Vendredi 22 septembre : Lille : Le Biplan avec M 26-7
Ce n’est jamais facile de raconter un week-end dans le Nord. D’abord parce qu’il se passe plein de trucs et ensuite parce que ce n’est pas facile de traduire par des mots la gentillesse, la simplicité, la chaleur des gens du nord … encore qu’avec ces 3 mots là, finalement, je ne m’en sors pas si mal. Mais je m’égare et pas seulement d’Austerlitz (comme disait un humoriste cancéreux bien connu).
Or donc, les sympathiques M 26-7, devenus au fil des années des bon potes du Nord (ne cherchez pas, ce n’est pas une contrepèterie) ont décidé de fêter leur 10 ans d’existence et nous ont gentiment conviés à leurs festivités. (ça me fait penser qu’on ne leur a même pas emmené de cadeau. On est vraiment des pourris !). Ca commence le vendredi soir à Lille. Nous rejoignons donc, avec notre heure et demi de retard contractuelle, la troupe nordiste et néanmoins assoiffée dans la cave du Biplan. On s’embrasse, on prend des nouvelles des nouveautés marketing (tee shirt, badges, autocollants …) et des enfants des uns et des autres et on se fait une petite balance quand même. Pour gagner en temps et en efficacité dans ce compte-rendu, je vous propose l’utilisation d’une nouvelle abréviation : le PABB ou
Papotage Autour d’une Bonne Bière. Donc, un petit coup de PABB et on enchaîne sur un repas accueillant, mais peut-être un poil nourrissant : charcutaille, choucroute et gros gâteau. C’est surtout dur pour les M 26-7 qui doivent monter sur scène juste après. Nico, big boss du groupe, même s’il en fait de moins en moins le salopard, en a sué sa race pendant tout le concert. Ca ne les a pas empêché d’envoyer un bon show. Le public est arrivé au fur et à mesure de leur set et s’est laissé porter par l’enchaînement de tubes et l’humour potache. Pas de jonglage pour Max aujourd’hui pour cause de cave bas de plafond, mais il se rattrape sur les chœurs. C’est aussi la première fois qu’on les voit avec Yannick leur nouveau guitariste. Ca grossit bien le son. On découvre aussi leurs 2 nouveaux morceaux, dont « Y pas d’boulot », tube punk rock de toute beauté ! Le public est heureux, ça suinte la bière et la bonne humeur ce soir à Lille et on est content d’être là. D’ailleurs, on va le prouver sur scène avec un bon petit concert. Il faut dire que dans ces cas-là, on n’a qu’à se laisser porter par le public. C’est que du bonheur. Ha, je sue mais j’aime ça ! Nos nouveaux morceaux sont toujours en rodage pour l’enregistrement à venir. Ils passent plutôt bien et on se défoule avec le dernier truc qui nous fait rire : jouer Camarade B. et Wack n’ woll à fond la caisse. Pour finir, Nico M 26-7 nous a forcé à jouer Julien Lepers avec lui. Et ben on ne s’en est pas si mal sorti que ça ! Après ça, c’est reparti pour le PABB avec des vieilles connaissances : Gob est tombé amoureux d’un pote d’enfance à Lolux, Charles avait racolé des relations de boulot, Yann a chanté en chti et on a aussi retrouvé les gens de La société elle a mauvaise haleine, qui nous avait fait joué il y a un sacré bout de temps. On a fini par décoller pour aller pieuter sur Cambrai (une heure de route, et à cette heure-là, c’est moi qui m’y colle) chez Fabien, hôte sympathique et grand amateur de Duvel (bière blonde à 8,6 °) ce qui a retardé encore un peu l’heure du coucher, car on ne refuse pas une Duvel à Fab’. On s’est écroulé les uns après les autres. Personnellement, quand je me suis endormi, Lolux te Fab’ causaient encore Linux et plug-in Firefox en écoutant Ministry.
L’accueil dans le Nord : Une bière, du pâté et un mot gentil







M 26-7 : Gromill et Max au Biplan

Le public du Biplan

Lolux arbore fièrement le nouveau tee shirt de Brigitte Bop

Essai de nouvelle stratégie marketing

Si j’étais un vieux con qui radote, je vous dirais que cela fait maintenant 3 ans qu’on arrive à faire rimer « vacances d’été » avec « concert à la Guinguette » et aussi que ça faisait presque un an qu’on n’avait pas joué avec les Lopettes. Mais je suis jeune, vaillant et tourné vers l’avenir (la preuve, j’ai acheté le dernier Leptik Ficus et je lis Punk Rawk), alors je préfère vous dire qu’on a passé une bonne soirée entre potes à la campagne et qu’on s’est bien amusé. Certains ont bu de la bière, d’autres ont fumé du gazon e d’autres encore ont fait du rock. Et j’en connais même qui ont fait les 3 !
On a même failli faire un rappel, mais Lolux a transpercé sa peau de grosse caisse juste à la fin du dernier morceau.
C’est donc une fois de plus au Carreau des Halles (et non à la manifestation propagando-punkoïde dite de la Défaite de la Musique à Paname, pour des raisons aussi personnelles que valables) qu’on a réussi à s’incruster pour fêter dignement la Musique; et s’excuser du même coup des nombreuses offenses qu’on lui fait subir bientôt 12 ans (et je ne parle pas seulement des solos de Charles). C’est notre 6ème fête de la zique au Carreau et surtout, c’est la dernière avec Josiane, Sainte patronne des lieux, qui vend la boutique après 17 ans de bons et loyaux services auprès des gosiers déshydratés du quartier et d’une bonne partie de la faune rock n’ rollistique orléanaise. L’émotion est au rendez-vous, mais on va quand même faire péter les décibels pour couvrir le karaoké des blaireaux du bout de la rue qui nous assomment avec Téléphone et Goldman à chaque fois qu’on fait une pause pour changer une corde ou
siffler un godet.
« Garagiste », la reprise des Garage Lopez, dont une fois à rallonge, une fois toutafon, une fois en 3 temps comme les vrais et une fois en ska. Le précédent record était de 5. Qu’est-ce qu’on est con quand même ! Mais qu’est-ce que c’est bon !!!



