Samedi 5 janvier : St Germain sur Moine (49) : avec Zantaf, Yvette Murder and the Fanatics, J’aurais voulu
Le lendemain, on émerge doucement les uns après les autres en fin de mâtinée. On se restaure, on papote, on se prend en photo puis on décolle avec juste ce qu’il
faut de retard. Après une heure et demi de route humide dont je n’ai absolument aucun souvenir, on arrive à la salle. On retrouve avec plaisir les Bras Cassés, quelques tronches fatiguées croisées la veille et les J’aurais voulu qu’on avait pas revus depuis une paie. On vide le camion et on se lance dans la découverte d’un nouveau jeu : le palet vendéen. C’est un peu comme la pétanque mais les boules sont plates et vachement moins lourdes et on peut jouer à l’intérieur, ce qui se révèle parfait car le temps est à la pluie et nos métabolismes proches de l’état d’huître anémique, sauf que nous, on n’aime l’eau que dans le Pastis. Après quelques parties et une balance / répét’, on a droit à l’apéro et encore une bonne bouffe en compagnie des Yvette Murder, avec qui on accroche immédiatement. Il faut dire que le chanteur Mathurin est une espèce de Bruno Lopez, donc on s’en paie une bonne tranche. On retrouve également avec plaisir Mr et Mme Zéric, Vincent Mass Prod et quelques dignes représentants de nos désormais vieux potos skins n’ punx d’Angers. Côté musique, ça commence avec Zantaf, du punk rock mélodique chanté en français, entre Elmer Food Beat et les Ramones. Une bonne entrée en matière. Les Yvette Murder and the Fanatics, eux, c’est simple, il ne font que des reprises des Ramones. Un tribute band, mais avec un nom garage. Et ils le font bien. La batteuse joue très bien et fait les mêmes grimaces que le vrai. Le bassiste n’a pas un tour de taille de punk rocker new-yorkais héroïnomane mais ça ne l’empêche pas de grimper sur les enceintes. Et le guitariste chanteur assure bien au niveau de la voix et nous rappelle que Joey Ramone n’était pas qu’un grand branleur myope et chevelu mais aussi un foutu chanteur. Mais attention, amis mélomanes, n’oubliez quand même pas que cette musique rend stupide !
Quand notre tour est arrivé, le public commençait à bien remplir la salle. On avait décidé d’enchaîner et je crois que c’est ce qu’on a fait. L’ambiance était une fois de plus plutôt bonne, à part 2-3 relous casse-couilles bien connus des services de renseignements et que le SO psycho à tronche de tueur a finalement réussi à calmer avant l’inéluctable pugilat. Un concert correct, même si on a parfois un peu trop privilégié le visuel. Ca arrive. Souvent. D’ailleurs, on a eu un coup de main (si je puis dire) pour le visuel par l’intrusion d’un camarade tout nu et tout tatoué sur je ne sais plus quel morceau. J’aurais voulu a fini la soirée de fort bel manière avec leur punk rock avec pas mal de street punk dedans. A noter une chouette reprise de Renaud : La bande à Lucien. Après moult bavardages, discutages et racontages, on a plié le matos et on a rejoint le lieu de l’after : le local de répét’ des Bras Cassés. En fait, c’est un immense bâtiment qui servait à l’élevage des lapins, découpé en 2 grandes pièces : le local de répét’, transformé en immense dortoir pour l’occasion et le salon / salle à boire et manger / salle de palet. Arrivés les premiers, on s’est évidemment entraîné au palet en écoutant les Bérus, ce qui fut fort utile mais pas suffisant pour la suite de la nuit, notamment pour Yann et Lolux qui ont su prouver leur bravoure et leur fierté sologo-berrichonne en se faisant tailler en pièces à ce sport une bonne partie de la nuit. Il faut dire que quand le reste de la troupe des organisateurs (au moins 30 garçons et filles tous plus sympas les uns que les autres) nous a rejoint, ils ont tout de suite provoqués les champions locaux. Bien joué. On a donc passé une bonne 2ème partie de soirée au milieu de nos charmants hôtes. On est allé se coucher les uns après les autres entre 4 et 7 heures du mat’.
Le lendemain, après un petit dèj’ à la brioche vendéenne et de chaleureuses salutations et des sincères remerciements, on a repris la route toujours humide et on est r entrés chez nous, bien contents d’avoir rencontré autant de gens sympas en si peu de temps. Comment ? Je l’ai déjà dit ? Je sais, mais c’est tellement vrai. Vive le rock !
Play list du Vitolux : Scrotum, The Hives, Taï Luc et sûrement plein d’autres trucs, mais j’ai oublié

Découverte du palet vendéen

Zantaf on stage

Yvette Murder and the Fanatics plays the Ramones

J’aurais voulu

Mathurin, t’es bourré !

Palet stylee !

la « photo de groupe avant de partir » est de retour !

Retour en Vito après une nuit sportive pour nos 2 champions

Ha, j’oubliais, en rentrant, on a doublé les camions du Paris Dakar
qui venait d’être annulé. Ils étaient sous la flotte sur l’A10
au lieu d’être sous le soleil africain. Ha, ha

On a rejoint la plaine angevine sans encombre (je crois que j’ai dormi) et on s’est arrêté quand une bande de zazous agroupés devant un bar nous ont fait signe en reconnaissant le Vitolux (pratique le DVD !). Coup de bol, ce n’était pas une bande de Hell’s pestant contre la nouvelle interdiction de fumer dans les bars, mais bien les sympathiques Bras Cassés. Ce sont eux qui organisent le concert du samedi et qui nous ont trouvé celui du vendredi soir sur la route. Trop forts, comme dirait ma fille. On fait également connaissance avec les patrons du Ganesh, en l’occurrence Carl (également batteur des Vilains Clowns) et sa dame. Hormis les affiches de Motorhead et d’Exploited et la sono qui crache Parabellum et les Ramoneurs de Menhirs, le bar est assez classique. Le fond de la salle est libre, alors on y entasse tranquillement nos amplis et les Bras Cassés font une petite balance. Puis, on recommence à papoter en mangeant des la charcutaille (pâté et riaults locaux, vous demanderez à Yann, ils vont en fera des poèmes !) et des lasagnes. Une petite goutte pour faciliter la digestion et les Bras Cassés vont officier. Du bon punk rock chanté en français, façon Sheriff et aussi Perfusés sur certains morceaux (enfin, je trouve). En plus, ils ont le look qui assure ! Leurs supporters les ont suivis et l’ambiance est vraiment agréable.
Lors de notre dernier réunion / voyage retour en Vitolux, on s’était dit qu’on n’avait pas de concert prévu en décembre et que ça serait bien d’essayer de trouver un truc sur Paris. Deux jours plus tard, Géro, jeune squatteur essonnais frappait à notre boîte Gmail pour nous proposer cette soirée en banlieue sud, et avec les Garage Lopez en prime. Que du bonheur ! Seul hic, Charles est bloqué sur Orléans et devra nous rejoindre sur place au dernier moment. C’est donc le cœur léger, le Vito chargé et sans Charles qu’on rejoint la banlieue parisienne. Le temps est gris, les jours sont courts, les marchés de No Hell fleurissent à tous les coin de rue, la banlieue nord sort à peine des flammes et Sarkozy veut nous faire travailler plus pour consommer plus : les conditions idéales pour un bon concert de punk rock dans un squat.
même réussi à résister aux Garage Lopez cherchant à prouver à l’assistance qu’il est possible de rajouter une section cuivre sans cuivre (ça fait paaaa papa pa pa paaaa) sur tous les morceaux du monde ! Et ça marche !!! A noter une reprise d’Heyoka. C’est pas si souvent. A l’instar des autochtones, l’ancienne pizzeria devenue squat commence à se remplir petit à petit quand les Lopez passent du public à la scène, montent le volume des amplis et balance la purée. La dite purée étant constituée d’une couche de speed (en général 3 morceaux enchaînés) et d’une tartine de grand guignol. On a eu droit à des reprises qu’on avait jamais entendues : These boots … de Nancy Sinatra, presque aussi speed que les Meteors, De quel droit des Prouters et Little Sister de je ne sais plus qui mais on s’en fout. A la fin du show, notre Charles n’étant toujours pas arrivé, ils ont balancé des reprises à la con, genre Téléphone, puis ils ont laissé la place aux Bleeding pigs revenus faire quelques morceaux et pour finir, Géro and co, les sympatiques organisateurs nous ont gratifié d’une reprise de Nuit Apache, des défunts BxN … avec Henri Lopez à la batterie ! On aura tout vu !
Finalement Charles arrive. On installe notre matos et vas y que je te pousse. L’ambiance est bon enfant, le pogo n’est pas trop marto mais bien glissant (comme dit le fameux adage punk portugais : carrelage + bière = équilibre précaire) et nous, on a bien envie de s’amuser. 2-3 feintes genre « bonsoir, ce soir vous avez de la chance, on est les Rita Mitsouko » pour montrer qu’on est bien dans l’mouv’. Les nouveaux morceaux passent comme une lettre à la Poste (ou une mini-moto dans une calandre de 306, au choix) et on finit le concert avec Bruno Lopez aux chœurs. Pour la peine, on balance 2 fois Garagiste (notre version d’Ouvrier des Garage Lopez) et 2 fois Camarade B. (à cause de Charles qui avait raté la 1ère parce qu’il changeait une corde cassée). Bref une putain de soirée et un joyeux merdier plein de vie, de sueur, de bonne humeur et de bière en boîte dans cet océan de grisaille hivernale et UMPiste. Et il y en a qui se demandent pourquoi on fait du rock !