Samedi 27 septembre : Désertines : Festival Contre attaque : KAS, Relative Zero, Les Plaques Dégout, Spaghetti Incident, Radio Maquis, La Reine Mab, Les Consansgains
(…) Le lendemain du concert de Maillet, réveil tranquille à 13 heures du matin et on profite du beau temps pour se taper une pizza en terrasse. Le grand Luxe. Ensuite, Robert nous emmène visiter la ville et on a même la chance d’assister à l’animation du jour : exposition de grosses cylindrées et Cadillac Eldorado + concert de reprises de Hard rock sur la place de la Poste. Que du bonheur ! C’est donc avec notre dose de tourisme pour le mois qu’on décolle pour Désertines, banlieue de Montluçon. Le festival Contre-attaque a lieu au Stade du Vercher, à l’écart de la ville. Il y a de la place pour faire du bruit sans faire chier personne, pour faire courir les chiens e pour jouer aux boules. Ca tombe, on est armé. Le temps de dire bonjour à tout le monde et on reprend la compétition abandonnée depuis trop longtemps. Enfin, de compétition, il n’y en a pas trop eu, vu qu’avec Lolux, on s’est fait técla par Yann et Charles, ce qui est contraire à toute logique sportive, mathématique, physique et psychologique. Je sais, ça fait beaucoup de -ique, mais pas autant que ceux qu’on a dû avaler, je vous le garantis.
Ensuite, on a noyé notre chagrin dans la tarte aux pommes de terre et le méchoui, ce qui plutôt efficace et on a attendu notre tour en papotant autour du feu pour essayer de nous réchauffer, car fin septembre en Auvergne, les nuits sont fraîches. Après avoir aiguisé ses talents de négociateurs qui nous ont permis de jouer à 1 heure du mat’ au lieu des 23 heures prévues initialement, Yann est allé faire pénitence en s’occupant du stand tout seul. Du coup, ça l’a bien énervé et on s’est bien engueulé à propos de la liste des morceaux juste au moment de monter sur scène. Heureusement, on s’est rabiboché rapidement avec un petit bisous et on était bien remonté pour faire un putain de concert. Et c’est ce qu’on a fait : putain de concert. Il faut dire qu’on s’est fait porter (au sens propre du terme pour Charles) par le public nombreux et motivé. Bonne scène, bons enchaînements, bonnes présentations, bons tempos (et non pas bons tempi comme voudraient nous faire croire les pianistes latinistes), bonne cohésion, bonne ambiance, bonne osmose avec le public. Un bon concert, quoi.

Les lecteurs avertis que vous êtes auront remarqué que je n’ai pas dit mot des autres groupes. Il faut dire que bien tous humainement très sympathiques, leurs musiques étaient assez éloignées de mes goûts personnels. Trop metal pour certains, trop hard-core pour d’autres et trop boum dans ta gueule pour tous, au moins pour ce que j’ai vu, car on est malheureusement partis avant la fin et on a notamment raté les Consansgains. On est vraiment des invités indignes ! Mais il faut dire à notre décharge qu’ils ont fini de jouer à 6 heures et demi du mat’ (Robert nous a gentiment envoyé un texto !) et qu’à cette heure-là, on avait déjà fait le trajet de retour jusque chez Yann et on dormait comme des vaches. Mention spéciale quand même pour Spaghetti Incident, le nouveau groupe de notre ami Olive Tazon, qui tape dans le bon vieux rock 70’s qui groove et qui remue les mollets comme on aime.
Merci à la Consansgains Team et notamment à Robert pour ce week-end plein de bons moments, de rencontres, de rock n’ roll, de sueur et de bière. Que vive le rock libre !

Encore un week-end bopien tip-top ! Concocté de main de maître par la fine équipe d’Allier-nés des Consansgains, même le soleil était au rendez-vous. Après une mâtinée au boulot, on a chopé le matos, on a récupéré Yann chez lui et on est arrivé dans la campagne auvergnate vers 17 H. Le bar est connu pour avoir résisté à la Loi anti-tabac dans les lieux publics. Du coup, à peine arrivé, le patron nous explique qu’on peut fumer à l’intérieur. On préfère quand même descendre une binouze en mangeant des cahouètes et en tapant la belote comme l’autochtone. Après cet intermède ludo-désaltérant, on se fait une petite balance, on discute avec David, notre ancien batteur qu’on n’avait pas vu depuis une paie et on mange une bonne assiette de charcutaille-frites fort bienvenue. Décidément, c’est dure la vie de punk rocker !
Et bien, ça y est, on l’a fait. Le concert 100 % ! Tout était bien, rien à jeter, la combinaison idéale. Déjà, la veille, le fait de quitter le boulot en disant : « Bon, demain, je ne suis pas là, je vais jouer en Suisse », ça a plus de gueule que : « Demain, on se fait la Fête de la Musique à Bouzy la Forêt » (ne riez pas, on l’a vraiment fait). Le voyage, on se l’est fait « bobos en week-end » en louant une 407 break pour remplacer le Vitolux toujours privé de sortie pour maladie. Ca nous a permis de passer la douane sans fouille intempestive ni question bidon. Pour un peu, on se faisait même engueuler parce qu’on avait un peu trop ralenti en passant devant le fier fonctionnaire casquetté. Pour éviter d’arriver trop en avance, on avait bien pris soin de ne pas prendre de carte routière ni de GPS (bobos, oui, mais un peu concons aussi !), ce qui nous a permis de nous paumer juste ce qu’il faut, mais d’arriver quand même à temps pour l’apéro et le dîner.
que pour s’occuper de nous et qui a le bon goût de mesurer 2 m 03, ce qui s’avère très pratique pour le retrouver rapidement en cas de besoin. Et bien que prénommé Nicolas (c’est devenu difficile à porter en ce moment chez nous), il est extrêmement gentil avec nous. Ce qui ne nous a pas empêcher, quelques heures plus tard, de le laisser dormir par terre juste à côté de nous, alors qu’on était confortablement installé sur des matelas, mais je m’égare et pas seulement d’Apita (Guarapita, c’est rigolo, ça ?). Bref, c’est très joli, il fait beau et plutôt doux, tout le monde et gentil avec nous, on est content d’être là, on mange super bien et il y a de la bière pression dans les loges qui est en fait la buvette de la station de ski locale. Je vous l’ai dit, il n’y a rien à jeter. Du coup, on est à notre aise, on se balade un peu, on papote de ça de là et on rate les autres groupes. D’un autre côté, c’était, dans l’ordre, des reprises de Dire Straits, du Metal brutal et du grunge suisse, donc pas trop de regret.
Comme le savent les lecteurs d’Astérix, la Suisse est le pays de l’exactitude et on attaque donc 23 H 30 comme prévu. La scène est de dimension idéale pour nous, le public est au rendez-vous (1200 personnes) et on est prêt à rendre tout ce qu’on nous a donné. Je ne parle pas du dîner ni de la pression, mais bien de la gentillesse, de la chaleur humaine … et du rock n’ roll. On a donc balancé un bon concert. Pas trop de pains, équilibre correct entre l’humour à 2 balles et le speed électrique. On a pu faire le set qu’on avait prévu, c’est-à-dire finir avec 4 morceaux où je pose la guitare pour jouer au chanteur, et ça l’a plutôt bien fait.
Vers 4 heures du mat, on pris notre couchage et notre sac de courage (à moins qu ça ne soit le contraire) et on a gravi 300 mètres de pente à 70 degrés, avec double obstacle de clôture électrifiée. A descendre à ski, ça doit être sympa, mais à monter en pleine nuit, ce n’est pas mal non plus. A l’arrivée, on a trouvé un chalet moitié étable, moitié refuge pour punk rockers fatigué avec matelas, couverture, cake au chocolat fait main et diverses boissons gazeuses. On a choisi les plus houblonnées et on est allé les descendre sur la terrasse dans la douce nuit helvétique. On a été rejoint par le groupe de grunge suisse, dont le chanteur nous a fait une démonstration de fosbury sur barbelés particulièrement bien réussie. Pour ma part, j’ai quitté les discussions quand ça a commencé à parler ésotérisme et elfes de la forêt, laissant Lolux représenter le collectif jusqu’au petit jour.

