Actualités, Concerts 2013

Samedi 9 mars : La Goulafrière avec CSA, Les Dékap Souleurs, Chux Bollox

Quand on y pense, ça faisait un petit bout de temps qu’on ne s’était pas fait une vraie salle des fêtes de campagne, bien calée entre la Mairie, le terrain de boules et le champ de mouton. Ca devait nous manquer, car on est arrivé les premiers à la Goulafrière (à ne pas confondre avec la Festinière), malgré les 3 heures de nationales et départementales. La déception d’avoir oublié les boules de pétanque est vite effacée par l’accueil chaleureux et houblonné des Anarkozikiens et du coup, on a le temps d’installer le matos peinard et même de faire une petite balance – répétition à base de nouvelles reprises du Clash : Capitol Radio et Guns of Brixton. Le spécialiste de la sono rock basse-normande arrive à dompter son nouveau matos et mitonne un son aux petits oignons comme on les aime, surtout quand il nous demande de monter un peu les amplis … c’est tellement rare !

CSA

Les autres groupes arrivent les uns après les autres, s’installent et l’heure du repas arrive. Et on se retrouve à une grosse tablée à se baffrer du pâté, des spaghettis boloniaises, du fromage et même le petit café qui va bien, tout en racontant des conneries. Le rock n’roll, c’est vraiment la belle vie !
Le public arrive aussi et on retrouve avec plaisir la fine-fleur de la punkitude normande : Punk Eure, Keuponteam canal bas et canal haut-normand, accompagné du camarade Nono Futur, que ça serait bien qu’on arrive à jouer ensemble un de ces 4.
Mais place à la musique. CSA ouvre le bal avec son anarchopunk basique qui flirte avec la performance : guitare / batterie et parfois juste guitare, lecture de poèmes anarcho-dépressifs CAFkaiens, hurlements, imitation réussie de Ste Thérèse qui ne rit même pas quand on la biaise et accordéon sur une poignée de morceaux. C’est fort et intense. Ca me rappelle des groupes du 20ème siècle comme Fureur Parallèle et Zarbi Band. J’adore.

Dekap Souleurs

Changement de style avec les petits jeunots de Dekap Souleurs. Ha les petits cons, ils envoient bien. Pur punk français mâtiné de ska punk juste ce qu’il faut pour te foutre une ambiance qui fait twister les crêteux, les quadras et les ados, avec des putains de mélodies à faire chanter un conclave. Ils ont même réussi à finir ce joyeux bordel avec l’accordéoniste de CSA.

Changement de style encore avec Chux Bollox. Les havrais balancent un hard-core machin-school redoutablement efficace mais un peu trop brutal pour le public punk-rock présent ce soir-là. Heureusement, la bonne humeur et les blagues du chanteur ont réussi à maintenir le lien avec la salle.

Chux Bollox

Avec tout ça, il est bien tard quand on prend la suite. Le public est un peu décimé mais en nombre et suffisant et surtout avec du répondant. Bref, l’ambiance est excellente. Ca bouge autant sur scène que dans le public. Les blagues de bon goût sur Hugo Chavez (le mort de la semaine), la Normandie et le reggae fonctionnent aussi bien que les nouveaux morceaux et la reprise de la Souris. La première sortie live de notre version punkoïde de Guns of Brixton est presque réussie et on est content. Un chouette concert !

Le public qui twiste

Avis partagé apparemment car on a vendu pas mal de disques et tee-shirts et pas grâce à mes copains qui ont tenu le stand en roupillant pendant la moitié de la soirée. Même Punk Eure a refusé de me les prendre en stage non-rémunéré. Quant à l’argent récolté, ne craignez rien, il sera comme d’habitude bien utilisé en essence, autoroute, soupe à la tomate et sandwiches triangles dès le week-end prochain.

Pour l’after, c’est fastoche. On a transformé la salle des fêtes en Bed and Breakfast, avec coin couchette sur la scène et coin bar à l’autre bout de la salle. La Dream team rythmique a une fois de plus abdiqué devant la force de frappe locale : Nono et Pépète vainqueurs par KO à 6 heures du mat’ quand même. Attention les gars, à ce rythme-là, on ne va pas ramener la coupe de Cambrai !

Dimanche matin, les survivants émergent doucement, on se prend un petit café et on rentre au bercail, non sans une ultime halte chez le dealer de calva local dégotté par les potos d’Edouard Nenez et les PDB lors de notre précédent périple normand. Le rock n’ roll, c’est vraiment la belle vie !

Brigitte Bop on stage

 
Brigitte Bop, à La Goulafriere, le 09 mars 2013. par Mkeupon

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Vendredi 1er mars : Paris : la Miroiterie avec Makadam, Baffes ou torgnoles, TxU, Les Cagettes, Escape

Baffes ou torgnoles

Il y a des gens comme ça, il suffit qu’ils nous disent : « Ca vous branche de venir jouer ? » pour qu’on accepte tout de suite, parce qu’on sait que ça va être bien. Willy et toute la team d’Eat shit records en font partie. Et même quand ils nous annoncent quelques jours avant le concert qu’il n’y aura pas 4 mais 7 groupes un vendredi soir à la Miroit’, on n’a même pas peur. Enfin, pas trop peur, quoi …
Bon, je ne m’étendrais pas sur les 3 heures et demi de route pour faire Orléans / Ménilmontant. C’était juste chiant. Mais on est quand même arrivé à peu près à l’heure, pour la plus grande joie des collègues d’Escape qui attendait notre batterie.

Vu le nombre de groupes, on en a quand même raté certains et il y en a qui a annulé, ce qui finalement n’était pas plus mal. Heureusement, on a pu voir Baffes ou Torgnoles, le nouveau groupe de Willy et Toto. Du punk-rock avec du punk et du rock comme je les aime. Simple et efficace. Stupide à souhait. Engagé façon 2nd degré sans prise de tête. Des refrains tubesques à souhait sans péter plus haut que le cul, comme les potos ch’tis de M26-7. Si les ados écoutaient plus ça, je suis sûr qu’ils boufferaient moins de saloperies pur bœuf au cheval !

Les Cagettes

Et si ce n’était pas suffisant pour nous faire oublier le froid polaire de cette fin d’hiver, on a aussi découvert les Cagettes. Des toulousains et toulousaines qui font du garage-punk entre Starshooter et les Cramps et qui arborent des visuels à base de Renault 5 eighies. J’adore.
Musicalement, le hard-core power dans ta face d’Escape me touche moins, mais ça a eu le mérite de réveiller mes vieux os congelés qui étaient en train de se gobiser. C’est donc avec une pêche de jeune stagiaire UMP dans une boîte de com’ que je monte sur scène. Mes copains sont dans le même état, mais eux, c’est parce qu’il n’y a plus de bière dans les loges. Qu’importe, ça va chier. Le set est taillé pour la Miroiterie. Les morceaux calmes sont restés au local de répé. On fait juste Patrick Dewaere pour Jean-Louis Dead Boobs qui n’a pas eu le temps de l’écouter en venant. On est quand même sympa. Et marrant aussi, même si je ne suis pas sûr que l’heure avancée, la sono incestueuse et la bière en boîte ont permis au public d’apprécier notre « Salut, le concert de ce soir est dédié aux disparus de la semaine : Stéphane Eicher et Mireille Darc« . Nous, en tout cas, ça nous a fait rire.
Même si ce n’était pas l’affluence des grands jours, il restait encore pas mal de monde et l’ambiance est bonne et le pogo de bonne facture. Le sac et le ressac ont eu raison d’un pied de micro, mais les enceintes ont résisté au tangage.
Un chouette concert donc et une bonne soirée qui nous permis de découvrir des nouveaux et bons groupes, de discuter avec des vieux potes : Zéric Trauma, Thierry General Strike (putain, il n’y a qu’un breton pour réussir à tenir un stand dehors à la Miroit’ en plein blizzard toute la soirée), David Stygmate presque réveillé avant sa tournée anglo-saxonne. Et en plus j’ai récupérer le dernier Speedball et c’est Carlito qui a conduit sur le retour. Cool !

Les Cagettes posent et se la pètent
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Samedi 9 février : Fougères avec Burn at all

Burn at all

Je le confesse aisément, je préfère largement la magie post-coïtum à la léthargie post-grippum. En effet, c’est encore abattu par la fucking killing grippe contractée lors du précédent week-end bopien que je rejoins le reste de la bande pour ce périple breton. Périple tout relatif, vu qu’il se limite à un aller-retour à Fougères, invités par l’asso punkoïde 8ème Avenue.
Mon seul souvenir du voyage, c’est la pluie qui a commencé au Mans et qui s’est arrêtée … bah, en fait, elle ne s’est pas arrêtée.
Arrivés sans encombre par la Grâce du Saint GPS, on est accueilli par la légendaire gentillesse bretonne des gens de l’asso et de la patronne du bar l’Elixir. On glandouille tranquillos, on s’émerveille devant l’éternelle fatuité de la presse locale (faits divers et courses cyclistes stylee), on installe vaguement le matos avec les Burn at all et la petite salle du bar se transforme en restaurant ouvrier façon banquet astérixien : gratin dauphinois libéré et cidre artisanal.
Mais place à la musique. Le public breton, qui en a vu d’autres, n’a pas hésité à braver le climat hostile et humide pour recevoir sa dose de décibels et acheter des disques sur le stand de Mass Prod, toujours fidèle au poste. Le bar se remplit donc correctement pendant le set des Burn at all qui balance un punk breton énervé à souhait. Ca bazoute veugra et méchamment efficace. La preuve, ça me maintient éveillé, ce qui, vu mon état de loque humaine précédemment évoqué, relève de l’exploit. A noter une excellente reprise à leur sauce du Monsieur le contrôleur de Zabriskie Point.

Quand arrive notre tour, ma tension est en adéquation avec le grammage d’alcool dans le sang d’une bonne partie du public (entre 2 et 4). De fait, je débite paroles et blagounettes en me (main)tenant au micro et en évitant les vagues humaines qui viennent s’échouer sur la scène en faisant parfois valdinguer le micro à l’autre bout de la scène. Au bout d’une demi-heure, les fumeurs réinvestissent la salle et l’adrénaline mes veines. Ça commence à chauffer vraiment et la fin du set, repoussé de rappel en rappel ressemble quand même  à un vrai concert de punk-rock.
Ensuite, toute l’équipe s’affaire pour rendre visage humain au bar en rangeant le matos et en démontant la scène, façon meuble Ikéa sans mode d’emploi.
Après avoir viré les derniers clients (ce qui n’est pas le plus facile), on boit le verre de l’amitié et on file pour l’after dans les locaux de répétition de l’asso. Il y a une salle pour qu’on roupille et une autre pour vider les dernières bières et le dernier cubi de blanc en écoutant (ou en pogotant, c’est au choix) OTH et les Sheriff.
Malgré leur bonne volonté, notre Dream Team rythmique n’arrive pas tenir aussi longtemps que la faune locale. Manque d’entraînement ou infériorité numérique, on ne le saura jamais. Ce qui est sûr, c’est que cette soirée prouve que la Bretagne sera toujours la Bretagne : bon accueil, gentillesse et endurance éthylique. Quand est-ce qu’on revient ?
Quant au dimanche, devinez quoi ? On est rentré sous la flotte !

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