Actualités, Concerts 2013

Vendredi 4 octobre : Morthomiers avec Spaghetti Incident et RNCS

C’est désormais de notoriété publique dans tout l’Est berrichon, Brigitte Bop est citoyenne d’honneur de la commune de Morthomiers, depuis qu’elle lui a offert la renommée mondiale qu’elle méritait à travers le tube inter-planétaire Highway to punk (disponible en téléchargement légal sur Bandcamp). C’est également ce qui nous a permis de participer au Festival fort justement appelé L’automne de Morthomiers. Car oui, le déluge pré-apocalyptique digne d’une Fête de l’Huma annoncé par la talentueux Joël Colado (du fameux Coladococoshow) fût bien au rendez-vous. Fort heureusement, le concert du soir a lieu dans la salle des fêtes. Seule la buvette était à l’extérieur, mais ça n’a nullement refroidi les ardeurs assoiffées des berrichons, qui en ont vu d’autres. Pour notre part, on s’est quand même cogné la voyage, le déchargement et le rechargement sous la flotte. C’était un peu chaud, très sale et beaucoup humide, comme disent les psychos.
Ce déchaînement de la Nature n’a pourtant pas altéré le sens de l’organisation des punks rockers et c’est dans une belle harmonie que nous sommes arrivés dans la place en même temps que Yann Bop et les RNCS. Trop la Classe ! On laisse les Spaghetti Incident finir leur balance entre les mains alertes de Stephal de l’Eko N’ Ko et on teste la bière locale, servie de main de maître par l’inénarrable ami Piet. Puis, après le déchargement rapide et mouillé pré-cité, on casse une bonne graine toujours salvatrice.

Spaghetti Incident
RNCS

Le public courageux du vendredi soir est au rendez-vous et les Spaghetti ouvrent le bal. La sauce (bolognaise, évidemment) prend de suite, dans une ambiance qui reste « Vendredi soir en zone inondable ». L’énervement et le niveau sonore monte d’un cran avec les RNCS. Nonobstant les blagounettes pourtant fort à propos de Saïd RNCS, le show est globalement « dans ta face », comme d’hab’. Même si l’équilibre « toutafond » et « presquemidtempo » rend l’ensemble digeste pour le non-fan de Zeke, assez présents dans ces contrées berruyères, il faut bien l’avouer.
Après une faille dans l’espace-temps assez longue mais rendue supportable par la vente de badges aux mineurs et les discussions avec Titou SCALP 18 et les duettistes du crew Akoufene, on a enfin investi la scène à une heure bien avancée de la soirée. C’est pas grave, comme d’habitude dans ces cas, il ne reste que les braves qui le méritent et les gens de l’asso qui n’ont pas le choix, mais qui peuvent enfin profiter un peu du concert après 5 heures à tirer des binouzes pour les tiseurs (nettement plus nombreux que les fans de Zeke).

B Bop normale

Comme pour les potos, le son est nickel grâce aux copains de l’Eko. La scène est de bonne taille. Jean-Luc R. est dans la place pour immortaliser l’instant.  Alors on s’amuse bien et on en rajoute un max, notamment avec un « Les maudits du rock » aussi imprévu que sauvage, malgré les tee-shirts oranges des membres de l’asso qu’on a été obligé de porter sur scène, tellement qu’on s’est moqué pendant tout le concert.
Après ça, on a disserté sur l’efficacité de nos affiches respectives avec les RNCS, tout en faisant semblant d’essayer de vendre des tee-shirts à un public qui avait quitté la place depuis belle lurette, tout en buvant des bières dans des gobelets avec nos noms (enfin, ceux des groupes surtout) dessus. Ca va bien se marier avec les sets de table de Quimperlé !

Bizness et esthétisme

Vers 4 heures, on arrive à trouver un fond de courage pour remballer le matos (sous la pluie, mais je l’ai déjà dit. Vous suivez oui ou merde?) et décarrer chez Yann Bop pour une courte nuit.
C’est bien les concerts du vendredi soir, ça permet de passer pour une grosse loque tout le week-end devant ses gamins. Vive le rock !

B Bop orange

 


Les maudits du rock en orange, filmé par Jean-Luc R. Merci à lui.

Actualités, Concerts 2013

On ze road

La fin du mois est pour demain :
– Jeudi 31 octobre : Saint Aubin de Baubigné : GRAIL FEST : LES CLACHE avec Skorsohub’HVB, Viktims
– Vendredi 1er novembre : Bourges : BAR LE SAINT BONNET : B BOP  + LES CLACHE
– Samedi 2 novembre : Guéret : BAR LE GUET-APENS : B BOP  + LES CLACHE
– vendredi 8 novembre : Puy l’Evêque : PUB L’ASTROLABE : B BOP
– samedi 9 novembre : Mont de Marsan : CAFZIC IS STILL BURNING : LES CLACHE avec Les Boulenvrac, Flying Over, Cannibal Mosquitos

Actualités, Concerts 2013

Samedi 14 septembre : la Courneuve : Fête de l’Humanité – Stand du Loiret

Et c’est reparti ! 4ème concert en 8 jours ! On n’a jamais vu ça, nous. Enfin, on ne va pas se plaindre, si on fait ça, c’est parce que ça nous plait ! Parce que ça nous plaît !

Nous v’là donc à nouveau  sur la route, mais sans matos et donc sans camion mais sous la pluie. Ben oui, on va jouer à la fête de l’Huma, et c’est super galère pour le matos car on ne peut plus rentrer avec le camion, comme au XXème siècle. Donc, on s’est arrangé avec le Colonnel Parcoeur, notre manager spécial PCF option grand braquet, qui nous a emmené et géré le matos sur place. Du coup, on n’a pas à se fader le triptyque du Diable : chargement / déchargement / installation et c’est plutôt agréable. Surtout qu’on déboule avec pas mal de retard, because 3 heures et demi pour faire Orléans / La Courneuve, résultat logique de l’équation : Samedi après-midi + Fête de l’Huma + techno parade + pas de train Orléan /Paris, multiplié par averses incessantes, divisé par blaireaux au volant au carré.

On arrive ... doucement

Après ces quelques (longs) moments de bonheur routier, on a à peine le temps de se garer à 2 bornes, de se cogner ces 2 bornes à pinces sous la pluie, de croiser Besancenot qui rentrait chez lui, d’arriver dans la place, de saluer tout le monde, de descendre un Pastis, de caler les cymbales, d’accorder les guitares et de négocier avec les sympathiques communistes du stand d’en face, qui souhaitent péniblement finir leur débat sans avoir à subir les larsens du stand du Loiret et les chants traditionnels du stand des Kurdes voisins (raté !), et on attaque avec une présentation honteusement pompée à Pierre Desproges, période Tribunal des Flagrants délire et un « Bonsoir, ce soir vous avez de la chance, on est les Quilapayun », qui a dû rappeler des souvenirs à plus d’un fils de militant communiste.

14 ans qu’on n’avait pas joué à la Fête de l‘Huma, alors forcément, on est un peu excité et ce n’est pas la fuckin’ flotte capitalo-droito-impérialiste qui va nous calmer, au contraire. Soutenus de toutes parts par les Mad Teens, les Dead Boobs, Drunk Gasté, un skin marseillais camouflé et très énervé, quelques rockers banlieusards, des militants et des enfants, on enchaine, on rit, on gueule, on saute, à tel point que Carlito a failli y rester (parquet mouillé, pelle assurée), car oui, rappelez-vous, ce samedi 14 septembre 2013, il a flotté toute la journée !!! C’est bien simple, c’était plus la fête du Luma que la Fête de l’Huma (copyright Carlito Bop). Tout ça en surveillant du coin de l’oeil le skin camouflé et énervé précité, mais tout s’est bien passé. Retard oblige et même en grapillant un petit peu, on doit virer pas mal de morceaux pour respecter l’horaire, mais ce n’est pas grave, à l’instar des Jeux Olympiques et des partouzes chez la maîtresse du Sous-Préfet, à la Fête de l’Huma, l’important, c’est de participer.

Lolux est prêt

Après avoir apporté notre pierre musicale à l’édifice d’un avenir plus égal pour tous grâce à l’idéal internationalo-marxo-communiste, on s’est rafraichi le gosier avec des bulles au houblon (toute cette flotte, ça donne soif), on a papoté, on a maté l’excellent Beatboxer blésois Marwan et on est allé savourer les potos des Dead Boobs sur le stand des JC parigots, qui se sont demandés ce qu’ils avaient bien pu faire à Lénine et Marx pour avoir à supporter ces énergumènes gueulards et sautillants qui se roulent dans l’herbe humide, bondissent sur le congélo et grimpent sur les épaules du public. Et en plus, ils mélangent syndicalisme et charcuterie. Bah non, c’est comme politique et partouze, ça ne se mélange pas ! En tout cas, nous, on a passé un bon moment.

Les Dead Boobs

De retour au stand du Loiret, on a retrouvé avec plaisir les copains nordistes de la Division Nada, qui ont joué dans l’après-midi sur la (belle) scène du Nord et qu’on a raté pour cause d’embouteillage, venu nous faire un petit coucou.

Quelques bières et un steak haché frites plus tard, on arrive à s’arracher de cette chaude bien qu’humide ambiance festive, militante et déjà copieusement pochtronnée. Retour à la caisse à pingos sur fond de -M- les mains dans le poches mais la capuche sur la tête. Retour au bercail sur fond d’Exploited pour garder les yeux ouverts. See you les cocos. Rendez-vous en 2027.

 

Pour revivre tout ça bien au sec, les vidéos de Pat Spaceoktopus :

Actualités, Concerts 2013

Mardi 10 septembre : Orléans : L’Infrared avec Sonny Vincent

A peine rentrés de Bretagne dans les faits et pas vraiment dans la tête, qu’on se retrouve à nouveau devant un bar à sortir les amplis du camion pour les installer dans une cave. Pas de voyage vu qu’on joue à domicile. Rencard à 18 H 30 à l’Infrared, où Ptit Luc, le Dr House de la scène underground orléanaise, nous a invité à partager l’affiche avec Sonny Vincent, légende vivante (et bien vivante) du punk rock US 77, en pleine tournée mondiale et qui déboule un mardi soir à Orléans, entre un show à Strasbourg la veille et la Miroiterie le lendemain. Appelez moi le tourneur, que je lui cause un peu géographie …

Sonny Vincent à l’Infrared

Enfin, l’Infrared + un fucking groupe ricain + nous encore tout chauds de notre week-end BZHien, la soirée s’annonce plutôt bien.
Après une balance rapide, on se fait une interview / discussion dans le cul du Vitolux pour un web documentaire sur le rock à Orléans. On cause Club de Lettres, Carreau des Halles et Salle du Baron, donc ça fait remonter plein de bons souvenirs. Ca devrait sortir courant 2014. A suivre.

Le temps d’engouffrer une pizza en ratant le show acoustique du chanteur de Burn in Hell et il est l’heure d’envoyer le bouzin ! « Bonsoir, ce soir, vous avez de la chance, on s’appelle Komintern Sect »  et le public remplit rapidement la salle. C’est bien simple, il ne manquait que l’Akoufene crew ! On enchaîne la 1ère moitié du set comme des forcenés et on laisse ensuite un peu de place aux blagounettes de bon goût (featuring Mr Aimable). Fidèle au poste, Gob nous rejoint pour un Mayday approximatif et un Camarade Bourgeois énervé comme un militant socialiste un soir d’élections municipales. Non, j’déconne. Ca rigole et ça s’agite autant sur scène que dans le public et une fois de plus à l’Infrared, tout le monde est content d’être là. Le rappel en mode « Clache » fait son petit effet et après un Guns of Brixton bombardier qui nous laisse sur les rotules, Ptit Luc nous oblige à remettre une 3ème couche. Ouch ! Allez, va pour Rudie can’t fail et Bankrobber. Tchao tout le monde, on vous laisse avec Francky Vincent. Oui, je sais, c’est con, mais je n’ai pas résisté.

Tout de noir vêtu et pas pédant, malgré un CV long comme un manche de Rickenbacker, le vieux Sonny (60 piges au compteur) a balancé du gros son punk rock. Les jeunôts qui l’accompagnent ont aussi mouillé la chemise, mention spéciale au maraveur de cymbales sosie de Lou Diamond Philips dans la Bamba. Un putain de concert de rock n’ roll. Le public, nombreux pour un mardi soir, en a pris plein la gueule et il avait l’air d’aimer ça.

Tout cela s’est finit de façon ultra traditionnelle, pour ne pas dire traditionaliste : bavardages en tous genres, vendage de badges, rechargeage du camion avec option remontage d’escalier-putain-que-c’est-lourd et finissage avec la tournée du patron avec Jean-Luc Jostone et Marcus l’indus.
Comme dit l’ami communiste qui nous emmène à la fête de l’Huma dans 4 jours : A Orléans, y a pas la mer, mais heureusement, y a l’Infrared !

Sonny Vincent
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