Concerts 2006

Samedi 20 mai : Pommeret (22) : Kurun Vragez Part 1 avec Paku Puawai, Brigada Flores Magon et Burning Heads

Réveil en douceur à 13 H 30, petit déj’ et comatage de rigueur et on décolle direction la mer. A peine arrivé à la salle, on s’installe pour une balance rapide et efficace grâce à une grosse sono (10 kilos en façade pour les connaisseurs et les malentendants) et aux doigts d’or du sonoman des Nevrotic Explosion. Ca nous laisse une petite heure pour aller sniffer de l’embrun et se shooter à l’air marin. On aurait bien piqué une petite tête, mais c’est marée basse, il fait 15 degrés et il y a un vent à décorner les cocus. Donc retour à la salle pour manger et discuter bizness avec Pierre des Burning, ce qui nous fait rater le 1er groupe. En effet il y a 5 groupes ce soir donc le concert commence tôt et comme il fait encore jour dehors à 20 H 30 quand vient notre tour de monter sur scène … et bien il n’y a personne dans la salle. Car oui, 40 personnes dans une salle qui peut en contenir 300, ça fait vide. Tant pis, il faut y aller quand même. On a profité de la belle scène, du bon son, des chouettes éclairages et de la grande salle … vide. C’est pas grave, ce sera mieux la prochaine fois. On laisse la place à la Brigada et ça le fait tout de suite plus. D’une part parce que la nuit est tombée et que les gens commencent à rentrer et d’autre part parce qu’une bonne partie du public est visiblement venue pour eux. Un bon show punk rock efficace avec quelques tubes à chanter en chœur autour d’une bonne bière, qui se termine sur une reprise de What’s my name du Clash. Right 4 life prend la suite et là encore, ça bastonne sévère dans ta tronche. Du gros hard-core bourrinos façon … façon … je sais pas quoi. J’y connais rien moi là-dedans. Eux aussi terminent leur prestation par une reprise de What’s my name, avec Duch de Nevrotic aux cordes vocales. Heureusement que nous, on n’a pas eu de rappel, sinon, on l’aurait jouée aussi et ça aurait peut-être fait beaucoup. Lolux et Yann Bop en pleine formeCe sont les Burning Heads qui ont clôt ce mini festival Kurun Vragez part. 1 (pour ce qui ne maîtrisent pas parfaitement la langue bretonne, sachez que Kurun Vragez, ça veut dire tonnerre de pantalon. Tout un programme !). Là encore, l’efficacité est au rendez-vous. Pas mal de titres du dernier album, quelques reggaes qui fleurent bon l’herbe qui rend nigaud et 2-3 vieilleries bien speed et tout le monde est content. Après ça, l’orga nous a fait une démonstration de « comment j’arrive à vider la salle en douceur alors qu’il reste de la bière dans les fûts » à laquelle les plus filous arrivent à échapper pour continuer à discuter et boire des coups en backstage (mention spéciale à la Banana Team !). A noter qu’en parallèle de ces quelques lignes, la section rythmique bopienne (la dream team, comme on les appelle dans ces moments où Lolux parle fort, Yann n’arrive plus à articuler et les deux rient bêtement en se chuchotant à l’oreille « j’ai les oreilles qui fanent, on va boire un coup ») avait décidé d’adopter la nationalité bretonne et donc d’ingurgiter une quantité déraisonnable de bière et de rhum. Comme souvent dans ces cas-là, ça ne vole pas bien haut, mais qu’est-ce qu’on rigole ! Le temps d’écluser encore 2-3 godets, de tailler la bavette avec plein de gens sympas, de recharger le matos, de saluer et remercier comme il se devait les sympathiques organisateurs (l’amygale et Nevrotic Explosion) et on file dormir quelques heures au gîte des mouettes rieuses.
Le lendemain, on laisse la Bretagne en pleine tempête et on rentre chez nous avec le vent dans le dos. Kenavo et encore merci pour tout !
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L’accueil du Kurun Vragez


La BFM on stage à Pommeret


Concours de la plus grosse banane :
Bastos Bop avec la Banana Juice Team


Circulez, y’a rien à voir

Concerts 2006

Vendredi 19 mai : Rennes (35) : Rennes against Racism 3 : Jardin Moderne avec HHM, Los Foiros et Los tres puntos

Brigitte Bop - Jardin Moderne

Ha, ha, un petit week-end breton ! Il y avait longtemps qu’on n’était pas venu en Bretagne et il faut bien avouer que ça nous manquait ! Car il faut savoir que la Bretagne, c’est l’autre pays du punk-rock (avec le Ch’nord, le sud-ouest de l’Essonne et Bures sur Yvette). C’est donc le cœur vaillant mais sans maillot de bain (la météo s’annonçant peu clémente en ce début de mois de novembre) qu’on a pris la route dès l’aurore (rencard à 10 du mat’ au local alors que je m’étais collé une ARTT bien méritée). Un crochet par Auchan pour remplir le garde-manger et le garde-boire et on y va ! Le voyage s’est certainement déroulé sans encombre mais aussi sans moi, car j’ai pioncé comme une brute. Arrivé au Jardin moderne, on retrouve des bouts de Skuds et de General Strike, les organisateurs du Rennes against Racism. On visite les lieux, on salue la Mass Prod Crew qui bosse, on papote à droite à gauche (comme vous pouvez le constater, c’est pas les cadences infernales non plus), on fait la balance et place au sport ! En effet, si les boules ont eu le temps de refroidir depuis le dernier challenge nivernais qui avait vu la suprématie boulistique de la paire Bastos-Yann mise à mal par le trio orléano-sologno-berrichon Gob-Lolux-Titou, les esprits eux sont encore chauds de cette victoire objectivement contre-nature. Ainsi donc, les choses (et certaines personnes) devaient être remises à leur place. Ce fût chose faite avec panache et élégance, sur un terrain qui, il faut l’avouer, demandait une intelligence certaine, une adaptabilité sans faille et une assurance absolue. La lutte fût longue à défaut d’être acharnée  et on a à peine eu le temps de se poser et de manger un morceau que le concert a commencé avec HHM, groupe breton de filles (comme dit tout le monde, ce qui va peut-être finir par agacer le batteur) bien énergique.

Brigitte Bop - Jardin Moderne

De bonnes voix et de bonnes mélodies. Los Foiros a pris la suite dans un style plus « viril mais correct ». Bon, là, c’est de la Oi avec un grand O et des putains de bons musiciens. La salle est bien remplie (plus de 200 personnes) quand arrive notre tour et visiblement, la majorité semble avoir envie de passer un bon moment avec nous. Qu’à cela ne tienne, on va s’amuser. Et on s’est bien amusé. Il faut dire qu’on n’a eu qu’à se laisser porter par un public chaleureux qui chantait toutes les chansons, même celles qu’il ne connaissait pas ! Globalement, on a plutôt pas mal joué.

Une section rythmique irréprochable, quelques blagues d’un humour pas toujours partagé par tous (il semble que certains bretons bretonnants n’aient que moyennement rigolé à mon « Bonsoir Nantes ! » hé, hé !), une (petite) invasion de scène en fin de set et Charles qui perd ses 2 groles en début de set, voilà pour les principaux faits marquants. C’est la bande de Los Tres Puntos qui a terminé ce concert et ça l’a bien fait. A noter également la présence de la Rokenrol family, perdue dans un concert où ils n’étaient pas obligé de faire la bise à la moitié du public et d’Ab Fab qui a passé sa soirée dans le local technique à lutter contre les déconnexions pour retransmettre ce concert sur le Net en direct. Le combat s’est soldé par un match nul. La fin de soirée fût classique : bavardage, rangeage, traversage de Rennes by night et couchage dans l’appart’ d’Yvan GS qui sentait encore un peu le Medef Inna Babylone de la veille (l’appart’, pas Yvan).

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Brigitte Bop - Jardin Moderne
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Brigitte Bop - Jardin Moderne
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Brigitte Bop - Jardin Moderne


Los foiros on stage à Rennes


Quelle prise de tête ce concert


Il a maigri Hadji-lazaro


La Bretagne ça vous gagne


La Bretagne ça vous gagne 2

 

 

Concerts 2006

Mercredi 26 avril : Printemps de Bourges : El Bongo avec Les Tazons

Ze publicEt c’est parti pour un week-end sauvage du mercredi soir ! On n’est plus à ça près. Donc, après l’Automne des Prolos (Vierzon 2005), voici le Printemps de Bourges cuvée 2006 (le PDB pour les intimes et les journaleux de Libé). Comme d’hab’, la prog’ officielle est à iech, c’est donc avec un plaisir non-dissimulé qu’on a accepté de venir jouer au El Bongo, Ze bar rock n’ roll de la capitale berrichonne à la déco 60’s et tiki tiki. Sauf que là, on oublie le calbut fluo et le collier à fleur, parce que ce qui se passe, c’est qu’il pleut comme vache qui pisse. On s’en fout, on ne joue pas dehors, mais on s’est quand même payé une putain d’averse sur la tronche en route pendant que Charles nous faisait découvrir les plus petites routes du Cher. C’est pas le plus rapide, mais c’est garantie 100 % sans bleusaille. Lolux, qui avait préféré faire cavalier seul sur l’autoroute n’a pas eu cette chance. Il a eu droit à la « Gendarmerie nationale, z’avezlespapiersduvéhiculesilvousplait » avec foutage de gueule sur sa photo de permis de conduire (il faut dire qu’il est plutôt bonne sur son permis !). Ce qui nous a valu une séance de « Et toi, vas-y, fais voir ta gueule sur ton permis ! Whoua la tronche, regarde, j’ai la même ! ».
Finalement, on est tous arrivé, on a fait une balance, on a pris l’apéro, on a papoté, on a mangé (ouch ! et on a même super bien mangé ! Au moins 2 étoiles au Guide Michebop) et on va voir les Tazons pour digérer. C’est bien les Tazons. Pas forcément pour digérer, mais plutôt pour danser. C’est du bon rock avec du punk, de la sueur, de la bière et du sourire dedans. Que du bonheur quoi. A noter une reprise d’I wanna be your chien (les punks adorent ce morceaux, normal !) et un morceau à la mémoire de Joe Strummer (« Joe, c’est ton cœur pas ton âme qui a claqué, c’est ton corps pas la flamme qu’on a enterré ») J’en chialerais ! La bonne humeur et l’alcoolémie du chanteur sont communicatives et l’ambiance est bon enfant. Il y a un peu de monde mais ça reste supportable. Ca pogote plutôt pas mal pour un mercredi soir.
Le temps d’écouter un album des Cramps en réinstallant le matos et on prend la suite. C’était pas le concert du siècle mais l’ensemble était plutôt correct. A part B Bop on stageLolux qui a fait plein de trucs bizarres, à tel point qu’on se demandait parfois s’il jouait vraiment la même chose que nous. On a dépucelé le petit dernier (non, je ne parle plus de Lolux) : un morceau avec plein de poésie dedans qui s’intitule « Putain de chanson ». Il est bien passé et je suis content parce que je l’aime bien. En guise de rappel, on a fait un petit set des Clache pour faire plaisir au patron (Mister Mike Turner, bien connu des noctambules orléanais pour ses animations DJesques lors des Fiestas Boogaloo) : 8 morceaux. Bonne prestation. Le public a visiblement apprécié et nous aussi, surtout qu’on n’avait répété ça que 2 jours auparavant. On a terminé comme d’hab’ sur White riot avec Olive Tazons, venu achevé ses cordes vocales avec nous. A noter qu’on avait amené Arnaud de l’asso Ange 13 qui nous a filmé sur scène, à table, dehors, dedans, en balance, en train de boire de la bière et qui a aussi interviewé plein de gens dans la rue à 2 heures du mat’.
Après ça, on s’est rafraîchi, on a causé sur le trottoir, on a rangé le matos et on a traversé la nuit berricho-solognote pour rentrer chez nous roupiller un peu. Pour ma part, je crois même que j’ai commencé en chemin. On a laissé Yann sur place avec Titou (le traître !) et Pièt (un subtil croisement entre Achille Zavatta et Maître Kanter) et j’ai bien peur qu’ils soient encore tous en train de descendre des demis à l’heure qu’il est. Ils sont forts ces berrichons !
Play list Carlito’s car : Wampas, Prouters, Wunderbach, Edouard Nenez.


– Mes souliers sont rouges.
– Les miens aussi.


Bonne nouvelle : les Tazons ne font pas que boire : ils mangent aussi !


Mister Mike T


Mister Arnaud R.


Un Tazon glabre et lunetté


2 tazons poilus


De droite à gauche :
– Regarde là haut
– Où ça, j’vois rien
– Ho oui !


Il y avait longtemps qu’on avait pas fait la traditionnelle photo d’adieu :
Bop + Judas + Mike T + Arnaud R.

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