Jeudi 21 juin : Orléans : fête de la musique : Bar le Vieux Marché
Notre première fête de la musique de l’ère After ze Carreau des Halles, notre bar d’accueil habituel pour cet évènement néo-Jacklangien. Devenu bar à cocktail, le dit-rade a préféré miser sur une ambiance dance floor sucrée. C’est en tout cas ce que m’ont raconté ceux qu ont osé transgresser la nostalgie en passant sur les lieux en ce premier jour de l’été. Et nonobstant leur état d’ébriété et le fait qu’ils mangeaient des saucisses frites à 22 H 56, je les crois.
C’est donc fort logiquement, les connaisseurs en géographie orléanaise houblonnée vous le confirmeront, que nous nous sommes retrouvés au Vieux Marché, qui a toujours aussi été une terre d’accueil pour les rockers de tous poils. Les 2 différences avec la Carreau, c’est que Le Vieux Mar’ est également un bar de motards et que ça se situe à l’autre bout du Centre ville d’Orléans. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup. Ca veut surtout dire que c’est plus loin de chez moi et que je dois traverser la ville. Et traverser Orléans en vélo (oui, la fête de la musique, c’est le seul concert où je peux aller en vélo, alors, j’en profite) un 21 juin au soir, ça oblige à quelques détours. Hola, je vous entend déjà maugréer : « Ca y est, il est encore en train d’essayer de justifier son retard ! » Et bien non, car malgré ça, j’ai réussi à arriver non seulement à l’heure, mais en plus avant Yann !
Mais revenons à l’essentiel, c’est-à-dire la musique et sa fête. J’ai eu le temps de voir un bout d’un bon groupe de rock n’ roll avec Gui des RNCS à la basse. Je ne me souviens plus de leur nom, mais c’est vraiment bien et c’est quand même ça le plus important. Ensuite pour échapper au duo hispanico-acoustique guitare mandoline, sympathique au demeurant mais à petite dose et si possible pas à 23 H juste entre un groupe de rock n’ roll et nous, on est allé jeter un œil avec Lolux
aux RNCS qui se la donnait juste à côté, de l’autre côté du car de CRS. Ils jouaient lentement et parlaient politique. Je me demande même si c’étaient vraiment les RNCS ?
A notre retour, les trad-folkeux terminaient, au grand dam des nombreux danseurs. Le temps d’installer rapidement le matos et badaboum, on envoie la purée car il est déjà minuit et la fatigue se fait sentir chez tout le monde. On a commencé de façon habituelle : guitares en l’air, enchaînements efficaces et calage de son, et puis, comme d’habitude dans cette environnement si particulier et si sympathique de la fête de la musique à Orléans, ça a dégénéré en racontage de blague et non-respect de la liste sui te au putsch de Yann qui a décidé démocratiquement seul que c’était lui qui choisissait les morceaux à jouer. C’est étrange, mais je dois avouer qu’il se passe toujours quelque chose de particulier lors de ces concerts du 21 juin. Je pense que c’est peut-être lié au fait qu’on joue devant un public hétéroclite (je ne suis pas sûr de la signification exacte de ce mot, mais je pense qu’il a sa place dans cette phrase) composé de bons
potes, de vieux rockers locaux, de connaissances personnelles de chaque membres du groupe (famille, collègues de travail, amis, instit’ des enfants) et d’inconnus. Mais tous partagent avec nous ce même moment de bonne humeur, de bruit, de sueur et de déconnade, et je vous assure que de notre place, on peut voir dans les regards de tous qu’il se passe quelque chose. Et qu’est-ce que c’est bon !
A part ça, Charles a passé tout le concert grimper sur un bout de la scène de la batterie à boire des bières, Lolux a bien assuré, Yann est sourd après avoir fait tout le concert devant mon ampli et les enceintes de la sono, Gob a braillé comme un Yann … heu, comme un sourd et même que des fois, ça ne servait à rien parce qu’on ne l’entendait pas, et moi, j’ai plutôt mal joué de la guitare (à tel point que j’ai cassé une corde) mais je me suis bien amusé et j’ai vraiment passé un bon moment, mais je pense que vous l’aviez déjà compris.
Ensuite, j’ai réussi, bien involontairement, à éviter le rangement du matos en écoutant quelques mythes locaux toujours verts raconter plein de bonnes choses sur nous et je suis rentré chez moi en vélo à 2 H du mat’ en zigzagant entre les groupes de mecs bourrés et hurlants, les groupes de CRS et les groupes de policiers municipaux. Je ne sais pas qui a gagné la partie, mais je pense que comme la semaine dernière, ce sont le bleus !
Merci à Moon de nous avoir permis de vivre ça une fois de plus.

Et bien, pour un premier concert de l’ère Sarkozy, c’était pas si mal. Bon, je vais vous la faire court, car c’était il y a plus d’une semaine (et oui, comme disait ma grand-mère, il y a du mou dans l’update) et j’ai toujours eu une mémoire d’escargot. A propos d’escargot, je dois avouer qu’on a un peu flippé vers 16 heures, quand un orage façon Apocalypse selon Saint Grêlon sur ta gueule a ravagé notre belle campagne UMPiste, surtout qu’on avait rencard à 17 heures pour la balance. Mais heureusement, à l’heure dite, le calme était revenu. Mais je vous entends déjà ricaner : « Ha ça, les punks de province, l’eau, quand elle est pas dans le Pastis, ça leur fait peur ! » et je vous arrête tout de suite et je précise : le concert était en extérieur. « Ha d’accord, on s’excuse »; Bon ça va pour cette fois, mais que je ne vous y reprenne plus et revenons à nos escargots. Le calme est donc revenu, on a pu balancer et ensuite discuter avec les potes et les potesses qui sont arrivé(e)s au fur et à mesure. Cette météo néo-fasciste n’a pas empêchée le public de venir fêter dignement l’ouverture de cette 13ème édition du festival de Cannes … et de Défi, pardon et c’est une fois de plus en levée de rideau (pour ne pas dire en vedette américaine) que nous avons sévi, c’est à dire aux alentours de 19 H 30, heure délicieusement apéritive où l’eau vient troubler le Pastis (que vous évoquiez tout à l’heures, tas de mécréants) et nos guitares
troubler le silence rurbain (celui-là, pour une fois, ce n’est pas moi qui l’ai inventé) !

Ca sonne faux ? Vous n’y croyez pas ? Ben vous avez raison. La vérité, c’est qu’après le 21 avril, il y a eu le 22 avril, c’est-à-dire, pour les adeptes d’Alzheimer, le 1er tour des Présidentielles. Et qu’à 20 heures, le quarté donnait dans l’ordre (si j’osais, je dirais même dans l’ordre juste, mais je n’ai pas le cœur à la gaudriole), la droite dure, la gauche molle, le centre mou et les nazis. Autant vous dire qu’après ça, je n’avais pas la tête à compte-renduer cette pourtant fort sympathique soirée berrichonne. Le temps de digérer ces résultats, d’admettre définitivement qu’on vit vraiment dans un pays de cons et de me faire à l’idée qu’à 35 ans révolus, j’allais devoir voter soic … sicia … socio … socialiste (putain, j’ai même du mal à l’écrire) pour la première fois et hop, nous revoilà à nouveau sur les planches berruyères. Ajouter à ça mon ADSL qui déconne, mon ordi chez le docteur et une semaine de vacances et vous aurez plus ou moins les véritables raisons de regroupement de compte-rendu.
petits (ha, non pardon … pas les petits) ,les fachos, les centristes, la Turquie et plus généralement tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, tout cela va disparaître et on pourra enfin vivre heureux dans un pays beau, propre et lisse comme un présentateur de TF1.











