait déjà chaud sous les sunlights, mais on n’a que 8 morceaux et le set ne dure qu’une petite demi-heure : Clampdown, Career opportunities, Safe European Home, Bankrobber, 1977, White man in Hammersmith Palais, Janie Jones et évidemment White riot. On n’a réussi à ne pas trop speeder et donc à ne pas trop massacrer les morceaux. On est venu, on l’a fait et on est super content et fier d’être venu et de l’avoir fait. Au suivant.

Brain Eaters prend la suite. C’est chaud, c’est fort, c’est humide, c’est bon. Les reprises sont bien punk rock et énervées. L’esprit du Clash bien présent : 48 hours, Clash City rockers, Brain New Cadillac, London Calling et évidemment Garageland. Excellent !

On calme le jeu avec Tio Manuel qui vient rappeler au monde que le Clash, c’est pas que des sales punks mais c’est aussi un foutu groupe de rock, le seul qui compte vraiment : The Call up, Guns of Brixton, Rebel Waltz, Jimmy Jazz, Spanish Bombs. La section rythmique 100 % « punky reggae party » groove à mort, laissant la Telecaster de Tonton Manu s’envoler au dessus des mers, ou au moins du Bassin de la Villette. Mais non je ne pleure pas, j’ai un truc dans l’oeil.

The Fab Mods nous ramène dans la période 1977 : London’s burning, Janie Jones, What’s my name, remote control, Garageland et quand même un petit London calling. Le gratteux-choriste est un Mick Jone plus vrai que nature. C’est propre, appliqué et efficace. Le public ne s’y trompe pas. J’en profite pour faire une petite aparté. Pour la 2ème fois consécutive, on joue dans un concert sold-out et on refuse du monde à l’entrée. Je sais, dis comme ça, ça fait un peu « j’me la pète » et c’est vrai que j’me la pète. Mais il faut avouer que ça nous change des « je comprends pas, d’habitude, il y a du monde …  »

The Sarah Connors ont clôturé la soirée de main de maître avec leurs versions early reggae de standards clashiens : Bankrobber, London Calling, White riot et pour finir The Magnificent Seven.

Ce tribute au Clash et à Strummer a donc tenu toutes ses promesses. Le public était aussi beau et classieux (clashieux ?) que les groupes. Mention spéciale au jeune homme avec un tee shirt Joe Strummer Président. Respect, bonne humeur, rock n’ roll.  L’esprit du Clash est toujours présent et même après 10 ans  :  Joe Strummer mais ne se rend pas.

Revolution Rock !

Resistance !

 


Clampdown


Career Opportunities


Safe European Home


Bankrobber


1977

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vendredi 20 avril à Nancy : avec Diego Pallavas et Reviens

Décollage de bonne heure direction Nancy avec l’ami Jean-Paul arborant fièrement ses 6 points aux volant du Vito. Je profite de la place du co-pilote pour refourguer aux collègues une compilation avé un magnifico grupo espagnol qui fait du ACDC et autres musique du 20ème siècle. Le trajet est long et plat alors on mange des sandwichs jambon – camembert – saucisson – bière en admirant l’ineffable paysage céréalier de Bourgogne Champagne Ardenne Lorraine. Difficile de ne pas avoir une pensée pour tous ces groupes rock qui font des tournées internationales sans jamais s’arrêter au Super U de Châtenois-sur-Minette ou sans jamais passer par le Bricomarché de Dompatin-lès-Tiges. Après quelques heures, ce qui devait arriver arriva … On arrive à l’heure.
C’est pas très rock’n roll mais bon tant mieux car on est accueilli par le garagiste des lieux en train de retaper une rotule de Xantia dans l’arrière-cour du troquet. A peine le temps d’entamer une discussion front-de-gauchiste (à base de « Dimanche, c’est Roblochon, il a du caractère ! ») que Moutch Kanal Hystérik arrive et que le tôlier ouvre le club. L’endroit est joliment décoré à l’intérieur avec des affiches de groupes hard core metal et par un vrai char US, à l’extérieur. On est rejoint par la Bat Bat team Pallavas qui décharge un van rempli à ras bord d’ustensiles de rock. Fin d’après-midi dans le backstage favoris des musiciens – c’est à dire la cuisine – où la dreamteam Hystérik prépare un repas “punk chef” à base de couscous, bière, chips et quatre quart. Après une discussion assez pointue menée de main de maître par un Steph Déviance au mieux de sa forme et ayant pour thème : “quelle différence entre crossover trash, punk metal, crust punk, grind core, crispy choco, crousti miel, death frosties et grind metal ?” le groupe Reviens fait une petite balance bien méritée.

Charles Bop et Batbat Pallavas en plein exercice studieux de changement de cordes

Début de soirée : le club commence à se remplir sérieusement à tel point qu’on affiche complet au bout d’une heure. De mémoire d’élu local, on n’avait pas vu ça depuis 1947 avec le show post-apocalyptique de Maurice Chevalier et, plus récemment,  lors du concert des Ramoneurs de ménisques.  Le groupe punk hard-core Reviens démarre un bon show bien carré et énergique : ambiance compressée et chaleur tropicale ! On enchaîne derrière le trio avec un set également énervé au dessus des 38° : Glenda and The Test Tube Baby, Salir ton costard, En rangs serrés … On profite des pauses pour respirer et même proposer quelques consignes de vote de circonstance … J’aperçois JP dans la mêlée compacte, lumières dans la face, un type cool me tend sa bière, sûr c’est le dieu du rock qui l’envoie ! Wack’n Woll, Nadine et Alain, A la prochaine … Rappels. Safe european Home  en mode dépucelage, Moi demain. Juste le temps de régler le chant, les Diego Pallavas prennent la suite dans une grosse ambiance. Mélange d’anciens morceaux tubesques et de tout récent du nouvel album : le public bien fan chante en chœur, on atteint facile les 44° .. Difficile d’approcher le bar, pas mieux pour les chiottes car ça se presse devant la scène genre sardines dans une caisse à savon (sardines in soapbox pour les bilingues). Rappels.

Mitch Pallavas et son public

Fin de soirée rock’n roll avec la team Hysterik qui continue à assurer avec brio le service et l’animation dans l’arrière salle.

Plusieurs équipes se forment : l’équipe qui se couche directement, l’équipe qui se couche plus tard pour profiter des bouteilles de Pastis et de diverses spécialité locales et qui chahute ses petits camarades de la 1ère équipe en arrivant dans la chambrée . Et enfin « l’équipe balais » qui circule derrière les derniers compétiteurs. Elle a pour rôle de récupérer (assez bruyamment au petit matin) les coureurs qui ne peuvent plus continuer la course.
C’est donc dans différents états de fraîcheur que les 3 équipes démarrent de bon matin pour quelques heures de routes – non pas à vélo mais confinées dans l’atmosphère méphitique de la camionnette bleue. Même le désodorisant Sapin Magique, pourtant leader incontesté des aromatiseurs automobiles, véritable objet culte au parfum vert pomme Monsanto, ne sera pas de taille à lutter … … …

Salut et à la prochaine ! Bravo au Kanal hystérik, Reviens, Diego Pallavas et collègues (hein gros !?)

B Bop aire d'autoroute Stylee
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Samedi 17 mars : avec the Offenders et les Cadavres à Vierzon

C’est pas tous les jours qu’on joue avec les Cadavres alors c’est un peu jour de fête, on fait des rimes, on fait des phrases dans le style François Hugo (le fameux sosie de Victor Clolo) : “Hoo viens Sologne Giboyeuse, Viens, l’étang solitaire, Les lacs ont le mystère, Nos coeurs ont le souci, Tout comme l’hirondelle, La stance quelquefois, Aime à mouiller son aile, Viens la sphaigne aux larges feuilles, Et les grands roseaux verts, Dans la mare des bois, J’ai plus d’appétit Qu’un Barracuda, Je boirai tout le Nil si tu n’me retiens pas, Fait pêter une Kro zaï zaï haaa, Allez Sandrine, Allez Sandra ….“

Arrivée en début d’après midi à Vierzon, ancienne ville ouvrière à la frontière entre la Sologne et le Berry. La team Cadavres Marsu est déjà arrivée dans la magnifique salle Collier qui accueillit au 20ème le célèbre Little Bob Story et autres concours de Belote débridés. Les copains de l’eko et du scalp sont déjà à la tache… La salle a été taguée pour l’occasion, en rouge et noir, par les identitaires du coin. Faut-il y voir un message subliminal ou du daltonisme ? Chacun sait que la croix gammée rouge est pourtant un motif éliminatoire lors de l’épreuve de dessin d’entrée à la fac d’Assas.  Sans parler des fautes d’ortaugrafe dans les messages à caractère vindicatif, qui ont plus provoqué l’hilarité que la peur. Finalement, on ne sait toujours pas s’il fallait lire armé ou amer.

Le syndrome « Omar m’a tuer »

L’après-midi se déroule à un rythme assez régulier : déchargement du matos, sandwich, bière, sandwich, bière, sandwich, bière, sandwich, sandwich, bière, bière, sandwich. On profite des balances pour découvrir quelques nouveaux titres des Cadavres. Hé hé hé… Après une petite balance masterisée par steph on passe enfin à table. Repas en sous-sol avec Chili con carne / fromage de chèvre, une tuerie ! Arrivée des Offenders, sympathique orchestre ska Italo-allemand – 100 dates / an au compteur – en tournée française in the text : “Do you Know the autoroute pour Marseille ?” BBop : “ Yes of course fuck GPS ! You roule jusqu’à Bourges the famous berrichon’s city, then you go to Clermont Ferrand the famous rubgy team and after you tourne vers St Etienne the famous football team and after it is fléched until the famous pétanque city.”

21h : Hey ho let’s go on démarre la soirée à fond la caisse et en pleine digestion. Le set est rapidement interrompu par une corde qui casse sur une gratte, une seconde sur la basse, une prise jack niquée – mayday mayday !! – je vois aussi une cymbale voler ! A croire que nous sommes victime d’un sabotage style bataille du rail. Malgré tout ça, on parvient à destination dans une ambiance bien rock’ n roll, steph aux manettes – Entre ici Little Bob …
Juste le temps d’aller gérer le stand, The Offenders déroulent un gros set ska bien dansant. Le batteur et le bassiste swinguent facile. Ces gaillards là pourraient jouer toute la nuit … Viennent ensuite les fringuants Cadavres avec un set bien copieux et captain Vérole à l’assaut – anciens morceaux toujours de circonstance et nouveaux comme “le futur n’a pas d’avenir” ; “la fille de son père” ou un truc du genre … Fin de set assez punk avec une exécution bien méritée de Joe Dassin.

On termine forcément la soirée avec la banane. Rangeage, bavardage, bises aux copains, soyez prudents sur les départementales. Je crois voir passer Marsu avec du crottin de chèvre planqué dans les chaussettes … On quitte Vierzongrad dans la nuit déserte, les chats ne sont ni noirs ni blancs, on aperçoit Richard Bohringer sur une mobilette ….

Salut et à la prochaine ! Grand merci aux activistes Berrichons canal historique.

Les Cadavres

The Offenders

Organisé par le scalp 18

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