Vendredi 10 octobre : Fourneaux : Festival des Poules à crêtes : avec Amanit’, Jésus et ses Potes, Edouard Nenez et les Princes de Bretagne
Et voilà, les shows s’enchaînent et chuis à la traîne (répétez cette phrase 10 fois de suite et payez vous une bonne tranche). Et je ne suis même plus capable de compte-renduer en temps et en heure. Rien ne va plus. En plus, j’ai une mémoire de fourmi, donc, pondre un compte-rendu avec 3 semaines de retard tient de la performance olympique. Enfin, je n’en suis pas encore au point de XIII ou de Yann Bop et comme on a une fois de plus passé un bon week-end, je vais tenter de vous faire partager quelques bribes de souvenirs.
Je me souviens déjà qu’on est arrivé super en retard à Fourneaux, mais que les organisateurs étaient vraiment sympas, ils nous avaient attendus et on a pu faire une balance rapide grâce à une sonowoman ultra-efficace. Ca tombe bien car la salle est grande et belle, et la scène aussi, d’ailleurs. Ca mérite donc bien une vraie balance. Ensuite, on apérote, on papote et on dîne en compagnie d’Edgar Menez et ses pinces de Grande Bretagne. Depuis notre dernière rencontre, le gars Edouard (Gloire à lui) a gardé son batteur mais a recruté 3 jeunes trentenaires qui, bien qu’un peu maigrichons, se sont avérés être très sympathiques et également d’excellents musiciens. On a donc passé une bonne soirée. On a très bien mangé et on a bien rigolé.
Quand la musique a commencé, on est allé installer nos stands de bizness dans la salle, histoire de mater les autres groupes confortablement assis sans pour autant passer pour les vieux chnoks aux genoux en vrac que nous sommes pourtant. Amanit’ a eu la lourde tâche de jouer en premier et malgré le peu d’entrain du peu de public, ils s’en sont plutôt bien sortis avec notamment une bonne reprise du Porcherie des Bérurier Noir. Jésus et ses 2 potes ont pris la suite avec un punk californien de fort bonne facture.
On a joué ensuite, vers 23 H, ce qui correspond en gros à l’horaire idéal : pas trop tôt, pas trop tard, public arrivé mais pas trop rébou. Dans ces conditions, on a fait un bon concert, bien aidé par un public présent et enjoué. On a bien profité de la grande scène et j’ai pu poser ma gratte sur les 4 derniers morceaux et sautiller partout comme un Vérole de pacotille. Edouard Nenez est venu gueuler avec nous sur Mayday Mayday car c’est un homme de goût. D’ailleurs, il a pu le prouver en prenant la suite avec ses Binces de Pretagne. A l’instar du pinard qui se bonifie avec l’âge, l’Edouard se punkifie avec le rajeunissement, ce qui n’est pas fait pour nous déplaire. Sur scène, ça assure et ça s’amuse et dans le public aussi. Les nouveaux morceaux dégagent du slip et on s’est copieusement fait pipi dessus sur le slow d’amooouuuur. On est aussi allé gueuler sur Les Punks de 40 ans, car nous sommes des hommes de goût. On a aussi bien aimé les sons stupido-démoniaques du clavier estampillé 1980 avant JC (Jeanmi Cheljarre).
Ensuite, on a fini la soirée autour d’alcools divers avec une poignée d’irréductibles bénévoles, jusqu’à ce que le combat cesse faute de combattant. De toute façon, on était tous dans une grande pièce avec d’un côté une grande tablée avec les boutanches et de l’autre côté des matelas avec des duvets, pour ceux qui ne l’avaient pas oublié !

Gloire à Edouard

Yann Bop et Edouard Nenez en grande discussion
entre notre concert et le sien …

… les mêmes quelques heures plus tard !

(…) Le lendemain du concert de Maillet, réveil tranquille à 13 heures du matin et on profite du beau temps pour se taper une pizza en terrasse. Le grand Luxe. Ensuite, Robert nous emmène visiter la ville et on a même la chance d’assister à l’animation du jour : exposition de grosses cylindrées et Cadillac Eldorado + concert de reprises de Hard rock sur la place de la Poste. Que du bonheur ! C’est donc avec notre dose de tourisme pour le mois qu’on décolle pour Désertines, banlieue de Montluçon. Le festival Contre-attaque a lieu au Stade du Vercher, à l’écart de la ville. Il y a de la place pour faire du bruit sans faire chier personne, pour faire courir les chiens e pour jouer aux boules. Ca tombe, on est armé. Le temps de dire bonjour à tout le monde et on reprend la compétition abandonnée depuis trop longtemps. Enfin, de compétition, il n’y en a pas trop eu, vu qu’avec Lolux, on s’est fait técla par Yann et Charles, ce qui est contraire à toute logique sportive, mathématique, physique et psychologique. Je sais, ça fait beaucoup de -ique, mais pas autant que ceux qu’on a dû avaler, je vous le garantis.
Encore un week-end bopien tip-top ! Concocté de main de maître par la fine équipe d’Allier-nés des Consansgains, même le soleil était au rendez-vous. Après une mâtinée au boulot, on a chopé le matos, on a récupéré Yann chez lui et on est arrivé dans la campagne auvergnate vers 17 H. Le bar est connu pour avoir résisté à la Loi anti-tabac dans les lieux publics. Du coup, à peine arrivé, le patron nous explique qu’on peut fumer à l’intérieur. On préfère quand même descendre une binouze en mangeant des cahouètes et en tapant la belote comme l’autochtone. Après cet intermède ludo-désaltérant, on se fait une petite balance, on discute avec David, notre ancien batteur qu’on n’avait pas vu depuis une paie et on mange une bonne assiette de charcutaille-frites fort bienvenue. Décidément, c’est dure la vie de punk rocker !