Concerts 2006

Samedi 4 février : MJC d’Igny : grand bal punk de l’hiver (3 ans de Propagande.org) : Sine qua non, Edouard Nenez et les Princes de Bretagne, Rem and the Courbarians, Zampano, Les Prouters, René Binamé

Edouard NenezUne bien bonne soirée que ce cru 2006 du grand bal punk pour fêter les 3 ans de Propagande, l’hébergeur le plus punk de l’univers. Pour nous, ça a commencé à 13 heures et quelques, au local pour une répèt’ vite fait, histoire d’assurer un minimum, vu que ce soir, on se fait filmer notre concert par Ben Skalopes et sa fine équipe. 4 caméras rien que pour nos gueules, c’est la classe. Une fois la chose faite … enfin, après la répèt’ quoi, on s’entasse dans le Vitolux direction Igny-sur-Mer. On a une demi heure pour faire 120 bornes, inutile de vous préciser qu’on est arrivé un peu en retard. Mais rien de grave, donc, on balance directement, c’est toujours ça de fait et ça laisse du temps pour le reste, c’est-à-dire le bavardage, le papotage, le discutage, le causage et le bla-blatage, le tout arrosé de litres de houblons pour mes amis. Et ceci d’autant plus qu’il n’y avait que des gens sympathiques à ce grand bal. Je sais, vous allez me faire remarquer que je dis ça à chaque fois, mais cette fois-ci, c’est vrai !!! Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Les autres fois aussi c’est vrai, mais là, c’est encore plus vrai que les autres fois. Bref, c’est bien simple, en backstage, ça débordait de gentillesse ! Il y en avait presque autant que de la Kronenbourg. Et dans la salle, tout pareil. Et puis du beau linge, vous pouvez me croire : La fine fleur du world wide pogo (normal pour une soirée Propagande.org), La Wampas Team en force, moult photographeurs et photographeuses à plus ou moins gros zoom, l’intelligentsia de la BD alternative, des producteurs, des ex-producteurs, des futurs les Prouters et le publicproducteurs, des tonnes de punks stars et Monsieur Henri Lopez. Evidemment, avec tout ça, c’était plutôt la Maison des Vieux et de la Culture et ça avait parfois un air de 8 mai sous l’Arc de Triomphe (surtout en backstage d’ailleurs. C’est Gob qui était content, il avait plein de copains de son âge pour une fois). La chanson « Les punks de 40 ans » était doc plus que jamais de circonstance ! Pour ma part, j’ai profité de l’occasion pour filmer toutes ces bonnes gens et je me suis bien amusé. Mais comme on ne peut pas être partout, je n’ai pas vu grand-chose du Spectacle, comme disait mon ami Roger Lanzac. J’ai carrément raté les Sine qua non. J’ai pu voir un peu Edouard Nenez, ce qui fut pour moi la principale découverte de la soirée. J’adore. C’est de la chanson rock avec plein d’humour rigolo qui fait rire dedans. Ca fleure bon le Bobby Lapointe et le Sttellla, voire les Suprêmes Dindes pour faire dans l’actuel. C’est frais, c’est simple, c’est vrai. Ca ne pète pas plus haut que ça a le cul et c’est bon. Vinrent ensuite nos potos des RNBS : Rem and the Bonarians (celle-là, je l’ai déjà faite, mais je l’aime bien et je fais ce que je veux ! Si je veux la faire à chaque fois, je peux !!!). Le son était tout pourri sur scène et devant, donc pas d’hystérie dans le public … ni sur scène. A ce propos, il faut préciser que sur toute la soirée, il y a eu pas mal de monde (environ 300 personnes), mais était-ce l’âge avancé déjà dénoncé ci-dessus, le côté inévitablement poseur du parisien landa, ou la fraîcheur extérieure de ce fucking mois de février ? Je ne sais pas, mais l’ambiance dans la salle est restée globalement B Bophivernale. Quoi qu’il en soit, on continue. Zampano a pris la suite. Je n’ai pas vu grand-chose, mais d’après ce qu’ils disaient eux-mêmes après, ils n’ont pas très bien joué. C’est pas une raison pour s’en prendre à la batterie de Lolux, hein Nico ? Le temps d’une bière et les Prouters attaquent. Putain, c’est vraiment bien les Prouters ! C’est la première fois que je les voyais en power trio et ben, ça arrache. 100 % pur tubes de punk-rock banlieusard. Pour des vieux, ils ont encore de la ressource. Par contre, ils n’avaient pas dû brancher leurs sonotones, donc c’était beaucoup trop fort, mais bon, on fait du rock ou on n’en fait pas ! En parlant de faire du rock, c’est notre tour d’y aller. Et puis, il faut assurer, il y a de la caméra ! Enfin, ça ne nous fait pas peur les caméras, on est habitué, on en a tellement plein les rues à Orléans qu’on se croirait à Auchan ! Donc, on y va et avec le sourire s’il vous plait. Un show plutôt bien dans l’ensemble. Pas de gros pain, pas mal d’enchaînements, quelques blagues mais pas trop car on n’avait pas trop le temps et hop, c’est dans la boîte. Merci bonsoir. C’est René Binamé qui a clôt ce grand bal punk. J’ai pas vu, mais c’était bien. Il ne faudrait pas oublier que pendant tout ce concert-marathon, la TZ Team a balancé de la vidéo sur écran géant sur la scène et dans le hall et ça le fait carrément. Voilà, je crois que j’ai fait le tour. Un grand merci à Erick et toute la Propa Crew et rendez-vous l’année prochaine pour les 4 ans !
Play-list aller : Undertones et Stooges
Play-list retour : Terrorgruppe et ronflements
Plus de photos sur le World Wide Pogoooooo : Ato, Ouasse, Miss Roudoudou, Forum disco, Fils de punk

414642274_aaf85b7be2

414642271_87ba32c074

414642267_791caeeb26

414642265_63ff56a0f8

414642263_4fe13cf179

414634576_4ab74f33a3

414634574_edbbc385a0

Concerts 2006

Samedi 21 janvier : Compiègne : Bar le Baroque : Ska Soulet et Skuds and Panic People

Ska SouletCa faisait un bout de temps qu’Oliver et sa bande de punx and skins picards essayaient de nous amadouer pour nous amener dans leur sympathique bourgade pré-nordiste. On a fini par se trouver une date et nous voilà donc en route pour Compiègne-la-belle. L’année commence à peine, le Vitolux est révisé; la route est dégagée, le ciel aussi. La vie est belle. L’émotion suscitée par la découverte de la banlieue nord somptueusement illuminée par le bas mais franc soleil d’hiver nous fait presque venir les larmes aux yeux. A moins que ce ne soit l’écoute du dernier opus de La Souris Déglinguée … Et pour finir, on arrive presque à l’heure au bar, sans se planter et en même temps que les Skuds. Bonjour-bonjour, déchargement, balances rapides et on file prendre l’apéro et un casse-dalle chez Oliver avec les Skuds. Le rock loisirs de la fin de semaine tel qu’on le pratique a ceci de formidable qu’il permet de rencontrer plein de gens sympathiques qu’on recroise ensuite plus ou moins régulièrement. Ce début de soirée en est l’exemple parfait et on adore ça !
Mais il ne faudrait pas oublier qu’on a aussi une mission à remplir et qu’on n’a pas fait 300 bornes juste pour apéroter entre artistes contemporains ! Au boulot, tas d’feignasses !
Retour donc au bar qui se remplit doucement. Il faut dire que dehors, ça caille sérieux et que le parking des bords de l’Oise est particulièrement mal fréquentée ce soir : le bleu marine est de sortie et la fouille au corps, ça ne réchauffe pas tant que ça.
Les Ska Soulet attaquent pour un petit set de punk et ska bordélique et gueulard à souhait. On prend la suite pour un concert qui ne restera pas dans les annales. Pas les nôtres en tout cas. On n’a pas trop mal joué (à part Yann qui a, une fois de plus, privilégié le côté visuel) mais on n’a pas franchement fait péter l’audimat. Pourtant, une charmante demoiselle avait bien essayé d’arranger le look de Gob juste avant le concert (on lui dit, nous, que le futal remonté jusque sous les aisselles,Skuds and Panic People c’est pas punk, mais il ne veut rien savoir !), mais ça n’a rien changé. On est quand même content d’avoir bien réussi le premier crash-test d’un nouveau morceau : Les Gueux.
Au suivant : Skuds and Panic People. Voilà le genre de groupe qu’on a plaisir à retrouver, tant sur le plan musical qu’humain. Du pur breton comme on l’aime. On cause, on rigole et on joue, sans se prendre la tête. Et pour jouer, ça joue. Du street-punk plutôt de gauche (si j’ai bien compris) ultra efficace pour faire skanker les skins.
Pour finir, les Ska Soulet sont revenus, mais sans Oliver, assommé par le houblon. Ambiance bon enfant et joyeux bordel avec, en fin de set quelques reprises de la Grande période alternative.
Pour ma part, j’ai discuté vidéo avec Didier Vidéo et photo avec Yann Derais (vaut mieux ça que le contraire, me direz-vous !). Après tout ça, on a tout remis dans le camion et on est allé pioncer quelques heures au chaud chez un pote d’Oliver. Le lendemain, on est reparti à midi alors que toute la troupe allait gueuletonner dans le local de répét’ des Ska Soulet, mais que voulez-vous, c’est ça les vieux groupes (dis donc petit con, c’est toi qui a dit groupe de vieux ?) : on préfère rentrer chez nous retrouver femmes, enfants et chiens que de festoyer avec nos hôtes. Et en plus, à cette heure-là, on a les tarifs verts sur l’autoroute !!!

Retour en haut