Samedi 7 juin : Orléans : Fête du combat syndical CNT : avec TNT Punk
Ami lecto-internaute, toutes mes excuses. Une activité professionnelle et familiale chargée, ajoutée à mn incorrigible fainéantise et au retour tant attendu des beaux jours ont mis à mal ma réactivité compte-renduesque. C’est donc avec de 2 semaines de retard que je ponds ma prose, bien que je sois toujours prompt à la pose ! Et oui je suis en retard mais je contre-pète dès l’intro ! Et comme en plus, j’ai une mémoire de fourmi hydrocéphale, ça risque d’être aussi rapide qu’incomplet. Mais comme dit mon amie Dora après avoir abusé du It’s alive des Ramones : Allons-y Let’s go ! C’est parti les amis.
J’ai retrouvé Lolux au local de répé des RNCS, où on avait intelligemment laissé notre matos la semaine dernière. On a chargé le matos, bu un coup et papoté juste ce qu’il faut pour nous mettre en retard et on a courageusement traversé Orléans et la Loire pour rejoindre la salle Paul Gauguin. Rassurez-vous, il y a des ponts pour ça, mais ce fût apparemment un obstacle pour la quasi-totalité des 42 personnes qui constituent habituellement notre public orléanais. Tant pis pour eux. Sur place, on retrouve Charles et les TNT Punk accompagnés de notre copine K’role de Montar. Tout ce beau monde est dehors car la salle, transformée pour l’occasion en bastion de l’anarcho-syndicalisme, est occupée par la projection d’un film sur la lutte sociale des paysans libertaires dans la Bosnie-Herzégovine du 20ème siècle. Non, je déconne, je ne suis même par rentré pour voir le film mais c’était sûrement très bien. Yann nous rejoint peu de temps après, après avoir tourné pendant 20 minutes dans les alentours, malgré le
drapeau rouge et noir qui décore le portail et qui a permis à tous les autres de trouver la salle du 1er coup.
A partir de là, on a discuté tranquillos en buvant de la Kro en boîte. Coooool, comme dirait ma fille. Ensuite, on a dû installer le matos. Les TNT Punk ont fait une petite balance. On a attendu le public et comme il n’arrivait pas, ils ont commencé. Ils ont d’ailleurs bien fait car le public n’est jamais venu. En effet, à part les camarades libertaires organisateurs, une poignée de potes et 2-3 inconnus, on n’a pas vu grand monde … et réciproquement. Malgré ça, ce fût un concert bien sympa. Les TNT Punk ont assuré et enchaîné comme s’ils jouaient dans un Zénith plein à ras bord. Encore un petit groupe qui mérite vraiment d’être découvert. Les compos, bien qu’un peu longues, sont tubesques à souhait, les reprises de Lorie et Le Lion est mort sont délicieusement stupides et leur bonne humeur particulièrement communicative. A part leur reprise instrumentalo-bancale d’un morceau de Boris et le Pérestroïkids (combo étudiant bien connu des habitués du Relais des bons vivants de Lorcy, dans lequel je jouais de la gratte et Saïd RNCS de la basse) que je n’ai même pas réussi à reconnaître, tout était vraiment bien. Mais trêve de compliments, sinon Silver (basse-chant du TNT Punk) va encore chercher à mettre à mal mon hétérosexualité psychorigide lors de notre prochaine rencontre.
De notre côté, malgré une salle vide, un son ripou et un éclairage au néon, on a plutôt passé un bon moment. On n’a pas trop mal joué, on a bien déconné mais pas trop, on était à l’aise et dans une bonne osmose. Lolux était à fond, Charles en pleine forme, Yann souriait (c’est dire !) et j’étais bien content d’être au milieu de tout ça. Pour ce 3ème concert, on commence à trouver nos marques dans cette formation à 4 et c’est agréable d’avoir à se renouveler : nouveaux chants, nouveaux chœurs, nouveaux jeux de scène, nouvelles positions (en tout bien, tout honneur). Je crois qu’on a même fait nos rappels.
Et pour clôturer le tout, on a fini de jouer vers 22 H 30, on a plié, remercié les organisateurs en s’assurant mutuellement qu’il y aura plus de monde l’année prochaine et, telle Cendrillon et les petits jeunes de Mouzay la semaine dernière, j’étais au bercail à minuit. C’est tellement bon qu’on a pris la décision de ne plus jouer que de 10 heures à 11 heures et à moins de 20 Km de chez nous. Vive le rock de proximité, vive la lutte sociale et vive le combat syndical !

matos mais on ne fait pas de balance. Avantage de jouer dans une brasserie : on a droit à un vrai repas chaud et même un dessert. Pendant ce temps, le public commence à arriver, dont quelques têtes connues : Zéric Trauma en double galante compagnie, K’role de Montar et quelques jeunes (et moins jeunes) amis, le chanteur de Splatch et quelques vieux rockers locaux.
on a joué notre dernier morceau « Ton survêt’ ment » correctement du 1er coup. La veille, on était parti trop lentement, mais heureusement, Lolux a pété une baguette et on a pu le reprendre à un tempo digne de ce nom. On a bien essayé de faire croire au public qu’on l’avait fait exprès, mais personne ne nous a cru.
Ca y est, c’est parti. Avec seulement 2 répét’ dans les pattes et forcément un peu d’appréhension, on attaque les concerts à 4, sans Gob. Pour l’occas’, on a rappelé l’ami Tonio qui a réussi à nous incruster avec 2 groupes locaux dans son Resto Rock à Mouzay, petite bourgade de la campagne tourangelle qui s’éveille au chant du coq et s’endort aux cris du punk rock show. Même
Le 2ème groupe fait du punk à cuivres, avec un peu de ska dedans. Ca m’a rappelé Golpe de Estado. Ils n’ont malheureusement pas réussi à remuer le public très « vendredi soir » et dont un bon paquet est parti pendant leur set, à minuit, façon Cendrillon.
Concert exceptionnel ce samedi à Orléans et pas seulement à cause du retour tant attendu du soleil et de la chaleur, ni parce que c’était notre 1er concert au Metallic, dernier bastion local du rock bruyant, ni même parce qu’on partage l’affiche avec 2 groupes 100 % berrichon canal 36. Non, l’évènement est interne au groupe puisqu’il s’agit du dernier concert de Gob pour cause de retraite, les 41 … pardon 14 annuités étant atteintes. Pour la peine, on a révisé quelques vieilleries, mais n’allons pas plus vite que la musique (ça nous arrive suffisamment souvent sur scène) et reprenons les hcoses où nous les avions laissées, c’est-à-dire juste avant le début ! On déboule les uns après les autres comme prévu au rade entre 18 H 30 et 19 H. Les Vodka Mitch et Alkatraz Bakounine sont là depuis peu et ont préféré nous attendre pour décharger le matos et surtout l’emmener dans la cave, accessible périlleusement après environ 14 kilomètres de couloirs, escaliers et autres pièges médiévaux. Notre réputation de sportifs de haut niveau nous a précédé alors on s’y colle, en pensant avec désespoir qu’après le concert, il faudra tout refaire dans l’autre sens ! Motivés, motivés, comme disent les toulousaings. Quand tout est en bas, on laisse les berrichons s’installer et balancer et on va papoter avec les copains qui passent ou qui s’arrêtent. C’est ça que j’aime bien quand on joue à la maison, je peux venir au concert en vélo et on retrouve plein de potes et potesses, dont la fine fleur de l’intelligentsia punk rock du Loiret (Alard H, TNT Punk, Rem sans ses Courbarians, K’rol la Kaliboutcho queen, P’tit Luc …) et quelques exilés (les Pogomarto, venus négocier avec not’ beau Zéric la sortie de leur futur album chez Trauma social (je n’ai pas tout suivi de la discussion, mais je pense que c’est en bonne voie. Ca lui permettra de renflouer le déficit de notre 45 tours. Bien joué Grand Z !). Ab Fab du bonheur et Titou et Madame ont aussi fait le voyage). Malheureusement, ce samedi à l’Astro, il y a aussi la fameuse soirée Bougaloo organisée par les filles de l’Agence Snake Bike, ce qui fait que pas mal de veilles connaissances ont plutôt choisi d’aller twister alors que les conjoints des Snakeuses faisaient baby sitting. On a quand même réussi à rameuter une soixantaine de vauriens de tous âges, ce qui correspond plus ou moins à la contenance de la cave du Metallic.
boite à rythme. Ca fleure bon le Banlieue Rouge du début. C’est simple, bien joué, engagé, bien punk, un peu rock n’ roll, bref, c’est que du bonheur. Le genre de groupe qui te redonne presque espoir dans la jeunesse ! Un peu moins jeune mais tout aussi vigoureux, Vodka Mitch a balancé son rock énervé. Et c’est vraiment ça Vodka Mitch, du rock énervé avec du bon esprit, de la bonne humeur, de la sueur, de la gentillesse … mais énervé quand même. Un set carré et efficace et une reprise de Tokyo Yaki des Wampas en rappel. Finalement, notre tour arrive. L’absence de fumée et un ventilateur salvateur rendent l’atmosphère vivable et c’est tant mieux. On arrive tant bien que mal à tous trouver une place sur la petite scène et on attaque ce dernier pogo à Orléans sur une reprise de Rien n’a changé de la Souris Déglinguée (sorte de cigarette du condamné de Gob). La suite est assez classique, avec quand même les 4 morceaux du 45 tours à venir, dont un massacre en règle de « Ton survet’ ment ». Pour sa dernière, Gob se paie la plupart des présentations de morceaux, dont un moment d’anthologie sur Clémentine Mécanique avec une parabole rhétorique (je crois que ce concept n’existe pas mais je trouve que ça sonne bien) entre Rachida Dati et Stanley Kubrick. Le public est chaud comme la braise et déboule régulièrement de façon aussi approximative qu’imprévue sur scène. C’est chaud pour nos chicos et ça mérite une attention de tous les instants. On arrive quand même à enchaîner, Gob fait son discours d’adieu sur 2 heures moins quart et on a droit à un vrai rappel (« Allez, jouez, bande d’enculés ! ») ce qui nous permet de jouer Julien Lepers (ce qui n’a pas du rajeunir not’ Zéric car il fut un temps où il montrait son fondement à chaque fois qu’on jouait ce morceau dont le refrain scande avec beaucoup de finesse « Allez Julien montre-nous tes fesses, allez Julien montre-nous ton cul !) et les Maudits du rock. Merci bonsoir.
Ensuite ? Et bien, comme d’hab’, on a papoté, rangé et papoté. J’ai laissé Gob aux bons soins de Lolux et du patron du Metallic derrière le rideau de fer vers 3 heures du mat’ et les seules nouvelles que j’ai eu depuis, c’est un mel de Lolux pour demander qu’on aille chercher son siège de batterie au Metallic. J’espère que ce n’était pas une sorte de code bizarre.