Samedi 15 novembre : Bourges : 22 d’Auron avec Skiff et La Souris Déglinguée
Et voilà, encore une étape de franchie dans notre vie de groupe de rock. On a joué avec La Souris Déglinguée. Bon, je sais que le commun de mortel n’en a pas grand-chose à foutre de La Souris, mais pour nous, c’est vachement important. Comme le disait Yann , qui devient poète après son 15ème Ricard : La Souris, c’est dans notre Cœur. Et c’est vrai. On a grandi avec ça et pour être franc, si on s’appelle Brigitte Bop, c’est entre autre parce que la Souris parle beaucoup de bop dans ses chansons. Bref, on est fans de la Souris et on ne va pas commencer à se justifier à nos âges. En plus, c’est un concert organisé par le SCALP, ça permet donc de joindre l’utile à l’agréable.
Pour l’occasion, on a même rembarqué le Gob retraité, lui aussi grand fan de LSD et Jean-Paul aka « le Brise-feuille du 108 », sonoman orléanais, qui serait certainement fan de la Souris s’il n’était pas plus sourd de Beethov’ te Chuck Berry réunis.
Après un voyage sans encombre, on arrive à la salle. A peine sorti du camion, on retrouve Yann et Titou, et Tai-Luc vient nous saluer. Le bonhomme a de la Classe, c’est indéniable. Par contre, il disparaît dès qu’il s’agit de décharger le matos. La Classe … et la ruse ! On retrouve également avec plaisir le reste des SCALPeurs et nos copains de l’Eko n Ko qui gèrent les retours. Comme on n’est pas venu là juste pour se la péter dans le compte-rendu, on se fait une balance rapide et efficace puis on assiste à celle de la Souris qui consiste à jouer toutes les intros des morceaux qui seront joués le soir. Marrant. A la fin, Spirou, sonoman éminemment sympathique et ancien gratteux de Molodoï essaie de faire baisser le volume de l’ampli de Taï-Luc. Marrant aussi car assez inefficace.
Ensuite, avec Charles, on a décidé de changer nos cordes, ce qui est aussi chiant à faire qu’à raconter dans un compte-rendu. Je ne m’attarderais donc pas. Du
coup, on n’a pas participé au débat, mais on n’était pas les seuls. Pour le reste, on a parlé cinéma naze et mangé végétarien avec Igor, ce qui est toujours agréable. On a aussi causé de Jean-Claude, d’Orléans, de rock et même de rock à Orléans avec Taï-Luc. Et il faut bien avouer que ce type dégage quelque chose d’assez indéfinissable. Enfin merde, il est quand même capable, sur scène, de dédier une chanson à son blouson et à sa guitare, sans que personne ne rigole. Un vrai poète. Sans un peu comme quand Baudelaire disait, je cite : La nature est un temps où de vivants piliers, laissent parfois sortir de confuses paroles, l’Homme y passe à travers des forêts de symboles, qui l’observent avec des regards familiers. Il n’y en a pas un qui se foutait de sa gueule. C’est ça la Classe, mec !
Mais parlons un peu de musique. J’ai honteusement raté le 1er groupe qui a pourtant bien chauffé la salle. Ensuite, on a fait un concert « tout à fond dans ta gueule, j’laisse les vannes au vestiaire et j’enchaîne comme une bête », le tout en plein digestion et avec des sun-lights plein le tronche. Yeaaaah ! On n’a pas fait trop de pains. Le Survêt’ment a été expédié (c’est le mot) sans vautrage et a bien fait rire Steph de l’Eko. On a réussi à passer les oidgts dans le zen le havane sur l’oreille 2 nouveaux morceaux : un à nous qui s’appelle « Comme un film de Patrick Dewaere » et une reprise des rats : La fleur au canon. Quand on y pense, ce n’est pas illogique de jouer les Rats avec La Souris ! Hé, hé. D’autant plus que quand on avait joué avec les Rats, on avait fait une reprise de la Souris. Quand on y pense, ça laisse rongeur … heu songeur. Bon j’arrête mes conneries car vous allez finir par croire que je place ici toutes le blagues que je n’ai pas pu placer sur scène à cause qu’on a enchaîné comme des bêtes. Et vous aurez peut-être raison ! A noter que Gob est quand même remonté sur scène pour gueuler Camarade B. et Moi, demain.
La Souris Déglinguée a pris la suite et de fort belle façon. Un bon concert. Avec des morceaux d’un peu tous les disques mais un prédilection quand même pour le 1er album et ses titres qui transcendent autant les punks de 15 ans que les skins de 40. C’est beau, c’est propre. Les tubes s’enchaînent et les esprits ne s’échauffent. Certains le regretteront peut-être. Pas moi. Trop jeune dans les 80s, plus très intéressé dans les 90s, c’était mon 1er concert de La Souris et c’était très bien. Merci Titou.
Ensuite, on a papoté avec pas mal de plus ou moins vieilles connaissances et on a finit par abandonner les berrichons à leur sort. Sur le chemin du retour, Jean-Paul nous a fait son compte-rendu, Charles a roupillé et j’ai ramené la troupe en écoutant le dernier album de Diego Pallavas 3 fois de suite. Et ça aussi, c’était très bien.

Arrivée à la rumeur sous le crachin – bar culturel des faubourgs de Lille – vers 20h00. Les fumiers from Valencienne sont arrivés les premiers avec dömy de Sans Ouates suivis par les Cambrésiens de M26-7 avec de nombreuses munitions transformant rapidement le bar mais aussi la rue en une jolie colonie de vacances … Les fumiers démarrent les hostilités musicales devant un public de potes. J’ai bien aimé leur tube ou plutôt leur hymne : « mets d’la bière dans ta vie si tu veux qu’elle pétille, mets d’la bière dans ta vie mais pisse pas dans ton lit, débouches-y donc eune tiotte canette » Après un petit changement de backline, les M26-7 font un set en odorama pour cause de problème d’égout dans le troquet : Popol 2, Réveil Difficile, Objection, United States… Pas de nouveaux morceaux : pas grave comme
ça on peut chanter les paroles. Vla ensuite notre tour de faire les intéressants… faut avouer qu’on est un peu chaud car l’apéro a démarré depuis quelques heures déjà : tant mieux le public aussi ! Tout ça donne lieu à un joyeux concert avec joyeux pogo et micro qui vole, sono qui tombe, ampli qui tombe, guitariste qui tombe sur la batterie (si si …), tirez pas sur l’photographe ! Bref, ça ressemble à un concert de punk rock mais on a rien cassé à part deux ou trois tympans. Fin de soirée dans le respect du protocole : démontage, bière, rangement, bière, casse-croûte, bière, tazonage, bière et en voiture direction la maison de Fanou à deux pas qui nous réserve un chouette accueil digne de l’ambassadeur et ses chocolats, bière, vidéo, bière, dodo.
Samedi touristique : fait beau alors après le petit déj, on va visiter le centre de Lille. C’est beau, c’est grand, c’est coss-mo-po-lite, alors on fait des photos, on mange des moules frites et on achète des cartes postales de Pierre Mauroy en maillot de bain qui fait du surf. Une fois la balade terminée, décollage direction le pays de Cambrai par la route touristique : usine Renault Douai, champs de betteraves, d’oignons, de pommes de terre, Hôtel formule 1 de Fontaine notre Dame….
Arrivée au bar le garage (anciennement le premy pour les puristes) à cambrai accueilli par l’asso rockfort. Bon ça a changé depuis la dernière fois maintenant ça ressemble à un bar rock : y’a même une sono, des backstages et une asso qui fait plein de concerts ! Les M26-7 sont en forme : en particulier Gromil, David et son pote supporter Lensois (l’homme du match) qui nous font leur show avec l’accent local non sous-titré. Autant dire qu’on comprend pas tout mais on se pisse dessus et on tente de retenir deux ou trois expressions …
La température et l’ambiance montent progressivement mais sûrement dans le garage. C’est alors que je profite d’une chorégraphie approximative pour faire tomber lamentablement mon ampli sur le sol … sans rien casser finalement ! «C’est passé à deux doigts» comme dirait Sébastien Loeb ou Jean Claude Dusse, je sais plus. Ça repart comme en 14 avec une fin de set bien rock’n roll en tout cas … Place ensuite aux régionaux de l’étape M26-7, qui font monter la température encore de quelques degrés. Max est obligé d’arroser le public avec sa bière… (nooon pas le stand !) pour rafraîchir les furieux. Grosse ambiance, rappel, ho ho ho, popol !! Nico nous invite à faire deux trois morceaux dont Lepers et d’autres chansons à boire (….heuuu non à texte) pour terminer le show.
















Après avoir été bien accueilli par le sympathique patron des lieux, on a ludico-glandouillé sévère : déshaltérage, bavardages, matage de match d rugby, retrouvailles avec les Vodka Mitch, parties de pétanque, de billard, de fléchettes, retrouvailles avec les Pogomarto. On a aussi dû faire une petite balance, mais je n’en suis pas sûr. Par contre, après ça, on s’est tapé une bonne cloche et ça je m’en souviens bien.







