Vendredi 7 mars : Paris : La Maroquinerie : Kill your elite Fest 4 : Guerilla Poubelle, PO Box, Dirty Fonzy
Ca y est, c’est fait ! On n’est plus le seul groupe punk français à n’avoir jamais jouer avec Guerilla Poubelle ! Et grâce à eux en plus car ils ont eu la gentillesse de nous inviter à la 4ème édition de leur festival. Merci à eux, d’autant plus que ce festival avait 2 objectifs clairs : s’amuser entre gens de bonne compagnie et prouver qu’il est possible d’organiser un concert dans une vraie salle de concert à Paris avec 4 groupes électriques + 3 interventions acoustiques + un CD offert à l’entrée, et tout ça pour 10 euros ! Les 2 objectifs ont été atteints pour la plus grande joie du public qui a répondu présent, puisque le concert était sold out, comme on ne dit plus au CBGB. Pour la peine, de notre côté, on est arrivé à l’heure, malgré les sempiternelles frasques automobiles de Charles (l’Ami 8 est encore en rade dans mon jardin) et le plantage du GPS à l’arrivée sur le périph’ (crash.txt toi-même, Bill Gates de mes 2) alors qu’il avait parfaitement fonctionné tant qu’il suffisait de nous dire de prendre l’autoroute et rouler tout droit pendant 70 Km !
Après un accueil chaleureux et efficace du Maroq’ Crew, on a déchargé le matos, claqué de 2 bises à Till (les bises, j’adore ça. Ca fait show bizz et comme il sortait des chiottes, ça m’arrangeait bien aussi !) et on a fait une balance rapide. Ensuite, on a papoté avec plein de gens sympas, grignoté un peu et on est allé au turbin à 19 H 30 pétantes.
La salle était en train de se remplir. Quand on est arrivé sur scène, les nombreux kids se sont approchés devant la scène. Quand on a dit « Bonsoir », ils ont
commencé à hurler. Et quand on a commencé à joué, ils ont pogoté et chanté et se sont arrêtés à la fin du set de Guerilla Poubelle, près de 5 heures plus tard. Il est de bon ton dans certains milieux auto-autorisés de dénigrer le public ado de Guerilla Poubelle. Pour ma part, à part quelques tee shirts d’Iron Maiden que je trouvais déjà ridicules quand j’avais leur âge, je n’ai rien à leur reprocher, au contraire. Ils étaient souriants, enthousiastes, contents d’être là. Ca bouge, ça vit, ça crie, ça chante et ça nous colle plus la niaque que les quadras blasés et bedonnants qu’on avait eu quand on avait fait la 1ère partie des Nashville Pussy. Donc, portés par cette folie juvénile et le faciès tout aussi accueillant de quelques potos qui avaient aussi faits le déplacement de leur banlieue jusqu’au devant de la scène (un gros paquet de forumeux wampassiens, Bruno Lopez, Florent Trauma, Luconzeweb …), on a plutôt fait un bon concert. Un peu de bla-bla mais pas trop, quelques bons enchaînements, un peu de bière, un peu de politique et beaucoup de sueur, pas trop de pains. On n’a fait que 2 nouveaux morceaux (Le Carton et Clémentine mécanique) et on aurait eu le temps de faire un rappel, mais la sono crew de la Maroq’ en a décidé autrement et quand on a essayé de revenir sur scène, ils avaient déjà coupé les micros. C’est pas grave, il y a encore de quoi faire derrière. On remballe donc directement le matos dans le camion et chacun peut vaquer à ses occupations, c’est-à-dire boire des bières et papoter avec de vieux ou de nouveaux copains, tout en écoutant les blagues de Bruno Lopez. En m’adonnant à corps (et surtout esprit) perdu à cette dernière activité, j’ai raté PO Box et une bonne partie de Dirty Fonzy. N’étant pas un adepte effréné des pouet-pouet et du punk américain, je ne regrette pas trop car on a bien rigolé.
J’ai pu voir Guerilla Poubelle pour la première fois et ça le fait bien. Leur façon de parler et de chercher à faire réagir le public est parfois un peu abrupte mais les morceaux sont redoutables d’efficacité et il est toujours impressionnant de voir une salle entière chanter toutes les paroles de plusieurs morceaux et réussir à couvrir le chanteur. Quand je pense que je suis déjà tout émoustillé quand j’aperçois quelqu’un dans le public qui remue ses lèvres vaguement comme moi ! A noter que c’était Chester et Cha qui assuraient les dessins sur scène, mais que Jokoko tout bourré est quand même venu hurler sur quelques titres à la fin du set. Il parait enfin que Bruno Lopez a slammé, mais je l’ai raté !
Une bien bonne soirée dans un chouette lieu et avec plein de gens sympas à tous les niveaux : orga, groupes, techniciens, public, qu’est-ce que vous voulez de plus ? Merci à Till et ses guerilleros et que vive le rock libre !!!
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faut de retard. Après une heure et demi de route humide dont je n’ai absolument aucun souvenir, on arrive à la salle. On retrouve avec plaisir les Bras Cassés, quelques tronches fatiguées croisées la veille et les J’aurais voulu qu’on avait pas revus depuis une paie. On vide le camion et on se lance dans la découverte d’un nouveau jeu : le palet vendéen. C’est un peu comme la pétanque mais les boules sont plates et vachement moins lourdes et on peut jouer à l’intérieur, ce qui se révèle parfait car le temps est à la pluie et nos métabolismes proches de l’état d’huître anémique, sauf que nous, on n’aime l’eau que dans le Pastis. Après quelques parties et une balance / répét’, on a droit à l’apéro et encore une bonne bouffe en compagnie des Yvette Murder, avec qui on accroche immédiatement. Il faut dire que le chanteur Mathurin est une espèce de Bruno Lopez, donc on s’en paie une bonne tranche. On retrouve également avec plaisir Mr et Mme Zéric, Vincent Mass Prod et quelques dignes représentants de nos désormais vieux potos skins n’ punx d’Angers. Côté musique, ça commence avec Zantaf, du punk rock mélodique chanté en français, entre Elmer Food Beat et les Ramones. Une bonne entrée en matière. Les Yvette Murder and the Fanatics, eux, c’est simple, il ne font que des reprises des Ramones. Un tribute band, mais avec un nom garage. Et ils le font bien. La batteuse joue très bien et fait les mêmes grimaces que le vrai. Le bassiste n’a pas un tour de taille de punk rocker new-yorkais héroïnomane mais ça ne l’empêche pas de grimper sur les enceintes. Et le guitariste chanteur assure bien au niveau de la voix et nous rappelle que Joey Ramone n’était pas qu’un grand branleur myope et chevelu mais aussi un foutu chanteur. Mais attention, amis mélomanes, n’oubliez quand même pas que cette musique rend stupide !
Quand notre tour est arrivé, le public commençait à bien remplir la salle. On avait décidé d’enchaîner et je crois que c’est ce qu’on a fait. L’ambiance était une fois de plus plutôt bonne, à part 2-3 relous casse-couilles bien connus des services de renseignements et que le SO psycho à tronche de tueur a finalement réussi à calmer avant l’inéluctable pugilat. Un concert correct, même si on a parfois un peu trop privilégié le visuel. Ca arrive. Souvent. D’ailleurs, on a eu un coup de main (si je puis dire) pour le visuel par l’intrusion d’un camarade tout nu et tout tatoué sur je ne sais plus quel morceau. J’aurais voulu a fini la soirée de fort bel manière avec leur punk rock avec pas mal de street punk dedans. A noter une chouette reprise de Renaud : La bande à Lucien. Après moult bavardages, discutages et racontages, on a plié le matos et on a rejoint le lieu de l’after : le local de répét’ des Bras Cassés. En fait, c’est un immense bâtiment qui servait à l’élevage des lapins, découpé en 2 grandes pièces : le local de répét’, transformé en immense dortoir pour l’occasion et le salon / salle à boire et manger / salle de palet. Arrivés les premiers, on s’est évidemment entraîné au palet en écoutant les Bérus, ce qui fut fort utile mais pas suffisant pour la suite de la nuit, notamment pour Yann et Lolux qui ont su prouver leur bravoure et leur fierté sologo-berrichonne en se faisant tailler en pièces à ce sport une bonne partie de la nuit. Il faut dire que quand le reste de la troupe des organisateurs (au moins 30 garçons et filles tous plus sympas les uns que les autres) nous a rejoint, ils ont tout de suite provoqués les champions locaux. Bien joué. On a donc passé une bonne 2ème partie de soirée au milieu de nos charmants hôtes. On est allé se coucher les uns après les autres entre 4 et 7 heures du mat’.








On a rejoint la plaine angevine sans encombre (je crois que j’ai dormi) et on s’est arrêté quand une bande de zazous agroupés devant un bar nous ont fait signe en reconnaissant le Vitolux (pratique le DVD !). Coup de bol, ce n’était pas une bande de Hell’s pestant contre la nouvelle interdiction de fumer dans les bars, mais bien les sympathiques Bras Cassés. Ce sont eux qui organisent le concert du samedi et qui nous ont trouvé celui du vendredi soir sur la route. Trop forts, comme dirait ma fille. On fait également connaissance avec les patrons du Ganesh, en l’occurrence Carl (également batteur des Vilains Clowns) et sa dame. Hormis les affiches de Motorhead et d’Exploited et la sono qui crache Parabellum et les Ramoneurs de Menhirs, le bar est assez classique. Le fond de la salle est libre, alors on y entasse tranquillement nos amplis et les Bras Cassés font une petite balance. Puis, on recommence à papoter en mangeant des la charcutaille (pâté et riaults locaux, vous demanderez à Yann, ils vont en fera des poèmes !) et des lasagnes. Une petite goutte pour faciliter la digestion et les Bras Cassés vont officier. Du bon punk rock chanté en français, façon Sheriff et aussi Perfusés sur certains morceaux (enfin, je trouve). En plus, ils ont le look qui assure ! Leurs supporters les ont suivis et l’ambiance est vraiment agréable.