Concerts 2011

11 et 12 juin : Rock n’ resist à Vierzon et Défi’stival à Chécy

Comme disait mon ami Jean-Pierre Faucult du temps de sa splendeur télévisuelle : Quelles sacrées soirées ! Après moult péripéties liées aux tentatives des gallo-nazis berrichons d’empêcher la tenue du festival antifa Rock n’ Resist organisé par la RAFI et le SCALP 18 à St Georges Marchais sur Arnon, le concert a eu lieu à Vierzongrad avec la majorité des groupes prévus. Tout ça a surtout permis de créer un mini-buzz qui nous a donné accès à des médias jusqu’ici inaccessibles : France 3 et Les Inrocks. Ca a aussi permis de réunir 150 personnes, c’est-à-dire largement plus que d’habitude.

Hors Controle au Rock N’ Resist 2011

Côté concert, Hors Contrôle, amputé de son bassiste, a balancé un set du tonnerre composé à 100 % de tubes street-punks antifa qui a mis en transe tous les punk n’ skins de la place. On a pris la suite avec un menu Best Of (comme dirait le kamarade Ronald Mc Konnard) spécialement concocté pour ce week-end festivalier : 50 % nouveaux morceaux, 50 % anciens morceaux, 30 % avec Bastos sautillant sans guitare, soit 130 % d’énergie pure, de sueur et de wack n’ woll. Un putain de bon moment partagé. Les allemands de Stage Bottles ont achevé les survivants avec plus d’une heure et demi de street-punk de grande Classe. Un festival du bon son et de la bonne ambiance bien loin du « festival de la haine » annoncé par les encravatés du FN et les taggeurs néo-fachos. La seule haine de cette soirée a été celle qu’ils ont eux-mêmes amenée lorsqu’ils sont passés en voiture devant la salle vers 1 heure du mat’ et qu’ils ont courageusement balancé une giclée de lacrymo sur une poignée de pères et mères de famille en pause cigarette. Il faudra peut-être rajouter ça sur les paquets de clopes : Fumer provoque la haine des nazis.
C’est donc tous un peu fatigués mais remontés à bloc par cette bonne soirée qu’on s’est retrouvé en début d’après-midi sur la base de plein-air de Chécy pour le 17ème Défi’stival. L’affiche, concoctée de main de maître par Mister Pete Samprass, est alléchante puisqu’elle regroupe la fine-fleur des groupes punk-rocks orléaniais … heu pardon, orléanais : RNCS, Brokken Roses, Gravity Slaves, B Bop et Burning Heads. Yeah ! En plus, l’orga est parfaitement rodée.

Les concerts du soir ont lieu sous un chouette chapiteau et tous l’après-midi, il y a des stands, jeux, concert et buvette sur la base de loisirs. Ambiance champêtre et bonne enfant. Idéal pour un dimanche de juin qu’on a donc passé à balancer, discuter entre vieux et vieilles potes, apéroter, se balader au milieu des badauds, écouter du reggae, voire pioncer un peu . Même la pluie fine de la fin d’après-midi n’a pas réussi à entamer la gentillesse des organisateurs et la bonne humeur de rockers.
Bon, c’est bien gentil tout ça, vous me direz, mais z’êtes pas venu là juste pour vous tripoter la rondelle au bord de la Loire en sirotant des mojitos ! Et vous aurez raison : The show must go on, comme disait Freddy Pizz’. Et je peux vous dire que le show, il est carrément go on ! 5 sets de folie dans ta face, façon Nadal / Federer des grands jours à Roland Lagros.
Le public investissait à peine la piste aux étoiles qu’il était accueilli par les 3 men in black des RNCS. Raymond N’ The Bonarian’S, comme on les appelle par chez nous, ont balancé une purée indigeste pour les fans de Bach (heureusement peu nombreux ce soir-là) mais sacrément jouissive pour tous les autres : du speed, du speed, du speed et une touche de mid-tempo hard-rock pour pouvoir repartir encore plus speed derrière. Si Lemmy avait enfanté dans le péché avec Zeke et Supersuckers, ils auraient eu des triplés, et ça aurait été les RNCS.
A peine 10 minutes plus tard, la 2ème claque de la soirée est envoyée par Brokken Roses. A ce stade, il y a déjà plus de 300 pellos sous le chapiteau et la nuit commence à tomber. Le moment idéal pour un bon shoot des Roses Kassées composées de 2 Gravity Slaves (guitare et basse), 1 B. Bop (batterie) et 1 Burning Heads (guitare et chant). Tout l’album récemment sorti y est passé avec, en point culminant l’excellente reprise de Kids in America qui a fait ressurgir des souvenirs de nuits chaudes et de draps tachés à plus d’un quadra présent.
T’aurais eu envie de respirer que t’aurais pas eu le temps. Les 2 derniers Gravity Slaves rejoignent leurs 2 potes sur scène pour un concert de furie. Tout est monté d’un cran : l’ambiance, la température, la poussière, le pogo et le volume sonore. Tout à fond dans ta gueule, car chez eux aussi, la mode est au batteur bûcheron. Quand tu vois ça, que t’es à côté de la scène et que tu dois monter dessus un quart d’heure après, tu te dis : Bon, bah on va faire un peu de twist, nous !
En fait, on a appliqué la même méthode que les copains : pied au plancher, toutes guitares dehors et c’est parti pour 40 minutes en apnée. En plus, on a reçu le soutien du canal historique puisque Gob est venu pousser la chansonnette sur Mayday, Camarade B. et Moi, demain. Le Camarade Ab Fab est venu filmer. On espère qu’il pourra en sortir 2-3 trucs potables pour faire partager ça à ceux qui ont eu la mauvaise idée de ne pas venir. En tout cas, on s’est éclaté et on est bien content de ce qu’on a fait.
Histoire de calmer le jeu et de prouver, s’il en était besoin, que la Classe, c’est pas seulement d’être bien dans ses fringues, les Burning ont attaqué par un putain de reggae dont ils ont le secret. Et paf ! Encore une claque. Qui qu’en redemande ? Tout le monde ! Alors c’est parti pour plus d’une heure de punk hard-core avec une touche de reggae et de dub. Après 4 groupes de petits cons, les grands frères ont terminé ce 17ème Défi’stival avec un sacré bon concert.
Merci à la RAFI, le SCALP 18, Pete Samprass, PP&M et Défi pour ce week-end de résistance, de fête et de bon son dont on se souviendra longtemps.

Concerts 2008

Samedi 31 mai : Châlette sur Loing : Le Nautilus avec RNCS

Samedi, 17 H 30 du matin. Je retrouve Saïd des RNCS devant le stand de Madame Charles sur les Journées du Développement Durable. C’est beau la vie orléanaise ! J’y abandonne femme et enfants et on s’arrache avec Saïd vers les sunlights et les paillettes de notre 2ème vie, celle de musicien de rock n’ roll. Schizophrénie showbiznesque, quand tu nous tiens ! Mais non sans un détour par la pharmacie pour acheter des pastilles Euphon. On récupère Charles en route et on file chez Rem pour s’entasser dans le camion des RNCS avec tout le matos et 1 H 30 de retard, direction Chalette sur Loing, banlieue rouge de Montargis, sous-préfecture du Loiret et « Venise du Gâtinais » pour les intimes. Ceux qui connaissent Montargis et Venise peuvent rire … ou pleurer, au choix. Séquence nostalgie, c’est dans ce bled que j’ai passé ma jeunesse (je suis né à Juvisy mais j’ai grandi à Montargis ! C’est beau, on dirait une chanson) et qu’on a fait, avec Saïd RNCS, nos 1ères armes de punk rockers au sein du groupe Boris et les Pérestroïkids.
Sur place, on retrouve Yann qui, cette fois-ci, est arrivé à l’heure. Un partout, la balle au centre ! Le lieu, une brasserie sur une zone industrielle, vient de refaire sa déco façon chicos : mobilier moderne, éclairage tamisé, écrans plasma au dessus du bar et petites enceinte high tech. J’étais venu quelques semaines plus tôt voir les Lopez et c’est vrai que ça faisait plutôt pizzeria de 2nde zone. Maintenant, c’est plus clean et du coup, ça ne respire pas trop le punk rock. Le patron est sympa, mais malheureusement, on a affaire au serveur/sonoman qui se la joue d’entrée « je veux parler au responsable + je sais tout sur tout + c’est moi qui régle le volume de vos amplis ». Mauvais départ, mais comme on est quand même sympas et bien élevés, on laisse couler et on attend la suite. Et comme il est tard et qu’il y a déjà des clients pour manger, on installe le matos mais on ne fait pas de balance. Avantage de jouer dans une brasserie : on a droit à un vrai repas chaud et même un dessert. Pendant ce temps, le public commence à arriver, dont quelques têtes connues : Zéric Trauma en double galante compagnie, K’role de Montar et quelques jeunes (et moins jeunes) amis, le chanteur de Splatch et quelques vieux rockers locaux.
En tant que jeune formation, on choisit de commencer. On arrive à tomber d’accord avec le sonoman sur un volume sonore, mais son installation, qui a pour objectif d’amener un son de qualité aux clients qui sont à l’autre bout du resto et qui ne nous voient que sur les écrans plats a pour principale conséquence que le public qui est devant la scène … n’entend que la batterie ! Il faut dire qu’il a fait tous ses réglages au casque et qu’il n’est pas venu écouter le résultat devant la scène. La prochaine, fois, t’achèteras un DVD, ça te coûtera moins cher ! Comme disaient les Dare Dare Devil : This PA sucks ! Tout ça pour dire que le concert fût nettement moins punk rock que la veille ! La plupart de nos tentatives humoristico-racoleuses (et elles furent nombreuses et beaucoup trop longues au début) furent des échecs. Même le coup de téléphone à Bruno Lopez pour lui jouer Garagiste en direct n’a visiblement fait rire que Zéric et moi, et encore, Zéric l’a sûrement fait par gentillesse. Vers la fin, on a presque réussi à rentrer dans le concert et à enchaîner 2 ou 3 morceaux correctement. A noter cependant que pour la 1ère fois, on a joué notre dernier morceau « Ton survêt’ ment » correctement du 1er coup. La veille, on était parti trop lentement, mais heureusement, Lolux a pété une baguette et on a pu le reprendre à un tempo digne de ce nom. On a bien essayé de faire croire au public qu’on l’avait fait exprès, mais personne ne nous a cru.
On a donc laisser la place, sans rechigner et sans être rappelé, à Rem et ses Courbarians, aka RNCS. Il y avait longtemps que je ne les avais pas vu et je peux dire que ça assure un max. C’est toujours un réel plaisir de voir Rem jouer de la batterie. Gui bouge et fait les chœurs et Saïd chante vraiment bien. En plus Zéric a apporté sa contribution à l’animation de la soirée en imitant à merveille le paraplégique et le mec bourré au rouge. Mais … ha … on me dit dans mon oreillette qu’une des 2 positions n’était pas une imitation, mais laquelle ???
Enfin, après tout ça, j’ai échangé des souvenirs de collège et de lycée avec plein de gens sympas et j’ai réussi de leur extorquer quelques zeuros en échange de badges, de disques et de tee shirts (enfin, surtout de badges en fait), pendant que les copains rangeaient le matos. Sur le chemin du retour, on a essayé d’empêcher Charles de roupiller en causant boulot et action syndicale avec Saïd pendant tout le voyage … mais on n’a pas réussi !

Concerts 2006

Samedi 4 février : MJC d’Igny : grand bal punk de l’hiver (3 ans de Propagande.org) : Sine qua non, Edouard Nenez et les Princes de Bretagne, Rem and the Courbarians, Zampano, Les Prouters, René Binamé

Edouard NenezUne bien bonne soirée que ce cru 2006 du grand bal punk pour fêter les 3 ans de Propagande, l’hébergeur le plus punk de l’univers. Pour nous, ça a commencé à 13 heures et quelques, au local pour une répèt’ vite fait, histoire d’assurer un minimum, vu que ce soir, on se fait filmer notre concert par Ben Skalopes et sa fine équipe. 4 caméras rien que pour nos gueules, c’est la classe. Une fois la chose faite … enfin, après la répèt’ quoi, on s’entasse dans le Vitolux direction Igny-sur-Mer. On a une demi heure pour faire 120 bornes, inutile de vous préciser qu’on est arrivé un peu en retard. Mais rien de grave, donc, on balance directement, c’est toujours ça de fait et ça laisse du temps pour le reste, c’est-à-dire le bavardage, le papotage, le discutage, le causage et le bla-blatage, le tout arrosé de litres de houblons pour mes amis. Et ceci d’autant plus qu’il n’y avait que des gens sympathiques à ce grand bal. Je sais, vous allez me faire remarquer que je dis ça à chaque fois, mais cette fois-ci, c’est vrai !!! Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Les autres fois aussi c’est vrai, mais là, c’est encore plus vrai que les autres fois. Bref, c’est bien simple, en backstage, ça débordait de gentillesse ! Il y en avait presque autant que de la Kronenbourg. Et dans la salle, tout pareil. Et puis du beau linge, vous pouvez me croire : La fine fleur du world wide pogo (normal pour une soirée Propagande.org), La Wampas Team en force, moult photographeurs et photographeuses à plus ou moins gros zoom, l’intelligentsia de la BD alternative, des producteurs, des ex-producteurs, des futurs les Prouters et le publicproducteurs, des tonnes de punks stars et Monsieur Henri Lopez. Evidemment, avec tout ça, c’était plutôt la Maison des Vieux et de la Culture et ça avait parfois un air de 8 mai sous l’Arc de Triomphe (surtout en backstage d’ailleurs. C’est Gob qui était content, il avait plein de copains de son âge pour une fois). La chanson « Les punks de 40 ans » était doc plus que jamais de circonstance ! Pour ma part, j’ai profité de l’occasion pour filmer toutes ces bonnes gens et je me suis bien amusé. Mais comme on ne peut pas être partout, je n’ai pas vu grand-chose du Spectacle, comme disait mon ami Roger Lanzac. J’ai carrément raté les Sine qua non. J’ai pu voir un peu Edouard Nenez, ce qui fut pour moi la principale découverte de la soirée. J’adore. C’est de la chanson rock avec plein d’humour rigolo qui fait rire dedans. Ca fleure bon le Bobby Lapointe et le Sttellla, voire les Suprêmes Dindes pour faire dans l’actuel. C’est frais, c’est simple, c’est vrai. Ca ne pète pas plus haut que ça a le cul et c’est bon. Vinrent ensuite nos potos des RNBS : Rem and the Bonarians (celle-là, je l’ai déjà faite, mais je l’aime bien et je fais ce que je veux ! Si je veux la faire à chaque fois, je peux !!!). Le son était tout pourri sur scène et devant, donc pas d’hystérie dans le public … ni sur scène. A ce propos, il faut préciser que sur toute la soirée, il y a eu pas mal de monde (environ 300 personnes), mais était-ce l’âge avancé déjà dénoncé ci-dessus, le côté inévitablement poseur du parisien landa, ou la fraîcheur extérieure de ce fucking mois de février ? Je ne sais pas, mais l’ambiance dans la salle est restée globalement B Bophivernale. Quoi qu’il en soit, on continue. Zampano a pris la suite. Je n’ai pas vu grand-chose, mais d’après ce qu’ils disaient eux-mêmes après, ils n’ont pas très bien joué. C’est pas une raison pour s’en prendre à la batterie de Lolux, hein Nico ? Le temps d’une bière et les Prouters attaquent. Putain, c’est vraiment bien les Prouters ! C’est la première fois que je les voyais en power trio et ben, ça arrache. 100 % pur tubes de punk-rock banlieusard. Pour des vieux, ils ont encore de la ressource. Par contre, ils n’avaient pas dû brancher leurs sonotones, donc c’était beaucoup trop fort, mais bon, on fait du rock ou on n’en fait pas ! En parlant de faire du rock, c’est notre tour d’y aller. Et puis, il faut assurer, il y a de la caméra ! Enfin, ça ne nous fait pas peur les caméras, on est habitué, on en a tellement plein les rues à Orléans qu’on se croirait à Auchan ! Donc, on y va et avec le sourire s’il vous plait. Un show plutôt bien dans l’ensemble. Pas de gros pain, pas mal d’enchaînements, quelques blagues mais pas trop car on n’avait pas trop le temps et hop, c’est dans la boîte. Merci bonsoir. C’est René Binamé qui a clôt ce grand bal punk. J’ai pas vu, mais c’était bien. Il ne faudrait pas oublier que pendant tout ce concert-marathon, la TZ Team a balancé de la vidéo sur écran géant sur la scène et dans le hall et ça le fait carrément. Voilà, je crois que j’ai fait le tour. Un grand merci à Erick et toute la Propa Crew et rendez-vous l’année prochaine pour les 4 ans !
Play-list aller : Undertones et Stooges
Play-list retour : Terrorgruppe et ronflements
Plus de photos sur le World Wide Pogoooooo : Ato, Ouasse, Miss Roudoudou, Forum disco, Fils de punk

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