Actualités, Concerts 2014

Samedi 6 septembre : Melreux avec Jabul Gorba, Brassens not dead, Toxic Waste, Les Slugs, Rising Sparks, Les résidus, One Hour, Poules, Moutons & Cow

Le patatodrome vu de dehors

Et c’est parti pour le concert de la rentrée. Direction la Belgique, et sans passer par Paris, ce qui est encore mieux. On aime bien la Belgique parce que c’est plein de belges et que les belges sont sympas. Bon, politiquement, ils n’ont pas trop de gouvernement, mais quand on voit la gueule du nôtre, on se dit qu’on serait peut-être mieux sans. Enfin, le plus important, dans ces moments-là, c’est surtout d’avoir un camion, parce que c’est pas la porte à côté. Pour en profiter un max, on décolle assez tôt et on s’envoie le casse-dalle jambon pâté dans le camion, sans faire de pause. Du coup, on arrive sur place vers 17 H. A peine le temps de se demander où se trouve le concert dans Melreux, qu’on est pris en charge par les sympathiques Slugs, qui nous guident jusqu’au Patatodrome, usine à patate transformée en salle de concert pour la cause du Saint rock n’ roll.
Une bière de bienvenue, on décharge rapidos le matos et on peut profiter du groupe qui est sur scène : One hour. Un duo guitare-batterie-chant qui manie efficacement humour et punk-rock. Vous vous en doutez, il ne m’en faut pas plus et je kiffe grave le bouzin (tiens, j’ai 12 ans ?!?).

2 Bops presque ready

Viennent ensuite Les résidus. Du rock déjanté de Guéméné-Penfao (non, ce n’est pas un nouveau style, c’est leur ville d’origine. C’est dans le 44). Normalement, leur bassiste, c’est notre vieux pote Joël de La Boulaie, mais il vient de les abandonner lâchement. Donc, on dit plein de mal de lui avec eux, mais on regrette tous son absence. Sur scène, les Résidus portent des déguisements à base de fausses bananes (la coiffure), de soutif (le vêtement féminin), de casque (le truc des motards et des cosmonautes) et de bite (l’organe génital). Et musicalement, c’est à peu près pareil, donc, c’est cool. Chelou et barré, mais cool.
Chelou aussi, c’est le groupe d’après. Rising Sparks. Comment vous dire. Ce sont de petits jeunes qui donnent l’impression d’avoir pris des cours de rock et qui passaient leur examen. Bon, je dis rock parce qui il y a des guitares, une basse et une batterie et que je suis gentil, mais ce n’est pas vraiment mon style de rock. C’est plutôt un machin rythmé mais lisse, grand public. Je n’ai jamais écouté Superbus, mais ça doit sûrement ressembler à ça. En tout cas, dans le genre, ils ont obtenu haut la main leur diplôme, ce qui devrait leur permettre de jouer au bal de fin d’année de leur école de commerce.

Brassens never died

Retour au bon vieux punk-rock qui nous fait triper, avec Les Slugs. Simple, drôle, décontracté, engagé, efficace, intelligent. Je pourrais écouter ça pendant des heures. A tel point que je me demande comment je peux faire 10 lignes sur Rising Sparks et 3 sur Les Slugs. J’en parlerais à mon psy si j’en avais un, mais je n’en ai pas. Donc je demanderais à Carlito Bop ce qu’il en pense la prochaine fois que je le verrais, je suis sûr qu’il saura m’aider.
Bon, ensuite, c’est nous. On a fait petit concert pas trop mal. Attaque par Tommy Gun pour rameuter les (petites) foules. Les derniers morceaux passent bien et on place même une nouveauté : C’est cliché, private joke clin d’œil à nos potes des Garage Lopez.
Les nordistes de Toxic Waste prennent la suite pour un bon set carré comme d’hab’ qui fait mouche sur la poignée de pogoteurs.
La même pour les Brassens not dead, mais après un quart d’heure de blagues de l’animateur à la Kon. J’aime bien Brassens, j’aime bien les trucs kon et j’aime bien le guitariste solo qui tripote bien le manche et qui se marre tout le temps. Donc, globalement, vous l’aurez compris, j’aime bien Brassens not dead.
Pour finir, Jabul Gorba a réussi à faire danser les quelques survivants de ce concert-marathon avec son festivo-slave de fort bonne facture.
Ensuite, chacun à vaquer à ses occupations, mais globalement, ça a consisté à papoter, boire des bières, ranger le matos, se tenir à des grilles, pour finalement s’arracher vers 4 h 30, direction chez Didier, le boss du Melrock, pour l’after pour les très courageux et le dodo pour les suffisamment courageux pour essayer de dormir malgré le boucan de l’after.
Le lendemain, on a émergé un peu avant midi, pris un bon café-croissant et des cours de belge (saviez-vous qu’en Belgique, on dit une prout ?) en racontant des conneries avec plein de gens sympas. Puis, on a décaré pour passer une après-midi sous le soleil et sur l’autoroute. Ca fait chaud, mais moins que le contraire.
En tout cas, après avoir passé tout ce temps entre des toulousains et des belges, on ose à peine parler entre nous tellement notre manque d’accent nous parait fade. D’ailleurs, c’est sûrement pour ça que la moitié du groupe a préféré faire tout le retour silencieusement, en roupillant à l’arrière.

B Bop back from Belgik

 

Actualités, Concerts 2014

Samedi 14 juin : Suilly La Tour : La bonne excuse, La Fange, Melissa et Michel

 

2 Bop, 3 bières et des mamies gâteaux

On a la chance d’avoir une poignée de potes à qui ont dit Oui dès qu’ils nous demandent de venir jouer, quelques soient les conditions, parce qu’on sait que ça va être bien. C’est le cas des garennes d’Akoufene Asso, les keupons de Châtillon sur Loire. Donc, quand Benji nous a proposé de participer à un concert de soutien dans la Nièvre pour une petite fille atteinte de la maladie de l’homme de Pierre, on a dit Twingo … heu, non … Bingo !

Sur ce coup-là, je ne vous cacherais qu’on s’est parfois demandé si on avait bien fait. Par exemple, quand on a nous dit qu’on jouerait à 0 H 45. Ou quand on nous a demandé de venir faire la balance à 15 H. Ou quand on est arrivé vers 19 H (après avoir poliment décliné la balance à 15 H) et qu’on a constaté qu’il s’agissait d’une fête de village et que la sono venait de cramer pendant les balances.

Mais au final, tout c’est super bien passé et ça confirme qu’on a eu raison de venir.

La Fange

Le voyage par les routes départementales à travers la Sologne, le Berry et le Sancerrois sur fond de Sex Pistols fût de toute beauté. L’arrivée fleurait effectivement bon la fête de village bon enfant et néanmoins intergénérationnelle dans la cour de la salle des fêtes avec à boire, à manger, des mamies qui vendaient des gâteaux fait maison, du chamboule-tout et des jeux pour les gosses, et à l’arrière, dans le champ, l’espace concert avec une chouette scène devant une reproduction fidèle du Mur des lamentations et une sono en cours de redémarrage. Pas mal de monde et tous ont l’air content d’être là, donc, nous aussi. L’ami Benji a participé à l’installation toute la journée sous le cagna, il est donc logiquement rouge comme une tomate.

Le climat et l’horaire étant particulièrement propices à l’apérotage, on s’y adonne calmement et on casse même une bonne petite graine en faisant des blagues de mauvais goût avec la fine équipe de la Bonne Excuse quand Yann nous rejoint.

Benji La Bonne Excuse

Côté musique, ça commence à l’heure (ce qui est rassurant quand on sait qu’on joue tard et qu’il y a 5 groupes avant nous) avec un couple qui fait du blues-groove-gospel idéal pour l’apéro. Ensuite, 4 guitaristes manouches ont balancé en 3/4 d’heure au moins 10 fois plus de notes que nous en 20 ans de carrière. J’aime autant vous dire que ça tripotait sec.

La nuit commence à tomber sur la campagne nivernaise quand le taux de décibels monte d’un cran avec les berrichons de La Fange qui font dans le rock / rap mâtiné d’electro. Le public est chaud et répond à l’appel du rock et ça chauffe encore plus avec le ska festif de La Bonne Excuse. Bonne humeur, bonne ambiance et jumps à tout va malgré l’heure qui avance. Quant aux fûts de bière, les prévisions de consommation sont déjà dépassées depuis 20 H 30 !

Les survivants sont assez nombreux et bien motivés quand on monte sur scène pour clôturer cette chouette fiesta de la bonne cause. Le son sur scène et dans la fosse est nickel grâce au sonoman de la Bonne excuse et le concert se passe bien. Mention spéciale au boogie-woogie et à Camarade B. avec une dédicace pleine de fiel envers l’ignoble compil commercialo-putassière de reprises de Renaud par la fiente du show bizness variétoche et on termine le rappel en douceur avec Bankrobber. Bonne nuit les petits.

On remballe le matos, on mange un morceau et on boit un dernier godet en papotant à droite à gauche puis on rentre au bercail avec le jour qui se lève. C’est beau, on dirait une chanson de Jean-Louis Aubert.

Réclame
Bourgogne by Night

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