Réunion de famille : Jean-Luck, Henri, Bruno, Alan, Edouard, Raymond, Jean-Guy, Lucas, Lolux, Carlito, Yann et Bastos seront en week-end chez Florent et Corinne les 9 et 10 novembre 2012. Ils mangeront bien, boiront beaucoup et feront peut-être un peu de bruit les 2 soirs de 19 à 23 H.
Let’s go, kids ! Back in eul’ Berry pour la Yann‘s Birthday Party ! Et oui, Yann Bop, aka Pas glop, pas glop, aka Mr Aimable, aka Le Negociator, aka le Poulidor du bras de fer, j’en passe et des meilleurs, fête ses 40 ans cette semaine (comme le FN, mais ne lui dites pas trop, ça a tendance à l’énerver). Pour l’occas’, il a demandé à quelques groupuscules bruyants de venir pousser la chansonnette chez lui. Seuls les plus dispos ont répondu à l’appel, mais l’affiche n’aurait pas démérité sur le mur de la MJC d’Igny : Prouters + Edouard Nenez et les Princes de Bretagne + B Bop, of course.
Malgré la pluie d’automne incessante, amis, potes, et famille sont au rendez-vous. La grande pièce bétonnée au fond de la cour fait juste la bonne taille : coin concert, bar, catering, déco de bon goût et poteau au milieu, c’est beau comme un squatt normand !
On devait commencer les hostilités, mais Carlos Bop est en retard (non ? si !). Donc, une fois de plus, c’est Edouard et ses Princes qui s’y collent. Princes à effectif réduit d’ailleurs, car Gilou (clavier / guitare) est blessé. Du coup, il y a du tri dans la liste, même si certains plans de clavier sont remplacés par des borborygmes vocaux de toute beauté. Par contre, on a droit à quelques nouveautés en cours de préparation pour la fiesta démoniaque de novembre chez Florent à Bergerac : des reprises des Prouters et de B Bop, mais je ne vous dis pas lesquels : surprise ! Chouette concert, même si l’absence de Sudation anale laisse un goût amer. Houla, je vous vois venir, mais, non, non, non, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas écrit : Sudation anale, c’est un nouveau morceau. Donc, pas de fausse interprétation sur nos relations avec Ed’ and his Princes.
Edouard Nenez et les Princes du Berry
Here come the Prouters. Comme d’hab’, c’est une litanie de tubes balancée par le trio banlieusard qui met le public en transe, sauf la vielle chienne de Yann, qui a pioncé dans la fosse. A noter qu’ils ont joué leur reprise de Renaud et que c’était très bien. Et puis la flic à gros cul aussi, et puis A poil sous … ha putain, ils n’ont vraiment que des tubes !!! Les Prouters, c’est trop fort !!!
The Fabulous Prouters Trio
Tiens, Carlito est arrivé, on va pouvoir jouer. Comme il se doit, c’est Yann le Boss, donc, c’est lui qui décide des morceaux. Il opte pour un mélange set normal / set Clache. Adjugé ! Gob et Effello viennent nous prêter main forte ou plutôt voix forte et ça file donc à la bonne franquette jusqu’à la 2ème ou 3ème interruption par coupure de courant. Ça tombe bien, tout le monde commence à avoir les crocs.
On fout donc tout le matos dans un coin et on installe des tables pour le grand banquet. Comme dans Astérix. Sauf que les bardes ont le droit de manger à table.
Avec les Princes de Britain, on a droit à un festival d’humour proutien. Mimose et Paquito sont en forme et comme il a un cœur gros comme ça, Effello en a noté quelques-unes (pas toutes parce qu’il n’arrivait pas écrire assez vite) et vous les offre sur son blog. Attention, si vous matez ça du boulot, prenez vos précautions, vous allez encore passer pour un(e) gros(se) ahuri(e) qui rit tout(e) seul(e) devant son ordi !
Pour finir, le gâteau est en forme de basse Rickenbacker et c’est beau !
Quand une asso œuvrant dans le secteur peu porteur du documentaire de création s’accoquine avec la fine-fleur de l’intelligentsia des musiques actuelles, ça donne ça : Rockumentaire, un festival qui se déroule dans plein de lieux différents et qui mêle projection de documentaire, concert et conférence avec un seul leitmotiv : montrer comment le rock est un reflet de notre société. Oh yeah !
Et comme ils ont bien fait les choses, la programmation inclut le meilleur documentaire rock du monde de tous les temps et de tous les univers, même s’il y a peut-être 20 minutes de trop à la fin (et pas une demi-heure comme le prétend Lolux, que ni la possession d’un DVD du Grand Détournement gravé par Mister Hazanavicius himself, ni la connaissance personnelle voire intime du chroniqueur cinéma du blog orléano-socialo-mondain Côté boulevard, ne saurait rendre véritablement cinéphile), j’ai nommé : The future is unwritten, la vie de Joe Strummer en 16-9ème.
Pour organiser la soirée Strummer, le collectif a donné carte blanche à Defi, la plus old punk des associations orléanaises. La projection a lieu au 108, Tour de Babel de la Culture locale, de ce genre de culture qui fit dire à l’infâme Baldur von Schirach : « Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver ! » (le type s’appelle vraiment comme ça, je vous jure, ce n’est pas un calembour foireux sur la guéguerre droite-droite des Présidentielles de 95). La salle de poterie du 108 est donc transformée pour une soirée en un temple audiovisuel à la Gloire du Punk rock warlord de légende. Les tabourets sont pourris, mais l’émotion est intacte et la salle est bien remplie malgré l’horaire assez peu punk rock warlord : 19 H un jeudi soir !
Après la projection, le temps de prendre un peu l’air en fumant une roulée mais en gardant la tête et le cœur pleins de l’éthique punk strummerienne, le public investit le 109, petite salle au fond de la cour du 108. La déco est soignée pour l’occasion : Murs repeints de noir et rouge avec moult photos, livres, articles de presse, fanzines dédiés au Last gang in town et son leader. Un sanctuaire.
Mais place à la musique, car si l’homme et le groupe sont morts, leur musique est et restera toujours vivante et foutrement d’actualité : punk rock et luttes sociales ! T’as quelque chose à ajouter, mec ?
Banane et Peter
Ca commence avec Pete Samprass des Burning Heads et Banane des Grifters, en duo guitare chant approximatif sur Guns of Brixton, Jimmy Jazz et I fought the law : le mélange reggae / rock n’ roll / rockabilly / jazzy, il fallait oser … ils l’ont fait et avec grande Classe. Oserais-je dire : la Classe américaine ! Arrive ensuite un type tout jeune, inconnu (de moi) qui déboule avec sa gratte 60’s et qui balance Bankrobber et Clash City Rockers, avec des putains de riffs de gratte et une voix à vous filer la chair de poule. Tout ça avec un naturel déconcertant. Trop fort.
Pour finir dignement cette soirée hommage, on monte sur la petite scène (enfin, surtout Lolux, parce que nous, on se met devant, vu qu’elle est vraiment petite, la scène). Evidemment, pour l’occasion, Brigitte a cédé la place au tribute band from tribute land : Les Clache (in french in ze text, but sans S à la fin, pour ne pas faire trop french. De toute façon, à part Edouard N. personne n’avait remarqué).
Comme on l’a joué en concert en mai dernier et qu’on a pas mal répété, le mini-set de reprises du Clash tourne plutôt bien. On joue vraiment à bas volume mais on est à l’aise quand même et les mines radieuses dans le public laissent à penser que le plaisir est partager. Un peu de bla-bla plus ou moins sérieux pour enrober le tout et l’affaire est plié en 20 minutes. Bah ouais, on a une belle affiche, mais on ne joue que 9 morceaux … mais on a une belle affiche !
Après ça, on boit un petit coup (c’est agréable), on salue les copains des RNCS qui sont arrivés juste à la fin du concert (bien ouej’ !), on remballe le matos et chacun rentre chez soi. Pour ma part, c’est à pied sous la pluie, mais je m’en fous. Ce soir, c’était moi Joe Strummer.
See you Joe et merci pour tout !