Concerts 2011

14 octobre à Doëlan et 15 octobre à Lannion avec Chas Gourlen et Garage Lopez

Wouhaou ! Il y a une paie qu’on n’était pas venu en Bretagne. Ca nous manquait, mais on ne savait pas trop pourquoi. Et ben 2 jours sur place et je peux vous dire qu’on sait ce qui nous manquait : tout ! Le paysage, l’ambiance, les gens, l’accueil, la mer et le soleil !
6 heures d’autoroute à écouter du rockabilly et nous voilà rendu sur la plage de Doëlan, petit port finistérien. On prend le temps de profiter de l’instant (coup de téléphone aux copains et copines pour leur faire écouter le ressac, tentatives plus ou moins pathétiques de faire des ricochets et séance photos) et on file à l’Abri Côtier, le sympathique troquet de Tonton, vrai musicos qui a connu son heure de gloire en grattant la 6 cordes dans Soldat Louis. Les collègues de l’asso HARZ (spécialisée dans le concert alternatif et antifa) ont déjà installé la sono, mais on a quand même le temps de s’humecter le gosier avant de décharger le matos. Installation rapide, petite balance, apéro et tajine en terrasse. La belle vie, comme dirait not’ pote Mickey de Gien.
Vers 21 H 30, le troquet est déjà rempli, alors on attaque. Un premier set d’une petite heure façon promo du dernier album et festival d’humour berrichon. Le public est présent, réceptif et varié : quelques punks et skins, des jeunes, des vieux, des marins et surtout une vraie envie de passer une bonne soirée tous ensemble. Le pied !
Le 2ème set est plus sauvage avec quelques vieux morceaux, des reprises et la 2ème moitié du show durant laquelle le Bastos se déchaine sans sa gratte et va se balader dans le public et derrière le bar. A noter la participation aussi imprévue que démoniaque de François, camarade du Loiret émigré en Bretagne et surtout harmoniciste diabolique venu souffler dans son engin sur la reprise rockab’ de La Souris et sur Camarade. Un de ces moments magiques qui prouvent que le rock n’ roll, c’est un putain de truc vivant où tout peut arriver. On termine cette soirée inoubliable à coup de houblon et de discussions avec plein de gens sympas et on finit par aller se pieuter dans le petit gîte qui nous est réservé juste derrière le bar. Une petite maison rien que pour nous, qui place l’Abri côtier directement dans le Top 3 des accueils exceptionnels, option terrasse avec vue sur le port.
Le lendemain, le réveil est mis pour ne pas rater la demi-finale de la Coupe du monde de rugby, France – je ne sais plus quoi. La section rythmique, en aficionados du ballon ovale télévisuel, se fait la 1ère mi-temps au lit et la 2ème mi-temps au bar, pendant qu’on se fait un petit déj’ en terrasse au soleil. La belle vie, comme dirait not’ pote Mickey de Gien qui a parfois tendance à se répéter.
Pour digérer ce festin et la victoire un peu volée de l’ovalie tricolore, on va se faire une ballade sur les chemins de contrebandiers et toujours sous le soleil. Et parce que tout ça nous a mis en appétit, on va casser la graine à coup de moules-frites et galettes complètes. « Mais vous ne faites que glandouiller et bouffer ! » me direz-vous. Et bien oui, et c’est bon ! La belle v… Ta gueule Mickey !
Finalement, après avoir remballé le matos, remercié chaleureusement Tonton et Tata et jurer sur la tête de Thor qu’on reviendrait, on se recolle dans le camion pour 2 heures de traversée sud-nord de la Bretagne, direction Lannion. Et comme dit mon ami Charles, philosophe à ses heures : il vaut mieux aller à Lannion que de l’avoir dans l’oignon !
Arrivé presque à l’heure au Havana Café, the rock place to be in Lannion (prononcez lanione, comme Grand Canyon), on retrouve Mr D. (le pendant breton de Mr T.), le MC de la soirée et la Garage Lopez Team. Il y a longtemps qu’on ne s’est pas vu, alors le traditionnel festival d’humour essono-berrichon démarre au quart de tours : calembours, jeux de mots, feintes à 2 balles fusent (fuzz ?) de toutes parts, tout en déchargeant le matos parce qu’on quand même pas fait 600 bornes (to be alive) pour branler le mammouth. Après une installation mollassonne du matos, on essaie, avec mon copain Bruno, de faire dégénérer la balance en un grand n’importawak n’ woll, mais on est muselé, que dis-je, baillonné, par nos sections rythmiques, visiblement bien décidées à offrir au public breton un vrai concert plutôt que 5 heures d’improvisations grand guignolesques basées sur l’intégrale de Renaud et d’Eddie Mitchell. Dommage.

Henri Topaloff Lopez

Concert il y a donc eu, ouvert par les Garage Lopez devant un public réceptif mais relativement calme. Pas facile de jouer en premier.
Chas Gourlen a pris la suite avec son anarcho punk breton basique. Un bon mélange de lutte sociale et de bonne humeur avec chant féminin. A noter un chouette morceau sur les phacos violents dans les concerts.
On a donc joué en dernier, avec un set spécial « on joue avec nos copains les Lopettes, alors on va faire un max de wack n’ woll ». Le public est présent avec un subtil mélange de punkachiens et neuskis krew. Le genre de mélange qui finit souvent en fight club, mais pas en Bretagne. L’ambiance est chaude mais bon enfant. Ca gueule, ça skanke, ça twiste et ça rigole. L’enchainement des reprises LSD (une cause à rallie en rockab’) et Clash (Bankrobber) fait mouche et on finit le concert avec Bruno Lopez aux chœurs. On achève tout le monde avec Les maudits du rock de nos potos des Excités, le plus breton des groupes du Loiret. Kenavo et à la prochaine fois.
L’after a lieu dans un bar du centre ville. Avec Bruno, on tue le temps en faisant des polyphonies corses à base de tout ce qui nous passe par la main, avec une préférence pour la grande Chanson française : Trust, La compagnie créole …
Finalement, on va roupiller quelques heures chez la patronne du Havana et à midi, tout le monde est sur le pont pour remballer le matos et décarrer chacun dans sa banlieue. Rendez-vous la prochaine fois, pour le meilleur et le pire ! St Taï-Luc et St Brieuc, priez pour nous et n’oubliez pas : en Bretagne, il fait toujours beau ! Je le sais, j’y étais.

Yann + un copain marin + le bassiste du groupe du fils du cousin de Bruno Lopez + un gars avec une casquette
B Bop avec Tonton et Tata ... heu Mme Tonton, pardon
C'est fatiguant le rugby. Gare au claquage !

 

Power trio essonite

 

B Bop + G Lopez + Aurélie Havana + Mme Mass Prod
Actualités

« Name Dropping » : split 45T Edouard Nenez / Brigitte Bop

Amis rockers,  nous avons le grand plaisir de vous faire part de la sortie de
«  Nem Dropping  »

Dear rockers from la banlieue, we have de great pleasure to introduce you a new 45T called
«  Nem Dropping  »

Il s’agit d’un magnifique disque vinyle qui tourne de couleur rose, de 17cm (taille d’un 45t), mais qui tourne en 33T. Il y a deux chansons par face, une interprétée par Brigitte Bop et une par Édouard Nenez et les Princes de Bretagne. Les Brigitte Bop reprennent un morceau d’Édouard : « Gloire à Édouard » Et Nenez et ses Princes reprennent un morceau d’ André Verchuren : « C’est peut-être Brigitte » (version originale ci-dessous). Et chacun des deux groupes propose un titre presque inédit …

Ce disque a vu le jour grâce aux généreux labels:

Le « name dropping » (de l’anglais, « poser un nom ») est un procédé d’expression (figure de style) consistant à citer des noms connus, notamment des noms de personnes, d’institution ou de marques commerciales. Le terme name dropping dénote souvent la tentative d’impressionner les interlocuteurs ; ce procédé a souvent une connotation péjorative ou sarcastique.
Utilisé dans un raisonnement logique, le name dropping peut être considéré comme un argument d’autorité ..

On vous communiquera les points de ventes de la galette rapido …

Concerts 2011

23 et 24 septembre 2011 – Orléans et Corquilleroy avec Edouard Nenez et les Princes de Bretagne

1ère étape du What’s my name On tour. L’idée, c’est de faire des petits concerts sympas Brigitte + Edouard, vu qu’on va bientôt sortir un split 45 tours tous les 2. Evidemment, en bons professionnels du marketing, on commence les concerts avant la sortie du 45 tours, sinon, c’est trop facile ! Et comme la Team Nenez s’est occupée à 100 % du disque, on essaie de se bouger un peu pour caler quelques dates.

Ca commence donc à Orléans, au Lodge, grande brasserie du centre-ville dont le patron a accepté de nous accueillir. Normalement, il ne peut pas trop faire de concert à cause des voisins, mais comme ce week-end, ça va être le bordel en ville à cause du Festival de Loire (600 000 badauds attendus sur les bords de la Loire pour voir des bateaux, se tordre les chevilles sur les pavés, s’abreuver de vin de Loire et de chants de marins), il en profite et on est bien content.

Tout le monde arrive à l’heure de l’apéro : quelques Bop, quelques potes, tous les Edgard Nenesse et même Pete Samprass, venu en famille et en skate board pour filer un coup de main au son. Installation sans problème, repas en terrasse et à 22 H, les Princes de Bretagne attaquent leur digestion sur scène. La quarantaine de personnes présentes goûtent avec plaisir à l’humour punkifié d’Edouard. Rock n’ roll, bonne humeur et bière pression, le cocktail est parfaitement dosé. Quelques danseurs dénudés complètent le tableau.

On prend la suite après avoir eu le temps de digérer un peu (c’est mieux) et on décide de garder le cap imposé par les bretons de la Grande Couronne. Les morceaux du nouvel album sont entrecoupés de sketchs d’humour approximatif. Yes fun ! Malgré l’absence de Gob l’ex-Bop, on balance notre nouvelle reprise rockabilly d’Une cause à rallier de LSD.

Ensuite, remballage et papotage furent une nouvelle fois les mamelles de la fin de soirée post-concert et finalement, chacun rentre chez soi et je ramène les Princes de Bretagne rigolards à la maison. Bonne nuit les gars.

Le lendemain, il fait beau et chaud (fameuse contrepèterie belge). On émerge doucement et, pour garder la forme, on se fait une grosse balade jusqu’au Festival de Loire, car oui, nous aussi, on peut être des badauds, si on veut. Ensuite, on se fait un déjeuner en paix et une petite sieste (en paix aussi, d’ailleurs) et on repart gaiement pour la 2ème étape du « Comment j’m’appelle, ça tourne ». Direction Corquilleroy, banlieue ruralo-paisible de Montargis, digne Sous-Préfécture du Loiret, surnommée La Venise du Gâtinais par un imbécile qui n’a sûrement jamais vu Venise en vrai. Arrivée au Phoenix, Céline, la patronne nous accueille à coup de demis comme on aime. Il faut dire qu’avec Céline, on se connaît de puis qu’on a environ 5 ans et qu’on trainait dans toutes les succursales du PCF local où nos parents nous laissaient jouer pendant qu’ils préparaient la dictature du prolétariat. Aujourd’hui, nos parents attendent encore le grand soir en y croyant de moins en moins et nous, on est fonctionnaire la semaine et dealer de bière et de rock le week-end. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des parents communistes. Nous, oui.

Sur ce, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos cochons, car si les Princes de Bretagne adulent le chou fleur, il sont aussi d’ardents militants de la cause porcine (tout est bon dans le cochon, le leur s’appelle Napoléon, vous le découvrirez en écoutant le split 45 tours).

Installation du matos, balance délicate avec un sonoman local qui fuira avant le début des hostilités, un bon risotto dans le bide, un petit café et hop, c’est à nous d’attaquer la digestion sur scène. On a prévu un set un peu différent de la veille, mais Bastos est toujours bloqué en mode Gad Elmaleh. Résultat, on a même droit à une présentation des musiciens et une version plus qu’à rallonge de 2 heures mois quart ; Qui a dit « interminable » ? A noter que, comme la veille, on a copieusement massacré le What’s my name des Clash. Promis, on le répète pour le prochain concert.

Edouard Nenez et ses princes de Bretagne prennent la relève avec toujours autant de brio mais un peu plus de wha-wha, même si l’assistance n’est pas sortie indemne de nos assauts sonores. Traduction : une partie du public préfère écouter le concert de la terrasse plutôt que de se faire achever les oreilles dans la salle. Tant pis pour eux, les vaillants présents apprécient d’autant plus leur chance puisque les Neness enchainent les tubes. La nouvelle version de Vive le Van fait mouche une fois de plus et la reprise de Téléphone par Edouard himself au clavier semble encore mieux maitrisée que la veille. Bastos est invité à rejoindre les Princes de Bretagne pour chanter Les punks de 40 ans. Grave erreur, car il s’est incrusté aux chœurs et au clavier jusqu’à la fin du concert, dans une version truculente du Guns of Brixton Clashien ! What a fucking soirée, aurait dit Mick Jones s’il avait passé ce samedi soir à Corquilleroy. Mais il n’était pas là. Contrairement à quelques potes et potesses qui ont fait le déplacement : K’role de Montar, Silver ex-TNT Punk, Kritsof von Bellegarde, Vince Orlins, Phil gros cube et madame, Green Panther et quelques autres. Mercis à eux.

La suite du What’s my name On tour, c’est à Orbec (14) en novembre et Chatillon sur Loire (45) en décembre.

The hilarious Princes of Britain
Warriors ! La partie commence
Princes de Bretagne : C’est fou !!!
L’évangile selon St Edouard
Ils aiment le cochon … mais il mangent du poulet
Edouard on stage
Hurle ! hurle ! Haaaa ! Haaaaa !
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