Vendredi 25 mai : Défi’stival : Orléans : Parc de la Charbonnière : avec BTSFRNRBYK, Askani, Alf et les Dindons
Et bien, pour un premier concert de l’ère Sarkozy, c’était pas si mal. Bon, je vais vous la faire court, car c’était il y a plus d’une semaine (et oui, comme disait ma grand-mère, il y a du mou dans l’update) et j’ai toujours eu une mémoire d’escargot. A propos d’escargot, je dois avouer qu’on a un peu flippé vers 16 heures, quand un orage façon Apocalypse selon Saint Grêlon sur ta gueule a ravagé notre belle campagne UMPiste, surtout qu’on avait rencard à 17 heures pour la balance. Mais heureusement, à l’heure dite, le calme était revenu. Mais je vous entends déjà ricaner : « Ha ça, les punks de province, l’eau, quand elle est pas dans le Pastis, ça leur fait peur ! » et je vous arrête tout de suite et je précise : le concert était en extérieur. « Ha d’accord, on s’excuse »; Bon ça va pour cette fois, mais que je ne vous y reprenne plus et revenons à nos escargots. Le calme est donc revenu, on a pu balancer et ensuite discuter avec les potes et les potesses qui sont arrivé(e)s au fur et à mesure. Cette météo néo-fasciste n’a pas empêchée le public de venir fêter dignement l’ouverture de cette 13ème édition du festival de Cannes … et de Défi, pardon et c’est une fois de plus en levée de rideau (pour ne pas dire en vedette américaine) que nous avons sévi, c’est à dire aux alentours de 19 H 30, heure délicieusement apéritive où l’eau vient troubler le Pastis (que vous évoquiez tout à l’heures, tas de mécréants) et nos guitares
troubler le silence rurbain (celui-là, pour une fois, ce n’est pas moi qui l’ai inventé) !
Le concert fût agréable. Quelques pains par-ci par là, pas mal de bla-bla, pas beaucoup de cascades car la scène était mouillée et glissante et surtout une très bonne ambiance. Il y avait évidemment pas mal de potes, mais pas uniquement car il y avait bien 300 péquins, dont un bon paquet de petits jeunes, plein de vigueur pour un vendredi soir. Il y avait même l’Abbé Pierre, mais je suis le seul à l’avoir vu ! On n’a malheureusement pas eu le temps de faire de rappel, mais on s’est bien amusé quand même.
On a laissé la place aux Because That’s fucking rock n’ roll babe you know que je n’ai pas bien vu car j’étais en train de discuter avec Zéric, venu nous livrer à domicile le nouvel album des Prouters. Qu’est qu’il est gentil ce Zéric ! Je n’ai d’ailleurs pas vu non plus les autres groupes, car, le temps de converser avec quelques zazous essonnites, skins beaucerons, et autres rockers orléanais et je me suis laissé Fiat Pandé par l’ami Lolo, photographe et dessinateur attitré du groupe, période pré-Melvin. Finalement, on devrait toujours jouer tôt et à côté de chez nous !



Ca sonne faux ? Vous n’y croyez pas ? Ben vous avez raison. La vérité, c’est qu’après le 21 avril, il y a eu le 22 avril, c’est-à-dire, pour les adeptes d’Alzheimer, le 1er tour des Présidentielles. Et qu’à 20 heures, le quarté donnait dans l’ordre (si j’osais, je dirais même dans l’ordre juste, mais je n’ai pas le cœur à la gaudriole), la droite dure, la gauche molle, le centre mou et les nazis. Autant vous dire qu’après ça, je n’avais pas la tête à compte-renduer cette pourtant fort sympathique soirée berrichonne. Le temps de digérer ces résultats, d’admettre définitivement qu’on vit vraiment dans un pays de cons et de me faire à l’idée qu’à 35 ans révolus, j’allais devoir voter soic … sicia … socio … socialiste (putain, j’ai même du mal à l’écrire) pour la première fois et hop, nous revoilà à nouveau sur les planches berruyères. Ajouter à ça mon ADSL qui déconne, mon ordi chez le docteur et une semaine de vacances et vous aurez plus ou moins les véritables raisons de regroupement de compte-rendu.
petits (ha, non pardon … pas les petits) ,les fachos, les centristes, la Turquie et plus généralement tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, tout cela va disparaître et on pourra enfin vivre heureux dans un pays beau, propre et lisse comme un présentateur de TF1.












Ensuite, pendant que Joe, Jack et Averell sont partis faire un débat participatif avec le patron du PMU local sur le thème « Football : grandeur et décadence », on monte du stand marchandaïsing, très fiers de pouvoir exposer pour la première fois notre nouvel album fraîchement livré 2 jours auparavant. Et on a bien fait car on a réussi à en vendre … un !!! Pendant ce temps, Bender, combo metal local agitait cheveux longs et guitares pointues sur scène, avec une certaine réussite. A noter une reprise du toujours d’actualité Fist Fuck Playa Club des Ludwig von 88. Ensuite, on a eu droit à 2 gars avec ordi, clavier et batterie qui faisait du drum and bass. Je n’en dirais pas plus car je me suis lamentablement endormi sur la table de merch’ (ouais, quand on est super branché comme moi, on dit « merch' » pour merchandaïsing, même quand on pionce dessus).