Dimanche 8 octobre : Cavaillon : avec Bimbo Killers
Après un bon dodo cossu et réparateur chez la frangine de Gob et un réveil poussif à 13 H, on a comaté, mangé et discuté avec une poignée de dAHUS sous le soleil du Midi, revenu particulièrement en force pour ce week-end octobrien. Le timing en prend donc 1 heure dans la gueule. Décollage à 15 H 30 pour Cavaillon, 4 heures de route sous le cagnard automnal et on rejoint les Bimbo Killers à la Plantation, Bar à rhum à la déco estampillé Comité Départemental du Tourisme de Guadeloupe et Nouvelles Frontières. A noter que c’est la 1ère qu’on joue dans une pièce avec une armoire contenant des maquettes de bateaux du XVIème siècle. Original ! Après une petite balance de rigueur, on papote autour d’un petit punch (quand même !), tout en faisant gaffe aux effets secondaires, car on prend la route juste après le concert. La section rythmique est donc sous surveillance rapprochée. Il n’y a pas foule quand les Bimbo Killers attaquent mais on a quand même un bel échantillon de punks sudistes. Environ 40 personnes, c’est pas mal pour un dimanche soir. C’est pas le grand show avec maquillage et tout le toutim pour les Bimbos mais un concert correct vues les conditions de fatigue et d’aphonie de Starsky et le calme du public. La rythmique est carrée (sauf quand elle s’arrondit), les grattes multiplient les chorus et les petits plans wack n’ woll
comme j’aime. A revoir dans de meilleures conditions quand ils feront un peu le Show à l’américaine. On a pris la suite à l’heure où commence habituellement le 2ème épisode des Experts. Le public avait l’air un peu plus motivé (traduction : alcoolisé) et venait pogoter par vague entre 2 verres. Le candidat au titre de casse-burne de la soirée était une candidate. Pas méchante mais parfois envahissante. On a quand même fini par l’accepter à la fin avec ses supers chœurs sur le medley Ludwig. On a pu jouer les morceaux zappés la veille et quelques rappels, et what’s My name a remplacé White man in Hammersmith Palais. Après ça, on a plié les gaules, manger un bout de pizza, fait la traditionnelle photo de groupe, remercier Starsky et ses copains et copines (mention spéciale à la sonowoman de 1ère classe) et hop, tout le monde dans le Vitolux. Il est minuit et demi. Objectif : aller le plus loin possible sans passer par la case rail de sécurité. Objectif atteint avec l’arrivée dans le Berry, chez Yann à 6 heures du mat’ après 3 changements de pilote et co-pilote, 2 barres chocolatées, 2 sandwichs au pâté de tête (merci Betty), un café et quelques albums de rock n’ roll. De l’Autoroute du Soleil, on a plus vu l’autoroute que le soleil, mais il y avait moins de monde qu’au mois d’août.
Après quelques heures de sommeil et un petit déj’ brûlé (merci Yann), on a ramené le matos à Vienne en Val, j’ai déposé Gob chez lui et je suis rentré chez moi sous la pluie en écoutant Diego Pallavas (line) et en pensant aux différentes tâches que j’allais devoir accomplir pour retourner dans la vie normale : douche, rasage, repas et … dormir !
PS : les choses qu’on a pas faites : jouer à la pétanque, faire des blagues sur le pont d’Avignon, écouter La Souris Déglinguée.
Play-list du week-end : Lives des Cadavres, Rats, OTH et Stooges, Meteors, NOFX, Sheriffs, Stray Cats, Brian Setzer Orchestra, Chewbacca All Stars, The Clash

Bimbo Bop @ Cavaillon

Lolux -Lundi – 3 h du mat’ entre Saint Etienne et Clermont Ferrand …

… Yann au même moment. Elle en écrase sévère la section rythmique !

Yann et Charles – lundi – 4 H 37 – Aire des Volcans d’Auvergne :
Liber-T, j’écris ton nom … et je vais prendre un café !

BBop – Mehun sur Yèvre (18) – Lundi 13 H

Ce qui est bien avec le sud, c’est qu’il n’y a pas que le temps qui dure longtemps … il y a aussi le voyage. Rencard matinal à 9 heures, chargement du matos et récupération des 2 berrichons en plein café gourmand sur leur Terre natale. Ca roule bien et on est donc parfaitement dans le timing prévu, mais on fait un petit excès de zèle et, emportés par notre élan, on se retrouve sur la route de Barcelone. Un demi-tour, 20 km et quelques détours plus tard, on arrive aux Vents du Sud, chouette salle avec une belle scène et un arbre au milieu (de la salle, pas de la scène). Les dAHUS balancent et les Medef tiennent le bar (il faudrait pas qu’il s’écroule avant l’arrivée du public !). Yf MIB cherche à nous impressionner avec ses talents de Bar Ball (après le basket ball et le street ball, c’est pareil mais il faut envoyer sa cannette dans la poubelle) … et ça marche. On se fait griller à la balance par les Diego Pallavas (mais presque) qui déboulent juste de la gare avec leurs instruments sur roulettes dans le plus pur Romano Stylee. C’est la 1ère fois qu’on joue avec les Diego et je suis super content car j’ai vraiment craqué sur l’album. D’ailleurs, je suis un peu rassuré car j’ai pu me rendre compte que je ne suis pas le seul à être atteint de Diego Pallavite aigüe. On se fait aussi une petite balance rapide grâce aux 2 sonomen ultra efficaces et on s’adonne sans vergogne au bla-blatage. Il faut dire que l’affiche de ce dernier soir du Festival To Loose Punkers est particulièrement chouette et que ça attire du beau monde : Franky le berrichon expatrié, qui nous a filmé un peu, Monsieur Ab Fab’ qui a tout enregistré, Grand Dieu Thot venu promouvoir l’album des Sulky Sheena, Starsky Bimbo Killers venu en voisin (puisque comme chacun sait Toulouse-Avignon, c’est à côté !), Raf Attentat Sonore et plein d’autres avec qui je n’ai pas eu la chance de converser.
Après un repas qui nous a donné envie de relancer notre idée de guide gastronomique des meilleures tables de l’underground punkoïde, et l’arrivée de Monsieur Vince TLP (qui a dit que les 2 évènements étaient certainement liés ?) avec son tee shirt B Bop tâché, place à la musique ! C’est Mon Dragon qui a la lourde charge d’ouvrir les festivités. Les nouveaux chouchous de la scène alternative s’en sortent plutôt bien et réussissent à chauffer le public (encore un peu maigre) avec leur mélange original de crust, hard core, reggae. Les dAHUS gAROUS font une entrée en scène fracassante avec leurs looks « All Stars ». Leur set carré et bien enchaîné les feraient presque passer pour un vrai groupe de wack n’ woll (NDR : ce commentaire désobligeant n’est qu’une vengeance puérile pour répondre aux attaques personnelles et pseudo-humoristiques dont je fût la cible et qui n’ont fait rire personne à part Lolux et les 3/4 du public). A noter une reprise des PKRK avec BatBat Pallavas (communicant) au chant. Ca les change des Sheriffs (NDR : pareil). On a pris la suite à la bonne place (3 sur 5), à la bonne heure (22 H 30) avec un bon public (plus de 200 personnes) pour un bon concert (pour nous en tout cas). On continue à roder les nouveaux morceaux, même si on a dû en virer une poignée. On a eu droit à une belle chorégraphie « à la Claudette » de la part de quelques jeunes dans le public sur Mayday et on a juste fait White Riot en rappel, pour remercier Pierro, le big Boss des To Loose Punkers et master chief de la soirée avec son super tee shirt des Clash (que tous les Dieux le bénissent). Puis vint le tour de Diego Pallavas (istas). J’avoue sans honte que mes compte-rendus ne sont pas toujours d’une grande objectivité (même jamais en fait), ce sera particulièrement le cas pour ce groupe. Je suis accro à leur album qui est constitué à 150 % de putain de tubes avec des tonnes de fuckin’ mélodies qui restent collées dans la tête comme un vieux chouine gomme à une Converse. J’ai bien aimé sur scène.
Et les types sont sympas. Et puis, comme dirait mon ami Jack Lang, ce Diego Pallavas (pirine), quel bel homme ! Les Medef Inna Babylone ont clôt ce 2ème Festival To Loose Punkers de fort belle manière avec leur ferveur habituelle et leur nouvelle chanteuse. L’ambiance était à son comble et la salle … pardon ? … j’ai rien vu parce que je papotais à droite à gauche ? … Ha bon, ça se voit tant que ça ? … Ben oui, c’est vrai que j’ai pas vraiment vu les Medef en fait, mais ce n’est pas ça qui va m’empêcher de dire que c’était bien. Et puis quoi encore ! Bref, pour paraphraser mon ami Jean-Pierre Foucault, je dirais que ce fût vraiment une sacrée soirée, musicalement et humainement avec une orga aux petits oignons, des groupes de qualité, un public en or avec des gens sympathiques, aimables, simples et contents d’être là. Que du bonheur. Je me demande même comment on a fait pour ne pas que ça dégénère en partouze !!!







Samedi midi : on se réveille doucement, un petit café et on file à la fameuse Salle des Fêtes de Fontaine Notre Dame (mise en chanson dans un de nos nouveaux morceaux : Highway to punk). On retrouve les fiers M 26-7 en famille. Ils ont déjà installé la salle, fait les courses et monter la sono. On appelle nos moitiés, on apérote et on mange un bout tranquillement. Il fait beau, on a juste le temps d’infliger une correction à nos collègues à la pétanque pendant que les M 26-7 font leur balance. On s’en fait aussi une petite, histoire de dire qu’on n’est pas venu aussi tôt pour rien et chacun comate à droite à gauche. Mais l’esprit sportif et joueur qui nous anime à chaque instant (et Yann qui nous casse les burnes avec ses « allez, on se fait une petite partie ») nous motive suffisamment pour nous déléthargiser (allo, Mr Larousse, j’ai un nouveau mot pour vous) et reprendre les boules à bras le corps (ce qui, il faut bien l’avouer, demande une certaine souplesse). Bien mal nous en a pris, car à l’instar des piles salines classiques, on a tendance à ne pas tenir sur la longueur. Et comme dans le même temps, Lolux commençait à dessaouler de la veille, et bien ce qui ne devrait jamais arriver arriva :
punk hard core façon Tagada Jones. Brutal et efficace. Mention spéciale au batteur, que si j’étais une batterie, je ne resterais pas trop près de lui. Notre tour arrive ensuite. La salle est pleine et il commence à faire vraiment chaud. Contrairement à la veille, la scène est immense et on en profite bien et comme la veille, le public est réceptif et agréable. Vu la chaleur et notre état de fatigue, on fait plutôt un bon concert. Fidèle à lui-même, Nico M 26-7 est venu faire le con avec nous, histoire de se chauffer un peu avant son tour … qui arrive enfin. Il parait évident que le public leur est entièrement acquis. La salle entière chante toutes les paroles des principaux tubes, ce qui arrange bien Nico qui n’a plus de voix. Max peut jongler avec des trucs en flamme. Leur mascotte vole de la salle à la scène et au fur et à mesure, le public envahit la scène. Les potes viennent faire les chœurs. Je monopolise aussi le micro pour la reprise des Cadavres : 7 H 23. Et à la fin, il y a tellement de monde sur scène qu’on se croirait à un concert des Wampas. Un vrai joyeux merdier et ça tombe bien, ils terminent avec une reprise des BxN : « Mineurs en danger » particulièrement de circonstance pour une bonne partie du public.











