Concerts 2011, Non classé

Vendredi 11 novembre et samedi 12 novembre : What’s my name on tour à Orbec et Caen

OTH chantait « Il était chaud l’été 86 », et bien nous, on pourra chanter « Il était chaud l’automne 2011 ». Niveau température déjà, si ce n’est pas vraiment l’été indien du célèbre chansonnier bigloucheux qui sifflait sur les collines, la météo est plutôt clémente. Niveau concert surtout, parce qu’on aura enchaîné les vacances … pardon les concerts avec nos potos de Garage Lopez et d’Edouard Nenez and ze PDB.
Ce week-end, c’était donc la suite du What’s my name on tour, tournée promotionnelle du magnifique split 45 tours Nem Dropping. Exceptionnellement, cette tournée s’éloigne de la Loire et s’approche de la mer. « J’irais refoir ma Normandie » s’époumonait en son temps le Chancelier pangermanique et sosie officiel de Charlie Chaplin. Et bien on a fait pareil, en Mercedes aussi, mais dans un modèle un peu plus récent.
2 heures et demi de routes de campagne et nous voilà rendus à Orbec dans le Calvados. Sur place, on trouve d’abord une bande de jeunes keupons havrais en avance, une fête foraine et le Rosanel’s Pub (de l’autre côté de la fête foraine). Mais point de Prince breton à l‘horizon ! Officiellement, ce retard est dû à un changement de roue défectueuse. Officieusement, on apprendra par la suite qu’une pause ostréicole cancalaise a peut-être sa part de responsabilité. Car oui, sachez le, le Prince de Bretagne, même parisien, même alsacien, même anarchiste, même bassiste, aime le bon manger et le bien boire. !
Mais tout vient à point à qui sait attendre (surtout si il y a du Pastis et des caouettes) et la troupe arrive enfin de sa Bretagne natale (la veille, ils jouaient à Rennes). Bisous-bisous, rafraîchissements et installation du matos.
En bonne vedette américaine, on s’installe et on profite de la balance pour tester une vieille reprise des Rats abandonnée depuis une paire d’année. Ouf, contre toute attente, ça passe. On la fera ce soir, décision à l’unanimité moins une voix.
S’en suit une pause dînatoire backstage sur laquelle je ne m’appesantirais pas car sinon, vous allez dire qu’on ne fait que boire et manger dans ces week-ends, alors que ce n’est pas vrai, on va aussi se promener sur la plage.
Vers 21 h 30, Stéphane, le sympathique patron metalophile du Rosanel’s nous invite à aller exprimer notre art sur la petite scène de son établissement. Comme toujours quand un type qui a des bras 3 fois plus gros que mes cuisses me demande de faire quelque chose, je m’exécute avec le sourire. Ca tombe bien, le bar est plutôt bien rempli (60 personnes selon les organisateurs) et tout le monde a l’air d’avoir envie de passer un bon moment. Nonobstant mon pied de micro qui n’arrêtait pas de bouger au rythme du pied de Charles qui battait la mesure, ce fut un chouette concert. Edouard est venu achevé son dernier filet de voix en hurlant des « Mayday mayday » de damné et on a donc réussi à jouer « Mon cafard et moi » des Rats, qu’on avait pas joué depuis 5 ou 6 ans. Si ça vous branche, il y a pas mal de photos et des ouidéos sur le web.
C’est donc vocalement diminué par, dans l’ordre, une bronchite, un concert la veille, une courte nuit bretonne et des éructations sataniques sur Mayday, que le sieur Edouard est monté sur scène avec ses Princes of Britain pour une heure d’enchaînement de tubes en contre-ut, tout en refoulant (mais pas du goulot !) les tentatives d’abordage de passagers clandestins. Tout ça pour la plus grande joie du punk havrais à crête verte et de tous les autres.
Après ça, on a continué la soirée en discutant avec des plus ou moins vieux punks normand et quand tout le monde est parti, la section rythmique bopienne a organisé un championnat du monde de bras de fer qui a tenu le Crew du What’s my name on tour en haleine pendant au moins 7 minutes (sauf Charles qui dormait en faisait de gazouillis de petit chat). Résultat du match : Lolux est sacré Champion du monde pour la 238ème fois.
Une dernière bière avec Monsieur et Madame Rosanel’s et on file à l’hôtel pour une petite nuit de sommeil.
Samedi matin, l’Empereur et sa femme ne sont pas là, mais tous les petits princes sont sur le parking de l’hôtel à 11 h pétantes, rejoints progressivement par des bouts de Bop jusqu’à reconstitution de l’équipe de la veille avec un peu moins de neurones pour certains et un peu plus de poches sous les yeux pour tous. Pour renforcer les liens, on organise inopinément un échange de fanions entre les 2 équipes, mais comme on n’a pas de fanion, on fait un échange de bières. On a vérifié auprès de la FFP, Fédération Française de Punk, ça marche aussi.
Retour au bar pour un café croissant salutaire, remballage du matos, séance photos « sale gueule du matin » et on décarre pour la suite du voyage. Direction : la mer.

« On a goûté les spécialités locales »

Enfin, c’est ce qu’on croyait avant que notre route ne soit rapidement déviée par un panneau « Calvados – vente directe » et qu’on se retrouve dans une ferme à écouter Monsieur Roch (ça ne s’invente pas) nous expliquer la fabrication du Calvados à grand renfort de dégustation liquide. Après 3 calvas et un pommeau (« c’est pas de l’alcool, ça ne fait que 17 degrés » dixit Monsieur Roch), les 7 princes de bopagne sont rassasiés. Chacun fait ses emplettes et on peut retenter un départ pour la mer.
Vers 14 H 30, on arrive enfin à Bernières sur Mer sur les plages du débarquement. On se gare à côté des camping cars pour faire rire les Zédouard (ils disent les Brigittes, on peut bien dire les Zédouard), on se fait une petite promenade sur le sable fin, on constate que « la mer, c’est beau » et hop direction Intermarché pour acheter de quoi se restaurer. On retrouve dans les rayons l’ami Fab’, natif du Loiret et exilé à Bernières, qui nous invite à manger chaud et au chaud dans sa tanière. Du coup, les plus gastronomes peuvent prendre une boite de tripes à la mode du coin. Chouette !
Donc, on mange, on se repose un peu et on reprend la route pour Caen.
On n’a pas beaucoup d’infos sur le concert et on se demande un peu où on va tomber. La salle est une usine désaffectée utilisée depuis peu de temps pour les concerts. Point positif, il y a une sono, quelques spots et il y a déjà un groupe sur place. On décharge le matos et on attend un peu que ça se passe doucement. Pascal, notre contact, arrive et on apprend que le groupe de rap (des petits jeunes du coin) ne veut pas jouer trop tard. L’ordre définitif sera donc : Jean-Paul Dub (un peu), Edouard Nenez, Fresh Caen Camps, Brigitte Bop et Jean-Paul Dub (un peu plus).

See you soon, Prince Jakez

Après quelques balances, la nuit est tombée (sans gravité je vous rassure) et le public arrive doucement. Jean-Paul Dub balance du son, un mélange de rock progressif et de dub avec projection vidéo.
Edouard Nenez prend la suite. C’est le dernier concert du guitariste Jakez Tembert qui quitte définitivement la Chou-fleurie pour la Choucroute. Mais la tristesse ne submerge pas le spectacle qui reste le plus fort : The Show must go home, comme disaient les viet-congs, qui avaient oublié d’être congs. Pour cette dernière, il aura même le soutien envahissant de Bastos pour les chœurs et la wha-wah. Pour capturer le public endubé par Jean-Paul Dub, les Nénesse attaquent fort avec un Guns of Brixton hypnotique de toute beauté. Et ça marche. La salle est remplie, le public est aux anges et ça pogote du début à la fin. Niveau voix, c’est toujours sur le fil du rasoir mais ça tient jusqu’au bout. Pour le reste, l’énergie et la bonne humeur sont toujours au top niveau et ça le fait : vive le punk-rock et fuck off les camping-cars !
Les 4 rappeurs de Fresh Caen Camps prennent la suite. Heureusement, ils ont de la voix et ils balancent un flow nerveux et des paroles … pardon … des lyrics radicales sur une rythmique enregistrée plutôt groovy. Le public, moitié punk, moitié arty, moitié hip-hop est chaud comme la braise et apprécie le son des FCC. Ca balance du lourd mais sans se prendre la tête. Pour finir, ils sont rejoints par la section rythmique des Princes et Charles Bop aux instruments et par plusieurs de leurs potes au micro. Tous assurent et ça propulse le public à un niveau d’excitation digne du Guiness Book.

Yann Bop à Caen

Comme on doit jouer juste après, on décide de choper le public directement au même niveau en attaquant avec Moi, demain (allez, tous avec moi la lala lala lala la lalala). Et ça marche. Le pogo repart de plus belle et durera au moins la moitié du concert avant que la fatigue ne commence à se faire sentir. C’est sauvage et heureusement que les Princes de Bretagne sont là pour protéger la sono, le matos, les micros et surtout nos chicots juste derrière les micros, le tout au péril de leurs côtes et de leurs docs jaunes. Décidément, l’Histoire est un éternel recommencement : une fois de plus, les Princes ont sauvé la princesse Brigitte !
Bref, ce fût un putain de bon concert punk rock qui s’est terminé de façon toute aussi punk rock, puisqu’à 20 secondes de la fin du dernier morceau : couic ! Coupure de courant. Merci bonsoir et bonne nuit les petits.
Malheureusement pour Jean-Paul Dub qui devait rejouer, c’est le câble d’alimentation générale qui a été coupé volontairement. Pour la légende, on aurait bien aimé que ce soit une action terroriste de dangereux nazis, mais il semble que ce soit plutôt l’œuvre de junkies décomposés sous champis. On attend quand même les conclusions de l’enquête.
On a donc remballé le matos à la lueur des téléphones portables, pris quelques dernières photos stupides et on s’est séparés sur le trottoir du Préau bis, dans cette zone industrielle automnale et bucolique. On a remercié Edouard pour nous avoir incrusté dans ces 2 concerts (3 pour les Zédouard) dans des chouettes lieux, avec du public et de l’ambiance. On s’est réparti les bières, les pommes et les restes de jambon et on est parti chacun de notre côté, vers d’autres aventures.
Et comme disaient les canadiens : Vive la Normandie libre !

Studip Championship

Caen l’appétit va, tout va !
Edouard Nenez au Préau Bis à Caen
Brigitte Bop au Préau Bis à Caen
The last one of the week-end
Actualités, Concerts 2011

Samedi 5 novembre : Festival « On est Toussaint Peu PUNK »

Comme on l’éructe régulièrement sur scène : à Orléans, y’a pas la mer, y’a pas la montagne et y’a même pas la Bretagne ! Donc, on profite du groupe pour voyager à la mer (on était en Bretagne il y a 2 semaines) et à la montagne. Ce qui est sûr, c’est qu’on va plus loin que si on avait choisi le foot. Vu notre niveau, on n’aurait jamais dépassé La Motte Beuvron ou Nogent le Rotrou (les bonnes années) !

En plus, on a fait du tourisme culinaire : saucisson de Lyon, bières artisanale à 8 degrés et crozets à tous les étages. Avec ça dans l’estomac, je vous jure que vous ne vous lancez pas dans 90 minutes sur une pelouse ! 45 minutes sous les projos, c’était un gros maximum. Mais reprenons les choses où nous ne les avons même pas commencées.
Pour éviter de nous cogner 15 heures de camion en 2 jours, on a décollé vendredi soir juste après le taf. Premier arrêt chez Yann in eul’ Berry pour une pause pastaga / fromage de chèvre fort salutaire. Deuxième pause culturello-durétique à Jaligny in Bourbonnais et arrivée à minuit vers Charlieu chez la maman de Charles Berryboy pour un en-cas charcutaille / fromage de chèvre toujours aussi salutaire (je vous l’ai dit, on a donné dans le tourisme culinaire) après 4 heures de Nationale 7 sous la pluie et derrière les poids lourds. Pose bourguignoneUn petit dodo et nous v’là d’attaque (après le petit dèj’, quand même) pour un peu de tourisme par monts et par vaux et surtout dans la Brasserie artisanale du Sornin. C’est bien le tourisme, mais ça creuse. Non contente de nous loger, la maman de Charles nous a préparé un saucisson de Lyon de toute beauté. C’est donc gavé jusqu’au yeux de bonne chair locale qu’on s’est entassé dans le Vitolux pour les 3 dernières heures de notre périple. L’idéal pour une digestion efficace !
On est arrivé à Marthod vers 17 H. Le temps de saluer tout le monde et on attaque la 3ème activité principale du week-end après bouffer et  rouler : rigoler avec la Lopez team. Pour le rock, on repassera plus tard car après décision unilatérale du Sono Crew, il n’y aura pas de balance.
Finalement, après plusieurs heures à se raconter des conneries en buvant des bières puis à raconter des conneries en dînant savoyard, on est passé aux choses sérieuses : la pétanque. Car oui Nicolas, on a joué à la pétanque un 5 novembre en Savoie. Malheureusement, la stratégie pourtant durement élaborée par la Team Bastos Bop / Bruno Lopez / Renaud Straight Edge, consistant à foutre plus de bordel que la campement de punks jouxtant le terrain de boules, n’a pas porté ses fruits. Il faut dire que Jean-Luc Lopez a tiré comme un demi-Dieu pendant toute la partie et qu’il est difficile à déconcentrer, habitué qu’il est à supporter l’insupportable.
Bon, c’est pas tout ça, mais si on parlait un peu de musique.
Une grosse centaine de personnes dans le public, à peu près le double en comptant les groupes et l’orga, la salle des fêtes de Marthod est bien remplie quand les Pin up Explosion attaquent. Sur l’affiche, ils disaient que c’était du pop punk. Et bien, c’était du pop punk, reprise des Ramones à l’appui. Une bonne entrée en matière. Les Vaches Laitières ont pris la suite. Sur l’affiche, ils disaient que c’était du ska punk. Heureusement, c’était largement plus punk que ska. Festif à souhait pour satisfaire le public savoyard, le summum a été atteint par la distribution de bière en boite pendant la reprise (splendide) de La Bière des Garçons Bouchers.
On a pris la suite et, entre les problèmes de micro, de sono et de cordes cassés, on a réussi à faire quelques chansons de rock n’ roll et quelques blagues les faucilles et Marthod, Papandréou et Genesis (dans le désordre). Notre reprise de La Souris a fait triper au moins un suisse et 2 savoyards.
Les vraies stars de la soirée furent sans nul doute les Garage Lopez et c’est bien légitime. Ils ont balancé un set tout en finesse dans ta gueule comme ils savent le faire et on largement mérité leur surnom de Fabuleux Garage Lopez, comme ils disent sur RTL 2.
Pour finir ce Festival On est Toussaint peu punk, Le réparateur, le duo punk-je-sais-pas-trop-quoi de Lyon a assuré un putain de set avec plein de gros mots, de poésie suburbaine, de rage dedans. Spéciale dédicace à Renaud Séchian avec une reprise épatante de « Société, tu m’auras pas » et je pèse mes mots (contrairement à ce que pourrait laisser penser la litanie ci-dessus).
Après tout ça, on a continué à raconter des conneries, boire des bières, ranger le matos et j’ai mangé une banane (il y avait longtemps qu’on n’avait pas parlé de bouffe, isn’t it ?) et finalement, on a décollé pour le gîte. Un quart d’heure de route de montagne à 4 heures du mat’, ça le fait toujours. Sur place, la majorité est allée se coucher et quelques survivants ont continué à raconter des conneries (nettement moins drôles, vu l’état des dits-survivants).
Le lendemain, tout le monde était frais, dispo et sur le pied de guerre à 7 heures pour un bon petit déjeuner ! Non, je déconne, on a émergé plus ou moins péniblement vers 11 heures, pris un café et quelques brioches en écoutant Henri Lopez épancher sa haine de la race humaine ou au moins de tout ce qui ne porte pas de Converse et de perfecto, après quoi chacun a repris sa route et chacun a repris son destin, non sans se bisouter et se promettre de revenir l’année prochaine. Fin de la colo.
Cimer à toute l’équipe de la Machine à sons pour ce concert au bout du monde.
Allez, je vous laisse, je vais manger un morceau car cette histoire m’a donné faim. Pas vous ?

Festival "On est toussaint peu punk"
Marthod
Championnat inter-punk
Fantômas contre Fantômas
Garage Lopez
Le réparateur
Pin Up Explosion
Les vaches laitières
Brigitte Bop
Brigitte Bop
Brigitte Bop

 

http://www.myspace.com/lamachineason

Avec les magnifiques :

  • Pin-Up Explosion (Punk rock / Aix-les-Bains / site web)
  • Le Réparateur (Punk rock / Lyon/Chambéry / site web)
  • Les Vaches Laitières (Ska punk / Genève / site web )
  • Garage Lopez (Speed punk / Paris / site web )
Concerts 2011

14 octobre à Doëlan et 15 octobre à Lannion avec Chas Gourlen et Garage Lopez

Wouhaou ! Il y a une paie qu’on n’était pas venu en Bretagne. Ca nous manquait, mais on ne savait pas trop pourquoi. Et ben 2 jours sur place et je peux vous dire qu’on sait ce qui nous manquait : tout ! Le paysage, l’ambiance, les gens, l’accueil, la mer et le soleil !
6 heures d’autoroute à écouter du rockabilly et nous voilà rendu sur la plage de Doëlan, petit port finistérien. On prend le temps de profiter de l’instant (coup de téléphone aux copains et copines pour leur faire écouter le ressac, tentatives plus ou moins pathétiques de faire des ricochets et séance photos) et on file à l’Abri Côtier, le sympathique troquet de Tonton, vrai musicos qui a connu son heure de gloire en grattant la 6 cordes dans Soldat Louis. Les collègues de l’asso HARZ (spécialisée dans le concert alternatif et antifa) ont déjà installé la sono, mais on a quand même le temps de s’humecter le gosier avant de décharger le matos. Installation rapide, petite balance, apéro et tajine en terrasse. La belle vie, comme dirait not’ pote Mickey de Gien.
Vers 21 H 30, le troquet est déjà rempli, alors on attaque. Un premier set d’une petite heure façon promo du dernier album et festival d’humour berrichon. Le public est présent, réceptif et varié : quelques punks et skins, des jeunes, des vieux, des marins et surtout une vraie envie de passer une bonne soirée tous ensemble. Le pied !
Le 2ème set est plus sauvage avec quelques vieux morceaux, des reprises et la 2ème moitié du show durant laquelle le Bastos se déchaine sans sa gratte et va se balader dans le public et derrière le bar. A noter la participation aussi imprévue que démoniaque de François, camarade du Loiret émigré en Bretagne et surtout harmoniciste diabolique venu souffler dans son engin sur la reprise rockab’ de La Souris et sur Camarade. Un de ces moments magiques qui prouvent que le rock n’ roll, c’est un putain de truc vivant où tout peut arriver. On termine cette soirée inoubliable à coup de houblon et de discussions avec plein de gens sympas et on finit par aller se pieuter dans le petit gîte qui nous est réservé juste derrière le bar. Une petite maison rien que pour nous, qui place l’Abri côtier directement dans le Top 3 des accueils exceptionnels, option terrasse avec vue sur le port.
Le lendemain, le réveil est mis pour ne pas rater la demi-finale de la Coupe du monde de rugby, France – je ne sais plus quoi. La section rythmique, en aficionados du ballon ovale télévisuel, se fait la 1ère mi-temps au lit et la 2ème mi-temps au bar, pendant qu’on se fait un petit déj’ en terrasse au soleil. La belle vie, comme dirait not’ pote Mickey de Gien qui a parfois tendance à se répéter.
Pour digérer ce festin et la victoire un peu volée de l’ovalie tricolore, on va se faire une ballade sur les chemins de contrebandiers et toujours sous le soleil. Et parce que tout ça nous a mis en appétit, on va casser la graine à coup de moules-frites et galettes complètes. « Mais vous ne faites que glandouiller et bouffer ! » me direz-vous. Et bien oui, et c’est bon ! La belle v… Ta gueule Mickey !
Finalement, après avoir remballé le matos, remercié chaleureusement Tonton et Tata et jurer sur la tête de Thor qu’on reviendrait, on se recolle dans le camion pour 2 heures de traversée sud-nord de la Bretagne, direction Lannion. Et comme dit mon ami Charles, philosophe à ses heures : il vaut mieux aller à Lannion que de l’avoir dans l’oignon !
Arrivé presque à l’heure au Havana Café, the rock place to be in Lannion (prononcez lanione, comme Grand Canyon), on retrouve Mr D. (le pendant breton de Mr T.), le MC de la soirée et la Garage Lopez Team. Il y a longtemps qu’on ne s’est pas vu, alors le traditionnel festival d’humour essono-berrichon démarre au quart de tours : calembours, jeux de mots, feintes à 2 balles fusent (fuzz ?) de toutes parts, tout en déchargeant le matos parce qu’on quand même pas fait 600 bornes (to be alive) pour branler le mammouth. Après une installation mollassonne du matos, on essaie, avec mon copain Bruno, de faire dégénérer la balance en un grand n’importawak n’ woll, mais on est muselé, que dis-je, baillonné, par nos sections rythmiques, visiblement bien décidées à offrir au public breton un vrai concert plutôt que 5 heures d’improvisations grand guignolesques basées sur l’intégrale de Renaud et d’Eddie Mitchell. Dommage.

Henri Topaloff Lopez

Concert il y a donc eu, ouvert par les Garage Lopez devant un public réceptif mais relativement calme. Pas facile de jouer en premier.
Chas Gourlen a pris la suite avec son anarcho punk breton basique. Un bon mélange de lutte sociale et de bonne humeur avec chant féminin. A noter un chouette morceau sur les phacos violents dans les concerts.
On a donc joué en dernier, avec un set spécial « on joue avec nos copains les Lopettes, alors on va faire un max de wack n’ woll ». Le public est présent avec un subtil mélange de punkachiens et neuskis krew. Le genre de mélange qui finit souvent en fight club, mais pas en Bretagne. L’ambiance est chaude mais bon enfant. Ca gueule, ça skanke, ça twiste et ça rigole. L’enchainement des reprises LSD (une cause à rallie en rockab’) et Clash (Bankrobber) fait mouche et on finit le concert avec Bruno Lopez aux chœurs. On achève tout le monde avec Les maudits du rock de nos potos des Excités, le plus breton des groupes du Loiret. Kenavo et à la prochaine fois.
L’after a lieu dans un bar du centre ville. Avec Bruno, on tue le temps en faisant des polyphonies corses à base de tout ce qui nous passe par la main, avec une préférence pour la grande Chanson française : Trust, La compagnie créole …
Finalement, on va roupiller quelques heures chez la patronne du Havana et à midi, tout le monde est sur le pont pour remballer le matos et décarrer chacun dans sa banlieue. Rendez-vous la prochaine fois, pour le meilleur et le pire ! St Taï-Luc et St Brieuc, priez pour nous et n’oubliez pas : en Bretagne, il fait toujours beau ! Je le sais, j’y étais.

Yann + un copain marin + le bassiste du groupe du fils du cousin de Bruno Lopez + un gars avec une casquette
B Bop avec Tonton et Tata ... heu Mme Tonton, pardon
C'est fatiguant le rugby. Gare au claquage !

 

Power trio essonite

 

B Bop + G Lopez + Aurélie Havana + Mme Mass Prod
Actualités

« Name Dropping » : split 45T Edouard Nenez / Brigitte Bop

Amis rockers,  nous avons le grand plaisir de vous faire part de la sortie de
«  Nem Dropping  »

Dear rockers from la banlieue, we have de great pleasure to introduce you a new 45T called
«  Nem Dropping  »

Il s’agit d’un magnifique disque vinyle qui tourne de couleur rose, de 17cm (taille d’un 45t), mais qui tourne en 33T. Il y a deux chansons par face, une interprétée par Brigitte Bop et une par Édouard Nenez et les Princes de Bretagne. Les Brigitte Bop reprennent un morceau d’Édouard : « Gloire à Édouard » Et Nenez et ses Princes reprennent un morceau d’ André Verchuren : « C’est peut-être Brigitte » (version originale ci-dessous). Et chacun des deux groupes propose un titre presque inédit …

Ce disque a vu le jour grâce aux généreux labels:

Le « name dropping » (de l’anglais, « poser un nom ») est un procédé d’expression (figure de style) consistant à citer des noms connus, notamment des noms de personnes, d’institution ou de marques commerciales. Le terme name dropping dénote souvent la tentative d’impressionner les interlocuteurs ; ce procédé a souvent une connotation péjorative ou sarcastique.
Utilisé dans un raisonnement logique, le name dropping peut être considéré comme un argument d’autorité ..

On vous communiquera les points de ventes de la galette rapido …

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