Samedi 1er avril : Chaulgnes : avec Self Control, Why not Raymond, Mister Jingle, Alerte Rouge et Mala Suerte
Un festival rural au mois d’avril, on gardait un souvenir humide de nos expériences berrichonnes en la matière, mais l’organisation nivernaise s’est révélée d’une efficacité redoutable. Grand chapiteau, backstage en forme de salle des fêtes et contest de sk8 (NDT : concours de planche à roulettes) dans l’après-midi. On est arrivé sur le site à peu près à l’heure. Le temps de se poser, de prendre un petit café (voilà une information intéressante. D’ailleurs, pour les aficionados culinairistes, sachez que Charles, que le café rend nerveux, a préféré manger de la salade composée et une tranche de rôti), de se faire une petit balance et hop, on se trouve un coin peinard pour relancer le Pétank World Championship, ce qui était, il faut bien l’avouer la véritable raison de notre acceptation d’un concert en plein campagne nivernaise en ce début de printemps. Ouais, et bien si j’avais su, j’aurais pas venu. Bon, d’accord, on n’a pas été très bon, mais jusqu’à présent, on arrivait à les exploser même de la main gauche. Sauf que là, ils ont décidé de se faire coacher. Et par le propre frère capilairement déficient de mon partenaire en plus ! Judas ! Je passe sur le fait que ce coach était également arbitre, si vous voyez ce que je dire quant à son impartialité. Je ne m’étendrais pas non plus sur les restrictions flagrantes à la liberté de tout joueur à choisir son terrain de jeu dont nous avons été victimes. Enfin, je ne m’abaisserais pas à vous narrer les coups de chance à faire faner un trèfle à 4 feuilles qui ont parfois transformer leurs jets approximatifs en coup de maître. Tout ça pour dire qu’on n’a pas tout à fait gagné … hein ? Oui, bon … on a paumé quoi. Comment ? La belote après la
bouffe ? Oui, bah, là aussi on s’est fait técla. Bon, on ne va pas passer tout le compte-rendu là-dessus. On est quand même là pour parler musique, non ?!?
Alors, le 1er groupe, j’ai raté pour cause de pétanque mais Charles m’a dit que c’était, alors je le crois. Le 2ème, c’était du ska festif rigolo et déguisé. C’est pas ma cup of tea (il parait que c’est à la mode de parler moitié français et moitié anglais, alors je cède) mais ça l’a bien fait pour le public qui avait soif de festif. Le 3ème groupe, j’étais en train de manger. Pardon ? Oui, bon, j’étais en train de manger et de jouer à la belote (c’est pas vrai, on ne peux plus faire son compte-rendu tranquille !). J’ai vu un peu Alerte Rouge. C’est pas trop mon truc non plus, mais il faut avouer que c’est sacrément rôdé et ultra efficace. D’ailleurs, les plus de 1000 personnes présentes ne s’y sont pas trompées. Ca move à donf et ça slamme à tout va ! J’ai pas trop vu Mala Suerte, mais même remarque que pour les autres groupes. C’est carré et vraiment efficace sur scène. Enfin, vient notre tour ! Il est 2 heures et demi du mat’ et le public supportant encore la position verticale commence à se faire rare. La plupart des petits jeunes (et ils étaient nombreux à ce festival) ont disparu, restent les punks et les vieux. On est entre nous, quoi ! On a profité de la grande scène pour se faire filmer à 2 caméras en mouvement sur scène par 2 sympathiques organisateurs.
Musicalement, ça été plutôt correct malgré l’heure tardive et les problèmes techniques : pas de retour pour Lolux, panne d’ampli pour Yann, panne de voix pour Gob et panne de jack pour moi. En bon démagos, on a pesté contre le CPE et on a traité de Villepin, de Robien et de la Villardière de jolis noms d’oiseau (je sais, Bernard de la Villardière n’y est pour rien dans le CPE, mais ça m’a fait rire). Rien de plus à déclarer. De toute façon, ça fait une semaine, je ne me souviens plus de rien.
En tout cas, un bien bel exemple d’organisation, plein de bénévoles accueillants, plein de monde et une bonne ambiance. La prochaine fois, on atomisera Laurel et Hardy à la pétanque et notre bonheur sera compet.
Play-list du vitolux : Brassens, Terrorgruppe, Edouard Nenez et les Princes de Bretagne















Et encore un petit week-end à la cool avec plein de gens sympas. On peut même dire qu’à 2 exceptions près, c’était un week-end top cool ! Je vous passe les détails du voyage, mais je signale quand même qu’on est arrivé à l’heure au Chaudron (ne pas confondre avec la Marmite à Preuilly !), une grange bien aménagée mais aussi bien planquée au fin fonds de la campagne auboise. Il y a des champs à perte de vue, une légère brume et même des moutons. Je connais un trio essonnien (que je ne citerais pas) que cette vision bucolique aurait fait fuir, mais nous on aime bien ! La sono est déjà montée et Fred, le destructeur de tympan local chevelu mais néanmoins sympathique nous attend de pied ferme. C’est de circonstance (la ferme, pas le pied … encore que … on en reparlera). On a à peine le temps de se rafraîchir que les Skalopes arrivent. On pécho leur batterie et on se fait la balance fissa, car on a rencard sur Troyes pour une interview à radio Campus. Le temps de prendre un pack de bière et de se faire flasher par les bleus à 71 km/h en agglomération et nous voilà la tronche dans les micros, prêts à raconter moult conneries et répondre aux très intéressantes questions de Sabrine. Mr Popoche from Trauma social est là aussi pour nous surveiller et dire des gros mots dans le poste quand on est trop sage. Et c’est ce que nous faisons pendant une bonne heure et ça nous a bien fait rire. Et oui, on est comme ça, on dit des bêtises et on rigole à nos bêtises. C’est une sorte d’autarcie humoristique qui est très utile, surtout quand on joue régulièrement avec des groupes de banlieue. Je me comprend …
en même temps que 5-6 pogoteurs qui avaient fui lors de notre combat inégal contre EDF. Pour la peine (et la mienne surtout) et pour les fatiguer un peu, on leur balance Camarade B. en bonus track. Bin on n’aurait pas parce que ça m’a fait faire des petits bonds et que pour mon dernier petit bond, je suis retombé sur une sorte de brique qui maintenait la grosse caisse. Clic-clac ! Et une entorse pour Bastos ! Ca tombe bien, on a un concert mardi prochain ! On finit quand même le concert avec un petit Ludwig en rappel. De toute façon, l’entorse quand c’est chaud, ça va encore.









